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Fin de l'entente avec Sandro Grande: Legault salue la décision du CF Montréal

Déjà fini pour Sandro Grande avec le CF Montréal

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Sous le feu des critiques de tous les partis politiques, le CF Montréal a mis fin à l'entente avec Sandro Grande, qui avait été embauché la veille comme entraîneur-chef de l'équipe de réserve.  

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«Nous reconnaissons que l’embauche de Sandro Grande a été une erreur et nous regrettons les répercussions causées par cette décision, a déclaré mardi Gabriel Gervais, président et chef de la direction du CF Montréal. Nous tenons à présenter nos plus sincères excuses à toutes les personnes qui ont été blessées ou choquées. De toute évidence, nous avons manqué de sensibilité et avons largement sous-estimé les propos tenus et les gestes qu’il a commis il y a plusieurs années.» 

Annoncée tard hier, l’embauche de Sandro Grande au poste d’entraîneur-chef de l'équipe de réserve ne passait pas à Québec. Le premier ministre, François Legault, a d'ailleurs salué la volte-face du CF Montréal.

Le joueur Sandro Grande lorsqu’il avait empoigné son coéquipier Mauro Biello à la gorge pendant un entraînement de l’Impact, en 2009.
Photo d'archives
Le joueur Sandro Grande lorsqu’il avait empoigné son coéquipier Mauro Biello à la gorge pendant un entraînement de l’Impact, en 2009.

Au lendemain de l’attentat du Métropolis en 2012, Sandro Grande avait publié un message sur Twitter où il affirmait ceci: «La seule erreur que le tireur a commise la nuit dernière, c’est de rater sa cible! Marois! La prochaine fois, mon gars! J’espère!»   

Ce soir-là, l’assaillant a fait un mort et un blessé dans un attentat qui visait la nouvelle première ministre Pauline Marois et les militants du Parti Québécois, venus célébrer leur victoire électorale au Métropolis, à Montréal.  

M. Grande affirme que son compte a été piraté.  

Toutefois, il reconnaît avoir écrit sur son compte Facebook que les souverainistes étaient des «hillbillies» et que les «séparatistes sont si stupides que c'est inimaginable». 

«Gros manque de jugement»

«Je salue la décision du CF Montréal de mettre fin à son entente avec Sandro Grande. Cette histoire doit nous rappeler l’importance de ne jamais banaliser l’attentat du Métropolis survenu en septembre 2012», a déclaré le premier ministre François Legault sur Twitter, peu après l’annonce du CF Montréal.  

Plus tôt en avant-midi, M. Legault avait vivement dénoncé cette nomination: «M. Grande a tenu dans le passé des propos inacceptables et blessants. Sa nomination manque de respect et envoie un mauvais message. C’est un gros manque de jugement de la part du CF Montréal», avait-il affirmé par l'entremise de son porte-parole. 

Bernard Drainville, l'un des ténors du gouvernement caquiste, allait même plus loin dans un message publié sur Twitter. 

«J’étais au Métropolis avec Martine et Rosie. Ce gars-là ne devrait pas coacher le @cfmontreal», écrit le ministre de l’Éducation.  

Classe politique unanime

C’est le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, qui a d’abord dénoncé l’embauche de Sandro Grande, lundi soir. 

«Grande n'a pas commis une seule erreur banale ou un tweet de trop un soir, il a tenu à de nombreuses reprises des propos orduriers et criminels visant plus de deux millions de Québécois indépendantistes. Cette caution tacite par le @cfmontreal est intenable et extrêmement malaisante», écrivait-il sur Twitter. 

Mardi, le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, qualifiait pour sa part cette embauche d’«inacceptable». «Les excuses génériques diffusées hier par le CF Montréal le sont tout autant. L’entraîneur et le club doivent des excuses aux indépendantistes et à Pauline Marois», écrivait-il. 

Chez les libéraux, le chef parlementaire Marc Tanguay a déclaré que «la nomination de Sandro Grande au CF Montréal n’est pas acceptable». «Il ne faut pas banaliser les propos violents qu’il a tenus par le passé. Le sport devrait servir à promouvoir des valeurs de respect et de solidarité», dit-il.  

Marwah Rizqy, sa collègue libérale, s’est aussi dite «100% d’accord» avec Paul St-Pierre Plamondon. «Mme Pauline Marois a été victime d’un attentat politique. Mme Marois s’est tenue debout face à la terreur, littéralement! À nous aujourd’hui de nous tenir debout», a-t-elle déclaré. 

Des excuses du bout des lèvres

Dans le communiqué annonçant sa nomination lundi soir, Sandro Grande a semblé s’excuser du bout des lèvres, sans pour autant préciser les événements auxquels il faisait référence.  

«J’ai fait de graves erreurs et je suis profondément désolé d’avoir manqué de respect à qui que ce soit. J’ai énormément appris de celles-ci et je sais que je me joins à une organisation où les valeurs d’inclusion et de diversité sont fondamentales. Je pense qu’il est important de se servir de nos expériences personnelles pour continuellement s’améliorer et corriger nos erreurs du passé», a-t-il déclaré. 

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