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Des infirmières refusent de travailler à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’urgence ferme partiellement

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Poussées à bout par le temps supplémentaire obligatoire (TSO), des infirmières du quart de soir à l'urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, ont manifesté leur refus de travailler par la tenue d'un sit-in devant l'établissement, lundi soir, entrainant la fermeture partielle de l’urgence au grand public. 

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Évoquant une «situation exceptionnelle» sans souffler le moindre mot sur le refus de travailler des infirmières, le CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal a demandé à la population d’éviter l’urgence pour la nuit jusqu’à 8 h, mardi.

«Les patients actuellement aux urgences et les patients instables arrivant par ambulance demeureront admis pour assurer la sécurité. Les patients ambulatoires ne pourront pas être pris en charge cette nuit. Les autres ambulances seront redirigées durant la période de fermeture vers d’autres établissements de la région du grand Montréal», a détaillé l’organisation.

Lors du passage de TVA Nouvelles en soirée, de nombreux patients faisaient la file près des ambulances.

C'est principalement en raison du plan de contingence qui a été mis en place pour la soirée par les gestionnaires que les infirmières refusent de travailler.

Une centaine d'infirmières de cet hôpital avaient d'ailleurs envoyé un ultimatum à leur employeur, vendredi dernier, se plaignant entre autres du temps supplémentaire obligatoire (TSO) qui leur est imposé.

«La partie patronale, suite à nos divulgations de TSO qui était inacceptable, nous ont offert un plan de contingence qui nous met en surcharge et laisse les patients en danger, donc on refuse [de travailler], a affirmé l’infirmière à l’urgence Annie Fournier. On ne veut pas avoir de morts sur la conscience.»

La majorité des infirmières de l'hôpital menacent toujours de démissionner en bloc si aucune action n'est prise par leurs patrons.

Le départ d'une gestionnaire est également exigé, soit la cheffe de l'unité d'urgence, avec qui elles se plaignent d'un climat toxique.

«Depuis des mois, on essaye de nous diviser afin de régner et ce soir, je sens vraiment la solidarité», a partagé une autre infirmière à l'urgence, Mélanie Young.

Une rencontre est prévue mercredi entre le CIUSSS et les infirmières afin de faire le point.

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