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Parcours chez les Padres de San Diego: le beau cadeau de Noël de Miguel Cienfuegos

Son parcours est digne d’un conte de fées... ou d’un documentaire

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Photo d’archives

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Miguel Cienfuegos le reconnaît. Un jour, sa progression tardive, mais phénoménale pourrait faire l’objet d’un documentaire. Ses amis lui répètent cela depuis que le Québécois s’est entendu avec l’organisation des Padres de San Diego, la semaine dernière.  

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Ce contrat aurait difficilement pu tomber à un meilleur moment. Cienfuegos jouait pour l’hiver dans la ligue australienne, avec les Giants d’Adélaïde, quand il a reçu l’appel tant attendu. Il a rapidement quitté l’Océanie pour reposer son bras. 

Mais aussi, pour célébrer avec ses proches.

Après des vols retardés à Vancouver, en raison de la météo, l’artilleur était finalement de retour au Québec, jeudi. 

« Le temps des Fêtes, ce sera l’occasion de célébrer cet accomplissement que j’attends depuis 25 ans, se réjouit-il en entrevue au Journal. Ce sera beau d’être avec la famille, de pouvoir souligner ça avec eux. »

Un trait sur sa saison

Dire qu’il y a trois ans, le lanceur gaucher, un peu démotivé, avait choisi de tirer un trait sur la saison de baseball. Mais en vérité, la flamme de « Fuego » brûlait toujours pour son sport. 

C’est pourquoi le Lavallois s’est présenté au camp d’entraînement de l’Équipe Québec de Patrick Scalabrini, en 2021, le club de la Ligue Frontier né de la fusion entre les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières, le temps d’une campagne bouleversée par la COVID-19. 

Sans certitude de faire le club, mais avec comme but de démontrer son savoir-faire. 

Une dizaine d’offres

La suite ressemble à un conte de fées. Ou à une excellente prémisse pour un documentaire, en effet. Efficace au monticule, Cienfuegos a montré une très bonne fiche de 9-6 à sa première saison avec l’équipe.

Puis, il a enchaîné avec des statistiques quasi surhumaines avec les Capitales, l’été dernier : un dossier de 10-2, une moyenne de points mérités de 1,79. 

Ces chiffres ont valu à « Fuego » le titre de lanceur par excellence de la Ligue Frontier et le trophée Claude-Pelletier, qui récompense le meilleur artilleur canadien évoluant dans le baseball indépendant. 

Ils lui ont aussi permis d’obtenir près d’une dizaine d’offres de formations professionnelles d’un peu partout, dont celle des Padres. Ce qui était, raconte-t-il, l’objectif avoué de Scalabrini au début de la dernière campagne. 

Cienfuegos a toujours rêvé d’obtenir sa chance dans le baseball affilié, malgré les années qui passaient. Il y a deux ans, il évoquait son ambition à notre collègue Benoît Rioux, alors qu’il n’en était qu’à ses débuts avec Équipe Québec. 

La persévérance

Le lanceur l’aura maintenant, à la mi-vingtaine. Et malgré toute la confiance qui l’habite, du haut de ses 6 pi 4 po, il peine encore à y croire. « Tout cela chemine tranquillement dans ma tête », lance-t-il.  

« Ce qui explique ma progression des deux dernières années, c’est la persévérance que j’ai montrée à travers les années, pointe le produit des Pirates de Laval, dans la LBJEQ. Mon parcours est complètement différent de celui des autres. »

« Mais j’ai su percer et croire en moi-même », ajoute-t-il, tout en soulignant l’apport de l’organisation des Capitales, dont le gérant Scalabrini et l’entraîneur des lanceurs Robert Carson. 

Un Scalabrini qui a aidé à faire croître encore davantage sa confiance en le désignant comme lanceur numéro 1 de la concession la saison passée, mentionne Cienfuegos.

Le « fit parfait »

Québec aura d’ailleurs toujours « une place à vie dans son cœur ». « C’est Québec qui m’a remis sur mes pieds, sourit-il. J’ai tout à donner à cette ville. » 

Mais pourquoi donc avoir choisi les Padres, parmi la dizaine d’offres qu’il a reçues ? Parce que c’était le « fit parfait », explique le jeune vétéran. 

« Je voulais une formation qui pouvait me donner la chance de percer parmi les lanceurs, poursuit-il. Ils ont fait beaucoup de transactions dans les dernières saisons – et même dans la dernière année – dans lesquelles ils ont laissé partir beaucoup d’espoirs des ligues mineures. 

« Alors ça ouvre la porte à des lanceurs de mon âge, avec mon expérience », précise Cienfuegos. 

Selon les discussions qu’il a eues avec les Padres, le Québécois peut s’attendre à voir de l’action au niveau AA dès le début de la saison. Mais tout dépendra de ses performances au camp d’entraînement, où il sera prêt « à tout péter », assure-t-il en riant.

Un « Fuego Day » chez les Padres ?

Et bien sûr, Cienfuegos rêve que le fameux « Fuego Day », ce concept popularisé par les Capitales lorsqu’il était le partant d’un match, soit un jour à l’affiche au Petco Park, le domicile des Padres. 

Même s’il sait qu’il devra encore bosser dur pour atteindre le rêve ultime de tout joueur de baseball. 

« Ce n’est que le début, affirme-t-il. Si on veut vraiment faire un documentaire un jour, il faut qu’il y ait quelque chose d’excitant. Il faut que je continue à grimper les échelons. »

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