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Tramway de Québec: la mise à jour des coûts repoussée au «début 2023»

Tramway axe Roland-Beaudin
Photo courtoisie, Ville de Québec

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La mise à jour des coûts du projet de tramway de Québec, promise d’ici la fin de l’année par le maire Bruno Marchand, a finalement été repoussée au «début de l’année 2023», a-t-on appris vendredi.

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C’est le maire lui-même qui a confirmé ce nouvel échéancier au détour d’un impromptu de presse, en marge de l’étude du budget. « Ça devait être décembre, ça va être 2023 », a-t-il indiqué, évoquant plus tard le « début » de l’année, sans être plus précis. 

Cela signifie que les élus de la Ville de Québec n’auront pas l’information attendue la semaine prochaine lors d’un plénier dédié au tramway et qu’ils seront appelés à voter sur le budget 2023 et le programme d’immobilisations sur dix ans, sans connaître les véritables coûts de ce projet, toujours évalué pour l’instant à un hypothétique 3,965 milliards $. 

Le contexte inflationniste, qui a fait gonfler la facture d’à peu près tous les projets d’infrastructures, n’épargnera «probablement» pas non plus le projet de tramway, avait reconnu le maire, en octobre dernier, en commençant à préparer les esprits à un éventuel dépassement. 

Qui construira les rames?

Même si l’appel d’offres pour le matériel roulant est terminé depuis un bon moment et que la Ville a pu prendre connaissance de la – ou des – soumission(s) le 29 septembre dernier, il faudra également attendre en 2023 avant de connaître l’identité du ou des soumissionnaires, a par ailleurs confirmé M. Marchand, se disant muselé par la loi. 

«Je ne peux rien vous dire. On vous expliquera en temps et lieux pourquoi. Ce n’est pas parce que je ne veux pas vous le dire mais la loi nous impose de ne pas négocier sur la place publique. On ne peut pas donner ces informations-là. Je suis régi par une loi sur les approvisionnements qui m’empêche de dire quoi que ce soit», a-t-il exprimé. 

« Vos questions sont légitimes. Le citoyen a le droit de se poser des questions (mais) on a un processus d’appel d’offres au Québec qui fait en sorte qu’on évite de corrompre un processus. (...) Je connais l’état de situation mais je n’ai pas le droit de divulguer ces informations-là tant qu’on ne sera pas rendus à la fin du processus », a insisté le maire. 

Les oppositions s'interrogent

La confidentialité du processus en cours entraîne inévitablement son lot de questions et de suspicion chez les différents partis d’opposition.  

« C’est sûr que moi aussi, je me pose des questions, a réagi le chef de l’opposition Claude Villeneuve. Là, les gens se posent la question et se demandent s’il y a anguille sous roche et si on nous cache des choses. Je ne pense pas qu’on nous cache des choses. Je comprends qu’il y a un processus qui est très figé légalement, qui suit son cours. Mais à ne pas être capable de donner un échéancier, le maire ne se rend pas service »,  

Alors que la cheffe de Transition Québec, Jackie Smith, a déploré le « manque de transparence » du maire, le chef de Québec 21, Patrick Paquet, est allé encore plus loin. 

« Ça n’a aucun sens. Ça devait être dévoilé avant de commencer l’étude du budget (...) On a l’impression qu’il y a de quoi qui accroche. Pourquoi c’est si long que ça ? Est-ce que ça parle avec le provincial et qu’on essaie de trouver des solutions (parce qu’on) sait qu’on est dans le trouble ? Je ne sais pas. Ça ne sent pas bon », a-t-il opiné. 

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