/opinion/columnists
Navigation

Soins de santé dans notre langue: The Québécois living dead

Medical consultation at clinic
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Le dossier de ce Journal consacré à l’anglicisation du système de santé financé par nos impôts va-t-il réveiller quelque chose chez les morts-vivants que nous sommes ?

• À lire aussi: Des Québécois incapables de se faire soigner en français: «C'est choquant!» -François Legault

• À lire aussi: Déclin du français : Roberge appelle à «un réveil national» des Québécois

J’ai lu avec colère, mais sans surprise, le dossier Sorry I don’t speak French de mes collègues au sujet du système de santé qui bafoue notre langue.

Mais je doute que notre nation réagisse. Pour réagir, il faut être vivant. Et notre Québec n’est plus vraiment en vie. 

Notre petit Québec avance lentement, les bras levés comme un somnambule de bande dessinée, en poussant des grognements de zombie.

Vers quoi va-t-il? L’anglicisation.

  • Écoutez la rencontre Gilles Proulx et Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 10 h 45 via QUB radio :

Laisser-faire

Pourquoi l’Office des professions permet-il à des médecins et à des dentistes de s’enrichir et d’angliciser la tribu des morts-vivants?

Parce que la tribu se laisse toujours faire.

Ses protestations, s’il y en a, sont des réflexes post-mortem.

Pourquoi le ministre Jean-François Roberge agirait-il dans ce dossier?

François Legault était calme comme un prince devant Paul Larocque, l’autre jour, qui le questionnait à ce sujet. Il sait que ça va passer.

Son petit Québec mort-vivant va continuer sa marche titubante vers le bilinguisme (juste pour les francophones, bien sûr).

Disparition

Dans les restaurants et dans les centres commerciaux à Montréal, mais aussi de plus en plus à Laval et dans les banlieues, on n’a plus besoin de la langue de la tribu.

Pourquoi serait-ce différent dans les salles d’opération, dans les chambres d’hôpital ou dans ces confortables corridors qui tiennent lieu de chambres quand les chambres manquent? 

De toute façon, le vrai problème, c’est que les patients québécois francophones ne sont pas tous déjà bilingues pour accommoder le personnel d’hôpital unilingue! Mais rassurez-vous : le «p’tit» zombie québécois va bien finir par y arriver!

Ira-t-on chercher une immigration 100 % francophone dans quatre ans, comme le souhaite Legault?

Regardez bien nos zombies québécois exiger de ces immigrants 100 % francophones la maîtrise de l’anglais à tout propos sous peine de ne pas avoir d’emploi !

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.