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Mont-Sainte-Anne: une négligence qui perdure malgré les promesses



Accusé de négligence sur le Mont-Sainte-Anne par plusieurs personnes de la région de Québec, Resorts of the Canadian Rockies (RCR) est en train d’entourlouper le ministre Fitzgibbon, estime l’ex-députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais.

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Bien que la station de ski et les installations qui se trouvent sur la montagne appartiennent à RCR, le terrain, lui, appartient au gouvernement du Québec. Ainsi, c’est au ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, qui a pris en charge de dossier, de régler la situation.

Or, il aurait choisi de renégocier avec l’entreprise plutôt que de mettre son pied à terre, a dit Agnès Maltais sur les ondes de QUB Radio, lundi matin.

«Ça fait deux fois que les gouvernements précédents obtiennent des engagements de RCR comme quoi il va mettre de l’argent dans la montagne, qu’il va la rénover, pis il ne s’est jamais rien fait», a expliqué l’ex-députée péquiste qui se dit surprise de voir M. Fitzgibbon embarquer dans le même scénario.

  • Écoutez Agnès Maltais sur QUB Radio:

Alors que la station de ski du Mont-Sainte-Anne a dû fermer en raison d’un bris mécanique, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer la négligence dont fait preuve RCR en omettant d’entretenir la montagne.

Lieu touristique emblématique dans la région de Québec, le Mont-Sainte-Anne attire du monde de partout au pays et même aux États-Unis grâce à ses installations uniques aux abords du fleuve Saint-Laurent.

«Ça n’a pas de bon sens qu’elle soit dans un état de décrépitude comme ça. Et, elle est dangereuse pour le monde, elle est dangereuse pour les skieurs [...] On est sur le bord de la négligence criminelle, c’est poursuivable ce cas-là», a mentionné
Mme Maltais en rappelant qu’il s’agit du second incident du genre depuis 2020.

L’expropriation réclamée

Devant une telle situation, Agnès Maltais, qui a également été ministre responsable de la Capitale-Nationale, estime que le gouvernement a deux options devant lui.

Premièrement, il doit donner à la Régie du bâtiment tous les moyens d’enquête pour faire la lumière sur la situation, mais il aussi doit procéder à l’expropriation de RCR puisque l’entreprise n’a pas entretenu le terrain de façon raisonnable.

«Il est clair que c’est le gestionnaire de la montagne [...] qui néglige complètement l’état de la montagne, qui ne fait plus d’entretiens préventifs, qui encaisse l’argent des skieurs, mais pendant ce temps-là, il néglige la montagne totalement», a précisé l’ancienne ministre qui a ajouté que des personnes de la région seraient prêtes à prendre en charge la montagne et ses installations advenant le départ de RCR.

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