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Audrey McManiman veut en profiter avant une pause forcée

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La conclusion de la saison 2022-2023 en sera une bien particulière pour la planchiste Audrey McManiman. Deux événements importants sont à son calendrier en février, mais c’est une intervention chirurgicale qui marquera la fin de sa saison. 

La Québécoise s’est fixée comme objectif principal de profiter au maximum de cette saison et d’éprouver du plaisir à pratiquer son sport. C’est encore plus vrai étant donné que McManiman devra se faire opérer à un genou à la fin de la campagne, ce qui compromettra vraisemblablement sa saison en 2023-2024.

«Ça fait un an qu’on connait la réelle condition de mon genou. Je sais depuis longtemps qu’il n’est pas en si bon état. J’ai été capable de repousser l’opération d’un an pour participer aux gros événements de la saison à venir, mais je ne pouvais pas attendre plus longtemps», a indiqué McManiman en entrevue avec Sportcom.

«Je vais être en mesure de compléter ma saison 2022-2023 sans problème. Je gère mon volume d’entraînement en conséquence. Durant la saison morte, je me suis toujours entraînée de manière à gagner en force musculaire.»

Joindre l’utile à l’agréable 

Question de tirer profit au maximum de cette intervention chirurgicale, l’étudiante en kinésiologie à l’Université Laval aimerait bien avoir la chance de traiter de son opération lors d’un projet scolaire.

«Avec une pause forcée du sport, je vais avoir plus de temps pour me concentrer sur l’école. Ce sera un gros blitz et je pense même en profiter pour faire un petit projet sur ma propre opération, question de joindre l’utile à l’agréable. Ce n’est pas encore chose faite, mais ce serait intéressant de travailler sur ma propre histoire», a souligné McManiman.

Même si elle se retrouvera loin du circuit des Coupes du monde pour une saison complète, Audrey McManiman avoue qu’elle ne sera probablement pas capable de passer autant de temps loin de la neige. L’athlète de Saint-Ambroise-de-Kildare voudra effectuer un retour en force à l’automne 2024 afin d’amorcer le processus de qualifications pour les Jeux olympiques de 2026.

«C’est certain que ce ne sera pas facile de faire une croix sur une saison complète, mais les défis ne cesseront pas à mon retour et la motivation ne sera pas difficile à trouver. Je vais revenir à la troisième année du cycle olympique et cela a évidemment été pris en compte dans ma décision. Je serai complètement remise pour les Olympiques», a-t-elle ajouté. 

Une saison importante avant l’opération 

Même si sa future opération prend beaucoup de place dans ses pensées, Audrey McManiman veut avant toute chose se concentrer sur la saison à venir qui débutera les 2 et 3 décembre prochains aux 2 Alpes, en France.

Forte d’une fin de saison 2021-2022 impressionnante où elle est montée sur un premier podium de Coupe du monde, la planchiste de 27 ans souhaite poursuivre sa lancée.

«Ma vitesse était encore ce qui faisait défaut l’an dernier et on a travaillé là-dessus cet été. J’ai misé sur la puissance et la vitesse. Ça fait tellement longtemps que je fais du snowboard cross, je sais que j’ai la masse musculaire qu’il faut pour pratiquer ce sport-là. Il fallait seulement travailler sur ma vitesse et je pense que ce sera positif», a-t-elle ajouté.

«J’ai fait un podium l’an dernier et j’ai terminé cinquième au classement général (de la Coupe du monde). Je veux prouver cette année que je ne suis pas un feu de paille et que je fais réellement partie de l’élite. Il y a de gros événements qui s’en viennent et je veux performer là-bas.»

Parmi les gros événements auxquels McManiman fait référence, il y a évidemment la présentation d’une Coupe du monde au Mont-Sainte-Anne, en février, qui est une grande source de motivation pour elle. Elle souhaitera en mettre plein la vue aux spectateurs québécois.

«Ça fait deux ans que l’événement est annulé et je n’en peux plus d’attendre. Ma famille sera là et ce sera tellement spécial de prendre part à une Coupe du monde au Québec. On est habitués (les athlètes canadiens) de parcourir l’Europe pour les compétitions, mais ça fait toujours du bien de compétitionner à la maison», s’est-elle réjouie.

Elle espère aussi que cette compétition au Mont-Sainte-Anne pourra inciter plus de jeunes athlètes à pratiquer le snowboard cross dans les prochaines années.

«Je pense qu’après la pandémie, la motivation sera assurément au rendez-vous avec une Coupe du monde au Québec. Le pays hôte peut souvent [qualifier] plus d’athlètes, ce qui permettra peut-être à des planchistes québécois de participer à leur première Coupe du monde. Il y aura plein de jeunes qui seront aux abords du parcours et qui, je l’espère, s’intéresseront plus au sport grâce à ça.»

Un peu plus tard en février, McManiman s’envolera pour Bakuriani, en Géorgie, où elle participera à ses premiers Championnats du monde en snowboard cross. Rappelons que la Québécoise avait participé à ses premiers mondiaux en 2015, alors qu’elle évoluait en slopestyle (descente acrobatique).

«Je voulais tellement participer aux Championnats du monde cette année ! C’est la raison principale pour laquelle j’ai repoussé ma chirurgie au genou d’un an. Je sais que je suis capable de bien faire et ce sera le moment idéal de le prouver au monde entier », a-t-elle conclu.

Plusieurs autres Québécois seront en action aux côtés de McManiman le 2 décembre aux 2 Alpes. En plus du double médaillé olympique Eliot Grondin, Lily Bellaar Spruyt, Tristan Bell, James Savard Ferguson et William Scott participeront tous à la première Coupe du monde de leur carrière cette fin de semaine.

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