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L’Australie bondit en huitième de finale

L’Australie bondit en huitième de finale
AFP

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Sous-estimée par la plupart des observateurs pour sortir du groupe D, l’Australie a réalisé un tour de force en venant à bout du Danemark 1 à 0 pour assurer sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde au Qatar, mercredi, à Al-Wakrah. 

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Peu de gens attendaient ces surprenants «Socceroos». L’Australie n’avait atteint la phase éliminatoire qu’une seule fois, en 2006. Sa qualification a été plus convaincante qu’en Allemagne, avec deux victoires et six points, ce qui la place tout juste derrière la France.

Les Danois ont tout tenté, dominant au niveau de la possession avec 69 % des ballons, mais seules trois de leurs 13 frappes ont atteint le filet défendu par Mathew Ryan.

C’est sur une contre-attaque que les Australiens ont ouvert la marque. Riley McGree a trouvé l’attaquant Mathew Leckie grâce à une passe en profondeur. Le joueur de Melbourne a parcouru une trentaine de mètres ballon au pied avant de passer une tasse de café au défenseur. Son tir dans le coin inférieur gauche de la cage de Kasper Schmeichel s’est tout juste frayé un chemin.

«Je suis tellement fier des gars. Leur effort a été incroyable. Je dois me pincer, a mentionné en point de presse le sélectionneur Graham Arnold. Quatre ans et demi de travail se sont concrétisés aujourd'hui [mercredi]. J'ai regardé dans les yeux de mes joueurs cet après-midi et je savais que tout irait bien.»

«Maintenant, pas de fête, pas d'émotion, pas de réseaux sociaux. Dormez», a-t-il dit à ses hommes, qui se mesureront à la meilleure équipe du groupe C, l'Argentine.

Pas le niveau

Il s’agit évidemment d’une déception pour le Danemark, qui avait atteint la ronde des 16 au Mondial de 2018 et qui avait donné beaucoup de fil à retordre à la France en 2022.

L’entraîneur Kasper Hjulmand n’était pas satisfait du travail de sa troupe, qui n’avait tout simplement pas le niveau requis mercredi, selon lui.

«Nous n'avons pas joué à notre rythme. Je pense que nous avons plutôt bien commencé ce soir et puis, l'équipe est sortie du match. C'était la seule chose à ne pas faire contre l'Australie dans un match comme celui-ci: y aller avec beaucoup d'émotions et de hargne. Il fallait jouer avec nos qualités. Une chose est sûre, c'est que nous n'avons pas joué à notre niveau», a-t-il déploré.

En Russie, les Australiens avaient aussi accroché les Danois pour leur arracher un match nul de 1 à 1. Le pays scandinave n’a obtenu que deux victoires à la Coupe du monde depuis 2010.

L’Argentine bien rassurée

L’Argentine a bien mis sa frousse contre l’Arabie saoudite derrière elle, et avec une victoire de 2 à 0 contre la Pologne, mercredi à Doha, l’«Albiceleste» a terminé au sommet du groupe C.

Malgré sa défaite, la Pologne a elle aussi confirmé sa place au tour éliminatoire grâce à un différentiel de buts supérieur à celui du Mexique. Ces deux pays ont terminé avec quatre points, deux de moins que l’Argentine, et un de plus que les Saoudiens.

«Notre qualification est pleinement méritée, même si je regrette que nous ayons joué de façon si nerveuse aujourd’hui. Nous avons souffert, mais quelque chose de mieux pourrait “naître” de cette souffrance», a reconnu le sélectionneur polonais Czeslaw Michniewicz.

Il n’y a vraiment eu qu’une seule équipe sur le terrain à Doha, et ce fut celle portant le maillot bleu ciel. Le gardien des Aigles blancs Wojciech Szczesny a tout fait devant le filet, bloquant 10 frappes cadrées, dont un tir de pénalité.

