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Au Qatar pour amasser des souvenirs

Un Montréalais en est à sa troisième Coupe du monde

Coupe du monde soccer
Photo Dave Lévesque David Dicso et Marc-Olivier Lafontaine-Côté, deux Québécois qui sont venus vivre la Coupe du monde.

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DOHA, Qatar | Il y a une multitude de raisons pour venir ou ne pas venir à la Coupe du monde cette année. Pour le Montréalais David Dicso, c’était d’y être pour amasser des souvenirs.

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« J’ai un enfant de deux ans et je voudrais pouvoir lui montrer ce que j’ai vécu et lui redonner ça. Peut-être qu’il aura envie de le vivre », dit-il en ajoutant que son fils sera plus en âge de comprendre en 2026 quand le tournoi sera présenté conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

On rencontre David en compagnie de son ami Marc-Olivier Lafontaine-Côté qui vit présentement à l’étranger. La rencontre a lieu au pied du palais royal sur la Corniche, une route panoramique qui longe la baie de Doha.

« Pour moi c’est un coup de tête et je suis à Londres, alors c’est assez accessible et j’ai joué au foot assez longtemps. Le fait que le Canada se soit qualifié pour la première fois en 36 ans est l’élément motivateur numéro un. »

Séquence 

Il faut dire que David Dicso n’en est pas à sa première Coupe du monde. Il a également assisté aux tournois de 2014, au Brésil, et de 2018, en Russie.

« Je voulais continuer la séquence, sachant que la prochaine Coupe du monde est au Canada. »

Arrivé la veille à Doha, il admet qu’il ne serait peut-être jamais venu dans ce coin du monde autrement.

« Ce n’est pas une destination à laquelle j’aurais pensé, comme la Russie d’ailleurs. Je ne pense pas que je serais venu au Qatar s’il n’y avait pas eu de Coupe du monde. »

Pour lui, l’expérience humaine et au cœur du déplacement. On le voit d’ailleurs saluer des partisans camerounais rencontrés plus tôt dans la journée et des Allemands qui s’arrêtent devant lui en voyant son maillot de l’Allemagne.

« Le fait de rencontrer des fans de partout et de visiter une culture, c’est un motif suffisant pour vivre une Coupe du monde. »

Documentaire

David Dicso sera au Qatar pour les trois dernières semaines de la Coupe du monde et il est arrivé ici avec une idée en tête.

« Je fais de la vidéo dans la vie, alors je veux faire mon propre petit documentaire sur l’ambiance, et c’est une des raisons pour lesquelles Marc-André est avec moi.

« Je voulais suivre un fan canadien et vivre un peu ce qu’il vit ici. Je veux aussi montrer aux gens ce qui rend dada du foot. J’adore le soccer et j’en mange. »

Bref, son intention est de proposer une immersion dans une Coupe du monde et de permettre aux gens de la voir à travers ses yeux.

« Je veux faire comprendre aux gens ce que j’ai vécu en 2014 et 2022. »

Quant à la manière dont il va proposer son matériel, il avoue qu’il est en réflexion.

« Je ne sais pas encore comment je vais faire ce documentaire, je n’ai de contrat avec personne. Je ne sais pas si ça sera un documentaire ou encore des vignettes. »

On pourrait penser que venir passer trois semaines au Qatar serait hors de prix, mais il s’avère que c’est plutôt le contraire selon David qui a vu pire ailleurs.

Surpris du prix

« Je fais ça pour moi, j’ai payé toutes mes dépenses de ma poche. J’ai été surpris du prix, je pense que le Brésil m’a coûté plus cher pour une semaine. »

Les frais reliés au transport et à l’alimentation sont également très décents selon lui.

« Le prix des vols était correct, les marchés d’alimentation sont très raisonnables et Uber n’est pas cher. Un chauffeur nous a dit qu’il n’y a pas beaucoup de monde et que les transports en commun sont gratuits, ce qui fait que les tarifs sont bas. Les chauffeurs capotent. »

Au cours de son séjour, il entend aller voir huit matchs. Il n’avait toutefois pas pu mettre la main sur des billets pour la rencontre d’hier entre le Canada et la Croatie. 

