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À Québec, les partis d’opposition sont condamnés à innover s’ils veulent exister

Réduit à trois élus, le Parti Québécois l’a déjà bien compris.
Photo Agence QMI, Marcel Tremblay Réduit à trois élus, le Parti Québécois l’a déjà bien compris.

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Une fois livré le discours d’ouverture du premier ministre François Legault, qui sait vraiment de quoi seront faites les quatre prochaines années de son second mandat?

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La seule certitude est qu’elles s’annoncent exigeantes pour les partis d’opposition. À 90 sièges sur 125, la majorité de la CAQ est en effet massive. Victimes aussi d’un mode de scrutin qui, en situation de multipartisme, les relègue au rôle ingrat de figurants, les voilà néanmoins condamnés à innover. 

S’ils veulent exister, ils n’auront d’autre choix que de se montrer à la fois pugnaces et constructifs. Question d’occuper mieux l’espace politique et médiatique.

Bref, comme disent les Anglais, quand on vous sert des citrons, aussi bien en faire de la limonade. 

Réduit à trois élus, le Parti Québécois l’a déjà bien compris. Sa détermination à attirer les projecteurs vers lui dans le dossier du «serment au roi» en est la première démonstration. 

Gros-Jean comme devant

Pour défendre ses dossiers jusqu’à l’extérieur de l’Assemblée nationale, son chef, Paul St-Pierre Plamondon, déléguera aussi des porte-parole non élus sur diverses tribunes. L’idée, avouons-le, est imaginative.

Malgré leur statut d’opposition officielle, même les libéraux, parce qu’ils sont minés par des conflits internes et sont gravement déconnectés de l’électorat francophone, devront dépoussiérer leurs messages. 

Ambitionnant de ravir un jour aux libéraux le titre d’opposition officielle, Québec solidaire se voit également obligé de «recentrer» son discours sur l’inflation et la santé.

Malgré qu’il ait récolté 13 % des voix, le plus mal pris est toutefois le Parti conservateur du Québec. Sans le moindre siège, son chef, Éric Duhaime, se retrouve Gros-Jean comme devant. 

Exclu de l’enceinte parlementaire, s’il veut tenir le coup pour quatre ans, il devra se montrer le plus créatif du lot. 

Car s’il échoue, sa base pourrait le déserter aussi vite qu’elle était apparue en majeure partie pour signifier sa grande colère contre les mesures sanitaires...

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