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Accusé de voyeurisme pour avoir filmé ses ébats avec sa conjointe à son insu

Son ex-conjoint pourrait avoir fait plusieurs autres victimes

Luc Paradis
Photo tirée de Facebook Luc Paradis

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L’ex-conjointe d’un homme accusé de voyeurisme pour l’avoir filmée à son insu pendant leurs ébats sexuels affirme avoir retrouvé des vidéos de plusieurs autres femmes qui pourraient aussi être des victimes de son stratagème.

Jamais la plaignante n’aurait pu penser voir son intimité à ce point bafouée par l’homme qu’elle a aimé. Après une relation de quatre ans, la femme de 45 ans a décidé de quitter Luc Paradis, le suspectant notamment d’infidélité.  

Mais c’est en fouillant dans les disques durs de l’homme de 50 ans qu’elle a réalisé toute l’ampleur de la tromperie. Elle affirme avoir découvert une vingtaine de vidéos de son ex en train d’avoir des relations sexuelles avec d’autres femmes, inconnues.  

«Les vidéos ont été numérotés jusqu’à 18. Moi, je suis le numéro 17», illustre-t-elle. La majorité des vidéos sont tournées de la même façon, affirme la plaignante. «Il ouvre son portable. Il le place sur une table devant le lit et va se coucher», explique celle qui préfère ne pas être identifiée tout en souhaitant alerter de potentielles victimes. 

  • Écoutez le segment judiciaire avec Nicole Gibeault diffusé chaque jour en direct 11 h 10 via QUB radio :

Plainte pour voyeurisme

L’ex-conjointe de Luc Paradis a porté plainte à la Sûreté du Québec, ce qui a finalement mené à une accusation de voyeurisme. L’accusé devra donc se présenter au palais de justice à la mi-décembre. 

L’unique plaignante aurait aimé que des accusations soient portées en lien avec toutes les vidéos retrouvées sur les disques durs de Paradis. «Les policiers ne peuvent pas prendre les autres vidéos en considération parce qu’ils ne peuvent pas dire si les autres femmes étaient consentantes», explique-t-elle. 

En mettant la lumière sur le dossier de Luc Paradis, elle espère donc que d’autres présumées victimes, qui croient avoir été filmées par l’accusé lors de relations sexuelles, se présentent à la police. 

Chantage

Surtout que Luc Paradis a tenté de monnayer le retrait de la plainte de voyeurisme. Un juge de la Cour supérieure l’a même condamné à verser une somme de 122 000 $ pour ses «agissements frauduleux».  

C’est que le couple était propriétaire d’un bistro-bar à Saint-Sauveur. Pendant que son ex-conjointe travaillait sans rémunération et sans compter les heures, Luc Paradis avait «un contrôle absolu» sur les finances de l’entreprise, indique le juge. 

En décembre 2020, le bar a définitivement fermé, mais Paradis, qui «décidait unilatéralement des sommes» engagées par le bistro, a utilisé les 40 000 $ provenant du programme de prêt d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) pour l’achat d’une nouvelle maison.  

Tout en faisant état des vidéos et de la tentative de chantage de l’accusé, la Cour supérieure a exigé le versement d’une somme de 122 000 $. L’homme a «agi de façon frauduleuse en retirant des dizaines de milliers de dollars pour son unique bénéfice» provenant du bar et de la vente de la maison, tranche le juge.  

«C’était de la manipulation de A à Z», déplore son ex-conjointe qui espère aussi voir la couleur de son argent.  

Luc Paradis a également été accusé de possession non autorisée d’une arme à feu à la suite d’un événement survenu en octobre 2021.


Luc Paradis a aussi été accusé de possession non-autorisée d’une arme à feu suite à un événement survenu en octobre 2021.

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