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Des patrouilleurs bénévoles essentiels

1130 Cabana
Photo fournie par Jocelyn Desfossés Très souvent, les patrouilleurs installent des postes de contrôle dans les sentiers où ils peuvent intercepter les motoneigistes pour faire les vérifications d’usage.

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Chaque hiver, une armée de patrouilleurs bénévoles sillonne les sentiers de motoneige partout au Québec. Leur but est d’assurer la pratique sécuritaire de l’activité et de neutraliser les contrevenants qui agissent sans réfléchir.

« Présentement, nous pouvons compter sur 1200 patrouilleurs bénévoles qui patrouillent nos sentiers, explique Jocelyn Desfossés, superviseur logistique et sécurité de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. Dans ce nombre, nous avons un mélange de deux types de patrouilleurs, à savoir ceux qui relèvent des clubs et 110 qui, eux, relèvent directement de la Fédération. »

Pour devenir patrouilleur, la personne intéressée a des étapes bien précises à franchir.

« Ce n’est pas très compliqué, mais il y a tout de même une procédure. La personne intéressée doit se manifester à son club. Une fois qu’il obtient l’assentiment du club, on lui demande de nous signifier ses intentions via notre plateforme d’inscription. Il remplit une demande et nous fait parvenir une photo de style passeport ainsi qu’un formulaire de vérification des antécédents criminels. À partir de ce moment-là, nous vérifions le tout. Une fois que la personne est acceptée, elle doit participer à nos ateliers de formation. Nous sommes présentement dans nos ateliers dans toutes les régions du Québec. »

DES FORMATIONS À REFAIRE

Une fois suivie, la formation n’est pas à vie. Le patrouilleur doit retourner à des ateliers.

« Les formations sont renouvelables aux quatre ans, précise l’expert. Cela signifie que parmi les nouveaux pour la saison 2022-2023, il peut se trouver des anciens. Ces derniers doivent repasser par tout le processus pour obtenir leur certification. »

Les patrouilleurs bénévoles des clubs ont un rôle à jouer et des pouvoirs précis à exercer.

« Les patrouilleurs de clubs ont un peu moins de pouvoirs que les patrouilleurs provinciaux. Ils doivent rester dans les limites de leur club pour faire de la patrouille. Ils ne peuvent porter leur dossard que lorsqu’ils sont en fonction. Il est de couleur orange. »

De plus, ceux-ci ont droit, selon la loi, au même respect qu’un patrouilleur provincial lorsqu’ils interceptent un motoneigiste. 

« Cela signifie qu’ils ont le droit d’exiger le permis de conduire et les papiers d’enregistrement de la motoneige, ajoute M. Desfossés. Ils peuvent aussi vendre en sentier un droit d’accès à la personne qui circule sans le détenir. On parle ici d’un montant de 800 $. »

Ceux de la Fédération peuvent aller plus loin, où les patrouilleurs provinciaux ont le pouvoir de donner des constats d’infraction. 

« Par exemple, des échappements modifiés ou encore s’il y a une anomalie sur la motoneige ou pas de droit d’accès, sont des situations où il peut agir. Ils doivent demander l’aide de la police pour certaines interventions comme le fait de remorquer une motoneige qui possède un échappement qui n’est pas conforme. Ils vont alors escorter le motoneigiste fautif jusqu’à la route et attendre que la motoneige soit sur la remorque et que quelqu’un vienne chercher le motoneigiste. »

ILS SE DÉPLACENT PARTOUT

Leur nom le dit, ils sont des patrouilleurs provinciaux, ce qui signifie qu’ils peuvent circuler à la grandeur du Québec.

« Par exemple, un patrouilleur provincial de la région de Québec pourra aller donner un coup de main à ses confrères du Saguenay–Lac-Saint-Jean, s’ils le demandent. Ils relèvent directement de la Fédération. »

Pour ce qui est de la formation, elle est exactement la même que pour les patrouilleurs de clubs.

« Il n’y a pas de différence entre ce qui est présenté aux deux groupes. Il sera question des articles de loi, de la signalisation, des méthodes d’interception, quoi faire dans le cas où un motoneigiste est plus agressif ou qu’il ne comprend pas. Pour devenir un patrouilleur provincial, un patrouilleur de club doit avoir fait deux saisons pour son club, avant de postuler. »

Dans la nouvelle version de la loi 71, un patrouilleur provincial peut quitter le sentier pour aller courir après un motoneigiste qui fait du vagabondage, afin de l’intercepter. 

VAGABONDAGE, SKI-DOO S’IMPLIQUE

BRP s’engage à promouvoir la conduite responsable et à accroître ses efforts pour sensibiliser tous les adeptes de la communauté des sports motorisés, à conduire de manière responsable. Les adeptes sont invités à repenser leur façon d’aborder la sécurité, l’environnement et l’étiquette de conduite.

Dans le cadre de son programme « Je m’engage », Ski-Doo fait appel à l’ensemble de la communauté des motoneigistes pour fournir un effort collectif afin de préserver l’accès aux sentiers sur les terrains privés et publics, et les terrains de jeux d’hiver de l’arrière-pays. L’intrusion et la pratique non autorisée du hors-piste menacent le droit d’accès des motoneigistes. Ski-Doo encourage tous les motoneigistes à être responsables et à s’engager afin d’assurer la continuité du sport pour les générations actuelles et futures.

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