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Mike Weir conscient des enjeux à venir

Le nouveau capitaine de la formation internationale de la Coupe des Présidents devra s’adapter jusqu’en septembre 2024

Mike Weir conscient des enjeux à venir
Photo AFP

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Il fallait bien que Mike Weir soit installé dans les gradins du Centre Bell, mercredi, à l’annonce de sa nomination à titre de capitaine de la formation internationale pour citer un illustre entraîneur-chef du Canadien Scotty Bowman : « Il faudra savoir s’adapter ».  

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Car les 22 prochains mois vers la Coupe des Présidents ne seront pas de tout repos pour le nouveau capitaine de 52 ans.

Ils pourraient être très cahoteux puisqu’il devra assembler l’alignement des Internationaux en prévision du tournoi biennal disputé au Royal Montréal dans un contexte très particulier.

Alors que le monde du golf est secoué par la guerre faisant rage entre LIV Golf et le traditionnel circuit de la PGA, les effectifs de Weir seront certainement appelés à changer d’ici le premier coup de départ en septembre 2024.

Il aura donc à s’adapter en forgeant l’identité de son équipe. Un travail entamé par ses prédécesseurs Trevor Immelman et Ernie Els.

Il importe de rappeler que les golfeurs professionnels qui désertent vers LIV Golf, entièrement financé par le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF), ne sont plus admissibles à participer à l’événement phare du circuit de la PGA, la Coupe des Présidents.

En septembre dernier, Cam Smith, Louis Oosthuizen et Abraham Ancer, entre autres, n’avaient pas participé au tournoi à Quail Hollow. 

À la recherche de golfeurs motivés

« C’était un gros défi pour Trevor Immelman et les assistants de conjuguer avec la situation cette année, a rappelé Weir, qui agissait comme assistant pour la troisième fois de sa carrière. Nous avions réuni des gars qui voulaient jouer, faire partie de l’équipe et goûter à l’aventure. Ils ont accepté l’énorme défi et se sont battus.

« Maintenant, je ne sais pas ce que les deux prochaines années nous réservent, a-t-il ajouté. Mais je peux assurer que les gars qui seront dans cette équipe à Montréal seront prêts à relever le défi. 

« On n’a qu’à penser au Canadien Mackenzie Hughes. Il était déçu de ne pas être sélectionné à Quail Hollow et dès la semaine suivante, il a gagné le championnat Sanderson Farms pour nous prouver qu’il est déterminé à participer à la prochaine aventure. Il est motivé. On veut rassembler des golfeurs affamés et déterminés. » 

L’identité du capitaine américain sera dévoilée plus tard en 2023. Weir aimerait se frotter à un certain Tiger Woods. On se souvient qu’à l’édition 2007 au Royal Montréal, il avait remporté son duel face au numéro 1 mondial, l’un des faits marquants de sa carrière. 

Ryan Hart, le directeur général de la Coupe des Présidents, et le golfeur canadien Mike Weir, qui sera le capitaine de l’équipe internationale, ont posé ensemble lors d’une conférence de presse, mercredi, au Centre Bell, à Montréal.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Ryan Hart, le directeur général de la Coupe des Présidents, et le golfeur canadien Mike Weir, qui sera le capitaine de l’équipe internationale, ont posé ensemble lors d’une conférence de presse, mercredi, au Centre Bell, à Montréal.

Silence radio sur l’argent saoudien

Samedi dernier, notre Bureau d’enquête a dévoilé que le PIF était devenu un joueur important de l’empire du CH par le biais d’un investissement de 520 M$ dans Live Nation. Cette entreprise américaine détient 49 % des actifs d’evenko, la branche événementielle du Groupe CH.

Le circuit de la PGA ne connaissait pas ces liens avec leur partenaire montréalais en prévision de la Coupe des Présidents. 

Aperçu à la conférence de presse mercredi, le grand patron du Groupe CH, Geoff Molson, n’était pas disponible pour répondre aux questions. L’entreprise a encore décliné notre demande d’entrevue. 

Weir ne plonge pas dans la politique

Dans la guerre qui divise le monde du golf professionnel depuis le printemps dernier, Mike Weir n’a pas souhaité se mouiller quant aux solutions qui mèneraient à une trêve entre le circuit de la PGA et LIV Golf. Et pourtant, un cessez-le-feu pourrait améliorer sa formation en 2024. 

Aux Bahamas mardi matin, Tiger Woods ne pouvait être plus clair quand il a abordé les questions concernant cette guerre.

« Greg Norman doit partir », a prévenu le vainqueur de 82 tournois en carrière lorsque questionné sur d’hypothétiques rapprochements entre la PGA et LIV. 

Questionné par Le Journal à livrer sa vision sur le sujet, le nouveau capitaine de la formation internationale ne s’est pas rangé derrière Woods. 

« Je ne sais trop que dire. Je ne veux pas me placer dans une discussion politique en disant si Greg doit partir ou travailler à un rapprochement, a d’abord répondu le Canadien. 

« Ce serait souhaitable que le monde du golf ne soit plus divisé, car c’est un sport qui devrait rassembler, a-t-il enchaîné. Ce serait bien de trouver un moyen de résoudre le conflit. »

Ouverture ?

Woods n’est pas le seul à souhaiter le départ de Greg Norman, commissaire de LIV entièrement financé par le Fonds saoudien (PIF).

Il a joint sa puissante voix à celle de son collègue et grand défenseur du circuit de la PGA et circuit européen, Rory McIlroy. 

L’agressivité et la rancune de Norman dans l’écosystème du golf sont surlignées. C’est pourquoi il serait impossible pour les deux circuits de négocier une trêve avec le « Requin blanc » australien assis autour de la table. 

« Il pourrait y avoir une opportunité des deux organisations de régler leur litige, a indiqué Woods. Elles doivent trouver une solution au problème. Mais il y a des obstacles avant de pouvoir discuter librement. » 

Woods a fait référence aux litiges devant les tribunaux. LIV Golf a intenté la première poursuite en estimant que le circuit de la PGA viole les lois antitrust américaines. Le circuit américain a répondu en déposant une contre poursuite. 

Woods souhaiterait un meilleur leadership à la tête de LIV Golf qui est « animé d’une grande animosité et d’une volonté de détruire notre circuit. Dans ce contexte, c’est difficile de s’entendre ». 

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