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Déclin du français: l’appel à un «réveil national» n’est qu’un slogan, clament les partis d'opposition

Déclin du français: l’appel à un «réveil national» n’est qu’un slogan, clament les partis d'opposition
Photo d'archives

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L’appel du gouvernement Legault à un «réveil national» pour arrêter le déclin du français est un «slogan populiste», selon les partis d'opposition, qui demandent à la CAQ de plutôt poser des gestes concrets pour régler le problème.  

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«C’est un slogan populiste, a lâché le député solidaire Vincent Marissal lors d’un point de presse au parlement, mercredi matin. Monsieur Legault fait souvent ça, lancer des idées assez populistes qui manquent de détails.»  

Mardi, le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, a promis que son gouvernement posera des «gestes forts» pour tenter de mettre fin au déclin du français. Il a toutefois souligné que les lois et les règlements ont leur limite et que les citoyens auront leur rôle à jouer dans ce combat.   

  • Écoutez l'entrevue avec Jean-François Roberge à l’émission de Philippe-Vincent Foisy diffusée chaque jour via QUB radio : 

Responsabilités  

Selon le Parti Québécois, le fait de lancer un appel à un réveil national est une façon pour le gouvernement de se décharger de ses responsabilités.   

«Le gouvernement a la responsabilité non pas de faire des déclarations, mais de faire des politiques publiques qui règlent un problème. C'est vrai pour la crise du logement, c'est vrai pour le système de santé, pour l'éducation. C'est vrai pour le français», a lancé le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon en conférence de presse.  

Tous les partis d’opposition s’entendent d’ailleurs pour dire que le gouvernement de la CAQ n’en a pas fait assez pour améliorer le sort du français.   

«Au lieu de poser des gestes forts, le cégep en français, en matière de seuils d'immigration, il a imposé un certain nombre de mesures très contraignantes qui n'ont aucun impact», a déploré Pascal Bérubé en critiquant au passage la loi 96 pour son inefficacité.   

Les libéraux estiment pour leur part que le gouvernement n’en fait «nettement pas assez» en matière de francisation. 

Déclin du français: l’appel à un «réveil national» n’est qu’un slogan, clament les partis d'opposition
Photo Stevens LeBlanc

«Vous êtes nouvel arrivant, immigrant ici dans notre région de la Capitale-Nationale, vous voulez avoir accès à un cours de français, vous devez attendre trois mois pour avoir un premier cours de français. C’est trop long, le gouvernement doit en faire plus», a illustré le chef intérimaire du Parti libéral, Marc Tanguay.   

Immigration  

Le premier ministre Legault affirmait mardi qu’il n’est pas question d’imposer la loi 101 au cégep dans un avenir rapproché, mais qu’il vise une immigration francophone à 100% d’ici 2026.   

«Est-ce que deux ou trois années de cégep ça changerait la situation? Je pense que l’urgence, c’est vraiment de voir qu’est-ce qu’on fait avec l’immigration», a-t-il insisté mardi.  

Du côté de Québec solidaire, on rappelle que par-delà les cibles en immigration, le Québec a des responsabilités envers les nouveaux arrivants. Il faut «nous assurer qu’ils soient bien reçus, qu’ils aient des soins de santé, puis qu’ils parlent français, puis qu’ils aient des conditions de travail décentes», a dit Vincent Marissal.    

«C’est du vrai monde, là», a-t-il ajouté.   

Quant aux libéraux, ils soulignent qu’il ne faudrait «pas se priver de talents», en raison de la pénurie de main-d’œuvre qui fait rage au Québec.   

«Si des gens qui ne parlent pas français sont prêts à venir participer à l’essor économique du Québec [et] sont prêts à apprendre le français, est-ce qu’on va les refuser? Ben non. Il faut juste qu’ils n’attendent pas trois mois s’ils viennent dans la Capitale-Nationale pour apprendre le français», a dit Marc Tanguay.  

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