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Football: l’audace et la détermination mènent Nikolas Roy à la NCAA

Football: l’audace et la détermination mènent Nikolas Roy à la NCAA
PHOTO FOURNIE PAR CHELSEA DRABIK

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Un joueur de football québécois de 19 ans qui a osé l’aventure américaine, en s’expatriant en Géorgie pendant deux ans pour se développer, se prépare à récolter le fruit de ses efforts avec les Bulls de Buffalo dans la NCAA. 

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L’audace aura finalement payé pour Nikolas Roy. Recruté comme receveur par l’école secondaire Rabun Gap en Géorgie, après un passage au collège Charles-Lemoyne, il a accepté le défi lorsque ses entraîneurs ont décidé de le transférer en défensive, il y a deux ans. 

Roy a été recruté comme secondeur à l’université, lui qui est également en mesure de s’aligner comme joueur de ligne défensive grâce à son gabarit de 6 pi et 4 po et 225 lb. Celui qui s’inspire de Micah Parsons, joueur étoile des Cowboys de Dallas dans la NFL, n’a jamais regretté sa décision d’évoluer au pays de l’Oncle Sam.

«Si tu ne l’essaies pas, tu ne le sauras pas et c’est ça qui m’a motivé, a indiqué le principal intéressé. Tu dois mettre toutes les chances de ton côté pour aller au prochain niveau. [...] Lorsque je suis arrivé en Géorgie, je me fiais seulement à mes capacités athlétiques. Le côté technique m’a aidé beaucoup. J’ai aussi amélioré ma confiance en mes moyens en commençant de zéro là-bas.»

Roy n’a pas tardé à s’illustrer en défensive au sein de l’école préparatoire. Il a été nommé deux fois sur l’équipe d’étoiles avant de recevoir des offres de sept programmes évoluant en première division aux États-Unis qui étaient prêts à lui payer ses frais de scolarité. Le 21 décembre, il a officiellement signé avec les Bulls de l’université de Buffalo.

«On m’avait conseillé d’aller avec l’université qui avait le meilleur plan pour moi et le plus grand intérêt, a-t-il dit. J’ai visité deux fois et ils m’ont toujours bien accueilli. C’est parfait, c’est proche [du Québec], c’est l’équipe qui me voulait le plus et c’est l’une des équipes les plus talentueuses qui m’a fait une offre.»

Une étape à la fois

Roy a obtenu son diplôme de l’école Rabun Gap. Après un séjour chez ses proches pour le temps des Fêtes, il se dirigera à Buffalo en janvier pour entamer ses études en kinésiologie.

Il compte profiter de la saison morte pour connaître ses coéquipiers et assimiler le plus d’informations pour cheminer rapidement. Même s’il se rapproche de la NFL, Roy se concentre sur le moment présent.

«Je veux travailler avec les coachs pour améliorer ma technique, a-t-il mentionné. Je veux aussi me familiariser avec mes coéquipiers pour apprendre d’eux. Il y a beaucoup de vétérans qui quittent et je vais essayer de faire ma place. Je vais attendre mon tour pour être prêt à dominer sur le terrain.»

«J’y vais étape par étape, a précisé l’étudiant-athlète. Je me concentre sur la NCAA et j’essaie de ne pas voir trop loin. Je garde les yeux sur la tâche. J’ai passé par Drummondville, Charles-Lemoyne et la Géorgie. Je sais comment ça fonctionne et tu ne dois pas trop penser à long terme. Je sais que tu dois y aller étape par étape.»

Un programme en Géorgie a le Québec dans sa mire

L’entraîneur-chef de l’école Rabun Gap en Géorgie, Derek White, a des athlètes du Québec dans le viseur, après une expérience fructueuse avec Nikolas Roy et son coéquipier Mike Lengi, natif de Châteauguay.

Ainsi, White a dit espérer compter sur quatre à six autres Québécois dans son équipe l’an prochain. Il a d’ailleurs visité quelques programmes de la Belle Province, en décembre, pour son recrutement.

«Les jeunes du Québec ont vraiment une bonne éducation, a-t-il noté durant une entrevue téléphonique via l’application WhatsApp. Nous sommes un programme top 30 aux États-Unis et il y a des Québécois qui peuvent nous aider et aspirer à la division 1 par la suite.»

La diversité fait la force du programme, selon White, puisque 19 pays et une vingtaine d’États américains y sont représentés.

«Ça fait de moi un meilleur entraîneur, a-t-il souligné. Il y a certaines différences dans le football canadien et il y a la barrière de la langue. Je dois aussi être un très bon communicateur pour que ça fonctionne.»

Tout pour réussir

White estime que Nikolas Roy a tout pour réussir. Son protégé mesure 6 pi et 4 po et pèse 225 lb, en plus de courir 40 verges en 4,6 secondes. Dans sa carrière, il a rarement vu un joueur de ce gabarit avec une telle polyvalence.

Il se permet de comparer l’apport de Roy sur un terrain à des joueurs comme Von Miller et Terrell Suggs.

«Nic va rire, mais je crois qu’il peut même être une version plus grosse de [Troy] Polamalu», a-t-il affirmé en riant.

«Ce qui m’impressionne le plus est la qualité de sa personne, a ajouté White. Il est serviable et c’est un excellent étudiant. Sur le terrain, il a des atouts qui sont excitants pour un entraîneur. Il est gros, il est rapide et il n’a pas beaucoup d’expérience à cette position. Il est tellement versatile. Il peut accomplir tellement de choses sur le terrain en défensive. Il a un bon instinct. Il a encore beaucoup à apprendre, c’est ce qui le rend si intéressant pour les universités. [...] Son meilleur football est assurément devant lui.»

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