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Chemin Roxham: le parcours typique du demandeur du statut de réfugié

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Forcés de dormir sur le plancher 

Une fois que leur séjour temporaire à l’hôtel terminé, les demandeurs du statut de réfugiés sont souvent totalement démunis, forcés parfois à dormir à même le plancher, même s’ils touchent de l’aide sociale.

Pour eux, la recherche d’un toit dans la région de Montréal représente tout un défi à cause de la crise du logement. 

« Les seuls logements à prix acceptables qu’ils vont trouver ce seront des logements de mauvaise qualité infestés de punaises de lit, de coquerelles ou de souris », explique Maryse Poisson du Collectif Bienvenue, un organisme montréalais qui fournit des meubles et des vêtements aux familles de réfugiés. 

« Dans leurs appartements, avant qu’on leur vienne en aide, certaines familles dorment par terre sur un drap avec leurs nouveau-nés », ajoute-t-elle. 

Il va sans dire que l’accroissement des passages au chemin Roxham cette année a mis de la pression sur les organismes comme celui de Mme Poisson. 

Sous-financement

Ceux-ci doivent compter sur la charité du public pour recueillir des dons en argent et des articles de première nécessité. 

« On ne voit pas un grand engagement de la part du gouvernement provincial à notre égard. On vit avec un sous-financement chronique », dit Mme Poisson. 

La situation des familles est d’autant plus précaire que leurs membres doivent attendre longtemps avant d’obtenir des permis de travail, ce qui pourrait leur permettrait d’augmenter leurs revenus. 

Détresse humaine

Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d’Haïti, constate, elle aussi, des « situations de détresse humaine » chez les réfugiés. 

« Face à cela, les organismes communautaires ne reçoivent pas de subventions additionnelles, dit-elle. C’est clair qu’on ne laissera pas tomber les gens, alors on le fait à temps supplémentaire. »

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