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André Boisclair reste encore en prison: sa libération conditionnelle refusée une nouvelle fois

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Après s’être vu refuser une première demande de libération conditionnelle, l’ex-chef du PQ André Boisclair a échoué dans sa tentative de faire infirmer la décision par un comité d’appel.

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«Le désaccord n’est pas en soi un motif de révision», a tranché sèchement le comité de révision devant évaluer la demande d’appel d’André Boisclair. 

À la mi-novembre, l’homme de 56 ans avait fait une première demande de libération conditionnelle au sixième de sa peine, ce qui avait été refusé par la Commission québécoise des libérations conditionnelles.

«Le travail personnel à réaliser demeure important», avait tranché la Commission, notamment parce que le politicien déchu refusait de suivre une thérapie pour délinquants sexuels à l’intérieur des murs. 

L’ancien chef du Parti Québécois purge depuis juillet une peine de deux ans moins un jour dans un établissement provincial pour deux dossiers d’agressions sexuelles qui ont eu lieu en 2014 et 2015 sur des hommes.

L’ex-chef du PQ André Boisclair a écopé de deux ans moins un jour d’incarcération, en juillet dernier.
Photo d’Archives, Martin Alarie
L’ex-chef du PQ André Boisclair a écopé de deux ans moins un jour d’incarcération, en juillet dernier.

Décision éclairée

Pour demander que la décision initiale soit infirmée, l’avocat du détenu a fait valoir que la Commission n’avait pas pris en compte des facteurs favorables à Boisclair. 

Or, le comité de révision de la Commission indique avoir réécouté l’audition du 14 novembre pendant laquelle des points positifs ont été présentés et même inscrits dans le rapport final. 

«Le comité de révision ne voit pas de contradiction dans la décision», est-il écrit dans le jugement d’appel de cinq pages. 

La Commission avait également tous les éléments pertinents «afin de prendre une décision éclairée». L’un des arguments de la Commission pour retarder la libération du détenu relève du fait qu’il a refusé de participer à un programme spécialisé en matière de crimes sexuels. 

Des conséquences

«Votre décision porte ses conséquences», était-il inscrit dans le rapport. 

Pour expliquer son refus de participer à cette thérapie visant à éviter la récidive et la rechute, Boisclair a fait valoir que le programme en question l’obligeait à recommencer ce qu’il appliquait depuis deux ans grâce à son médecin. Un argument qui n’a pas été pris en compte. 

«Le Comité de révision prend acte que vous n’êtes pas en accord avec les conclusions de la décision», conclut-elle en refusant également des sorties préparatoires à la libération conditionnelle. André Boisclair représente donc toujours un risque de récidive qui est inacceptable pour la société.

– Avec la collaboration de Michaël Nguyen

  •  Écoutez le segment Tout savoir en 24 minutes avec Alexandre Moranville-Ouellet sur QUB radio :  

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