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Ambulances: des petites municipalités de Chaudière-Appalaches ne seront bientôt plus desservies le soir et la nuit

Des intervenants dénoncent la découverture prévue pour la fin mars

Ambulance l'Islet-Sud
Photo fournie par Les Ambulances L’Islet-Sud Les Ambulances L’Islet-Sud ont présentement quatre paramédicaux qui travaillent avec les horaires de faction, soit sur appel 24 heures sur 24 et sept jours sur sept pour répondre aux appels.

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Des résidents de petites municipalités dans Chaudière-Appalaches ont appris une bien mauvaise nouvelle puisqu’ils seront privés d’une desserte ambulancière, le soir et la nuit, dès la fin du mois de mars.  

« Pour la plupart des citoyens, les délais d’Intervention seront au minimum de 30 minutes et pourraient aller jusqu’à 45 minutes pour certains », dénonce Mario Robitaille, superviseur des Ambulances L’Islet-Sud qui assure le service dans ce secteur.

Selon M. Robitaille, cette situation peu enviable est causée par une décision du ministère de la Santé qui mettra fin aux horaires de faction, c’est-à-dire sur appel à partir du domicile, mais sans le budget qui devrait venir avec les nouveaux horaires à l’heure. 

Présentement, dans ce secteur, il y a quatre ambulanciers qui travaillent 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Tandis qu’à la fin mars, les quatre paramédicaux travailleront sur le terrain de 6 h à 18 h.

Entre 18 h et 6 h, ce sont les dessertes voisines qui répondront aux appels d’environ 4000 habitants dans sept municipalités présentement desservies par la caserne située à Saint-Fabien-de-Panet.

Ce sont entre 450 et 500 appels par année que reçoivent les paramédicaux des Ambulances L’Islet-Sud. Le tiers de ces appels surviennent la nuit. « En plus la nuit, ce sont les cas les plus sérieux, les plus graves », s’inquiète le superviseur qui aimerait avoir le budget pour employer quatre ressources de plus.

Les nouvelles mesures appliquées par le CISSS de Chaudière-Appalaches soulèvent l’indignation dans la population et chez les élus.

L’exemple d’Esprit-Saint

Plusieurs ont évoqué le triste exemple du drame survenu à Esprit-Saint dans le Bas-Saint-Laurent alors qu’un enfant en arrêt cardiorespiratoire de 10 ans est décédé. L’ambulance la plus proche a dû parcourir 60 kilomètres avant d’arriver sur place. « Est-ce qu’ils vont attendre qu’il y ait un drame, un décès malheureux ou une catastrophe avant de réagir », lance Mario Robitaille après avoir discuté avec les maires des municipalités concernées.

« C’est plate, mais le drame qu’il y a eu dernièrement à Esprit-Saint donne raison à nos revendications », ajoute-t-il. D’ailleurs, le maire de Saint-Magloire dans Bellechasse n’en revient pas de toute cette histoire. Il ne comprend pas qu’en 2023, des citoyens doivent se battre pour obtenir une couverture adéquate.

« C’est un manque total de considération pour nous, les plus petites municipalités », mentionne Daniel Thibault. « C’est un cri du cœur que je fais. D’ici la fin mars, il faut se grouiller », dit celui qui confirme avoir l’appui du conseil des maires de la MRC Les Etchemins. 

Le CISSS se défend

Sollicité de toute part, le CISSS de Chaudière-Appalaches a réagi à la sortie du superviseur des Ambulances L’Islet-Sud et d’élus municipaux.

Par courriel, la responsable des communications a tout d’abord indiqué qu’il était inexact de prétendre qu’il n’y aura pas de couverture ambulancière dans ce secteur la nuit.

« Le déploiement dynamique prend en compte la distance et le niveau d’urgence de chaque appel. Donc, tous les véhicules ambulanciers de la région seront amenés à travailler ensemble pour assurer les services aux citoyens en affectant l’ambulance la plus adéquate », écrit Maryse Rodrigue.

Les 7 municipalités touchées

  • Saint-Fabien-de-Panet
  • Sainte-Apolline-de-Patton
  • Saint-Paul-de-Montminy
  • Saint-Just-de-la-Bretenières
  • Lac-Frontière
  • Sainte-Lucie-de-Beauregard 
  • Saint-Magloire

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