Pas la grosse ambiance

Les activités pour les partisans sont peu fréquentées

Les activités réservées aux partisans sont très peu courues le jour, signe qu’il n’y a peut-être pas autant de partisans que prévu.
Photo Dave Lévesque
Les activités réservées aux partisans sont très peu courues le jour, signe qu’il n’y a peut-être pas autant de partisans que prévu.

DOHA, Qatar | Pour la première fois depuis notre arrivée, on a eu l’occasion hier d’aller faire un tour dans les diverses activités qui s’adressent aux partisans, et on a pu constater que ceux-ci sont peu nombreux.

On s’est rendus à la Corniche, une voie panoramique qui longe la baie de Doha et qui est fermée à la circulation automobile pendant le temps de la Coupe du monde.

On y trouve diverses activités comme un mini-golf et des kiosques de souvenirs ou de nourriture. On constate cependant que ceux-ci sont presque déserts, on peut presque compter tous les gens qu’on croise.

On se dit que c’est parce que c’est le début de l’après-midi et qu’il fait particulièrement chaud.

On nous dit que c’est beaucoup plus animé le soir, ce qu’on n’a pas encore eu l’occasion de vérifier.

Pas autant de monde

Si on est là, c’est parce qu’on a rendez-vous avec David Dicso et Marc-Olivier Lafontaine-Côté, deux Québécois qui sont venus vivre la Coupe du monde.

Le premier n’en est pas à son premier barbecue puisqu’il est aussi allé au Brésil, en 2014, et en Russie, il y a quatre ans. Son constat est sans appel.

« C’est beau, mais il n’y a pas autant de monde. Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas parfait puisqu’ils ont eu 12 ans. »

Et pourtant, la première impression a été bonne quand ils sont sortis de l’avion, assure Marc-Olivier.

« C’est axé sur le paraître. Tu arrives à l’aéroport et c’est wow ! on se dit qu’on s’en va vivre une expérience, mais tu arrives au village des fans et c’est calme de chez calme. C’est un camp. »

Nations de soccer ?

David Dicso ne passe pas par quatre chemins, il remet en question l’amour des Qataris pour le sport.

« En fait, tu te demandes à quel point le Qatar est une nation de football, parce qu’il n’y a nulle part où aller voir les matchs [si on ne va pas au stade]. »

Pourtant, les ingrédients y sont pour que ça fonctionne.

« Ici, il y a des fans de partout, c’est le fun, et sur papier, c’est vendable parce qu’on dit que les gens seront dans des communautés de pays.

« Et on va vivre le contraire avec le Canada, les États-Unis et le Mexique avec de longues distances et le décalage horaire. »

Et pourtant, on le répète, le potentiel est là pour que tout soit parfait sur papier.

« Ici, tout est parfait, l’autobus est gratuit, le métro est gratuit, on donne des cartes sim aux étrangers, mais l’ambiance est vraiment bizarre. »

David Dicso ne s’en cache pas, il a vécu des expériences très différentes lors de ses voyages au Brésil et en Russie.

« J’ai vécu pire au Brésil. C’était ma première Coupe du monde, mais je connaissais le Brésil pour y être allé souvent auparavant. »

Tout était cependant plus compliqué, il fallait faire preuve d’autonomie alors qu’au Qatar, les partisans étrangers sont relativement pris en charge.

« Au Brésil, ils avaient monté les prix dans les hôtels, tu devais t’arranger avec tes troubles pour réserver, il n’y avait pas de villages comme ici. C’était cher et c’était trash. »

Et il y a tout l’aspect sécurité. À Doha, on peut marcher partout à toute heure du jour ou de la nuit en toute quiétude.

« Au Brésil, la criminalité est élevée, la prostitution est intense et il y avait même une affiche à mon hôtel qui disait que la prostitution n’était pas illégale. »

Plus d’ambiance

La vie était donc moins agréable au jour le jour, mais l’ambiance de foot était nettement supérieure.

« En Russie, j’étais à Samara et les gens étaient heureux de nous accueillir, ils étaient fiers. Je suis allé là avec une image négative de la Russie, j’étais avec un ami haïtien et les gens faisaient la file pour se faire prendre en photo avec lui. »

Et il garde un souvenir impérissable de la finale entre l’Argentine et l’Allemagne au Brésil.

« J’ai vu la finale à Rio et il y avait 100 000 personnes sur la plage à Copacabana. Les Argentins avaient leurs tentes et campaient un peu partout. »

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