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Les vols reprennent aux États-Unis après une panne informatique majeure

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Une panne informatique a forcé le régulateur américain de l’aviation civile (FAA) à suspendre temporairement tous les départs de vols intérieurs depuis les États-Unis mercredi matin, la Maison-Blanche écartant à ce stade la possibilité d’une cyberattaque. 

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La FAA a levé, à 09H00 sur la côte est du pays, l’interdiction empêchant tous les décollages et affirme dans un tweet que «les opérations normales de trafic aérien reprennent progressivement» à travers le pays.

Elle avait déjà prévenu que les vols pourraient reprendre à cette heure-là, une fois que les problèmes affectant un système d’information crucial pour les pilotes et les équipages seraient résolus.

La panne a débuté dans la nuit de mardi à mercredi. La FAA a précisé «continuer à chercher la cause du problème initial».

Tous les vols intérieurs au départ des États-Unis ont dû être interrompus jusqu’à 09H00, à l’exception des aéroports de Newark Liberty (banlieue ouest de New York) et d’Atlanta, où les vols ont pu reprendre plus tôt pour éviter une trop grande congestion du trafic.

Interrogé sur le sujet, le président américain Joe Biden a dit s’être entretenu avec son ministre des Transports, Pete Buttigieg, mais ne pas connaître l’origine de la panne pour le moment.

«Les avions peuvent toujours atterrir en toute sécurité, mais pas décoller pour le moment», avait déclaré M. Biden avant la levée de l’interdiction de décollage.

Les régulateurs «ne savent pas quelle en est la cause, ils s’attendent à avoir une meilleure idée dans quelques heures et réagiront à ce moment-là», avait-il ajouté.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre, a elle affirmé sur Twitter qu’il n’y avait à ce stade «pas de signe qu’il s’agisse d’une cyberattaque».

De Baltimore à Ottawa

Plusieurs aéroports d’Amérique du Nord (Ottawa, Baltimore, Austin, Boston...) avaient averti que des retards étaient à prévoir et demandé aux voyageurs de vérifier le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport.

La compagnie américaine United Airlines a confirmé dans un message transmis à l’AFP que la FAA avait levé la suspension et que ses opérations avaient repris.

«Les clients peuvent continuer à subir des retards et des annulations pendant que nous travaillons à rétablir notre programme, et doivent consulter» l’application ou le site de la compagnie pour obtenir les dernières informations sur leur vol, y ajoute United.

«Nous surveillons de près la situation et travaillons avec la FAA pour minimiser les perturbations pour les clients», a pour sa part assuré American Airlines dans un communiqué séparé.

Cet épisode de perturbations dans les aéroports américains intervient quelques temps après une grande pagaille déclenchée au moment de Noël par une vague de froid extrême accompagnée de chutes de neige, et qui s’était prolongée pendant plusieurs jours par des annulations en cascade au sein de la compagnie Southwest.

Le système Notice To Air Missions (NOTAM), affecté par la panne de mercredi, permet de transmettre des informations aux navigants aériens concernant des risques, des évolutions dans les aéroports et d’autres renseignements cruciaux.

Ce système est «essentiel dans l’information requise pour la conduite des opérations sols/airs», a expliqué à l’AFP Michel Merluzeau, analyste pour le cabinet AIR.

«Cela peut inclure des informations sur les aéroports, des activités spéciales comme des opérations militaires, ou des restrictions temporaires de vol», a-t-il poursuivi.

Il y avait près de 4 600 vols retardés aux États-Unis à 09H25 sur la côte est du pays, selon le site de suivi des vols Flight Aware. Le nombre de retards étant liés à la panne n’était pas clair.

21 464 vols au total sont censés décoller des États-Unis ce mercredi, une grande majorité étant constituée de trajets à l’intérieur du pays, selon des chiffres communiqué par le cabinet spécialisé Juliett Alpha. Environ 2 millions de passagers sont potentiellement affectés par l’incident.

Le ministre américain des Transports, Pete Buttigieg, a indiqué sur Twitter avoir demandé une enquête «pour déterminer les causes (de la panne) et recommander les prochaines étapes».

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