Celui-ci est d’ailleurs provenu d’une faute discutable du portier à l’endroit de Lionel Messi. Après révision vidéo, l’officiel a choisi d’octroyer le «penalty» puisque Szczesny a atteint le visage de l’étoile argentine en tentant de dégager un ballon dans sa surface. Le joueur de la Juventus a toutefois bloqué la tentative sur six mètres de celui du Paris Saint-Germain, qui avait aussi raté un tir de pénalité au Mondial de 2018.

Le réveil

L’Argentine ne s’est pas laissée abattre par cet échec à la 39e minute. Au retour du vestiaire, Alexis Mac Allister a trompé le gardien polonais d’une frappe croisée. Une vingtaine de minutes plus tard, Julian Alvarez a fait mouche d’un long tir enroulé dans la lucarne.

«À la fin de la première mi-temps, je leur ai dit que nous allions bien. À droite, les attaques étaient plus fluides et il fallait essayer. Le but nous a été donné à la première minute de la deuxième mi-temps et cela nous a rassurés», a raconté l’entraîneur-chef argentin, Lionel Scaloni, en point de presse.

La Pologne a intérêt à retrouver un peu de mordant puisqu’elle affrontera en huitièmes de finale la France. L’Argentine devra quant à elle faire attention aux surprenants Australiens.

«Ce sont tous des matchs difficiles. L'Arabie saoudite nous a battus et personne ne s'y attendait. Le soccer d'aujourd'hui, c'est match après match. Même en jouant bien, vous pouvez perdre. Quiconque pense que l'Australie sera un match facile se trompe», a assuré Scaloni.

L’Arabie saoudite joue les trouble-fêtes

Le groupe C est sans aucun doute le plus serré de la Coupe du monde de soccer du Qatar, et chaque pays avait l’occasion de se qualifier pour la phase éliminatoire. Mercredi à Lusail, les Mexicains n’en ont pas fait suffisamment pour atteindre le tour éliminatoire, malgré une victoire de 2 à 1 sur l’Arabie saoudite.

En chaude lutte avec la Pologne au classement, le Mexique avait besoin d’une victoire, mais aussi d’un meilleur différentiel de buts que leurs rivaux européens. Seulement départagées à un moment par leur nombre de cartons jaunes, les deux nations ont vu leur phase de groupes se terminer différemment.

Le Mexique devait inscrire trois buts pour s’en sortir. Henry Martin et Luis Chavez ont bien lancé cette course vers le filet saoudien en marquant successivement à la 47e et la 52e minute de jeu. Salem Al-Dawsari a tout gâché dans les arrêts de jeu de la seconde mi-temps en inscrivant l’Arabie saoudite au pointage.

Au bout de 26 tirs, dont 11 cadrés, «El Tri» n’a toutefois pas été en mesure de secouer les cordages de nouveau, ce qui a cruellement mis un terme à son Mondial.

Immense déception

C’est la première fois depuis 1994 que le Mexique n’atteint pas les huitièmes de finale. Le sélectionneur Gerardo «Tata» Martino a pris le blâme après le revers, considéré par plusieurs comme une honte nationale.

«Je suis responsable de cette déception que nous avons aujourd'hui. Nous assumons l’échec de cette Coupe du monde», a avoué Martino en conférence de presse.

«Nous cherchions à obtenir ce troisième but quand nous avons vu le résultat de la Pologne. Nous savions que les cartons jaunes pouvaient nous laisser de côté», a-t-il poursuivi.

L’Arabie saoudite n’a pas été en mesure de surprendre à nouveau, elle dont le grand moment aura été sa victoire au premier match contre l’Argentine. Les Faucons verts étaient rapidement retombés sur terre à leur second duel, étant vaincus 2 à 0 par les Polonais.

Eux aussi pouvaient encore y croire, mais ils n’ont pas été dans le coup face à des Mexicains très insistants. Ils ont accordé leurs deux buts sur des phases de jeu arrêtées, d’abord sur coup de pied de coin, puis sur un coup franc direct.

«C'était difficile de respirer à cause de la forte intensité du Mexique, qui était bien meilleure que nous», a convenu l’entraîneur des Saoudiens, Hervé Renard.

L’Arabie saoudite n’a pas atteint les huitièmes de finale depuis 1994, soit à sa première présence au Mondial.

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