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Venue d’ailleurs pour nous soigner: une infirmière algérienne acceptée sur-le-champ en Gaspésie

À 29 ans, Hayet Tazairt a choisi de quitter l’Algérie où elle était infirmière depuis six ans en espérant pouvoir s’installer en Gaspésie et vivre de son métier.
Photo Agence QMI, Nelson Sergerie À 29 ans, Hayet Tazairt a choisi de quitter l’Algérie où elle était infirmière depuis six ans en espérant pouvoir s’installer en Gaspésie et vivre de son métier.

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À 29 ans, Hayet Tazairt a choisi de quitter l’Algérie où elle était infirmière depuis six ans en espérant pouvoir s’installer en Gaspésie et vivre de son métier.

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MmeTazairt fait partie des 38 infirmières de la Tunisie, du Maroc, du Cameroun et de l’Algérie recrutées par le gouvernement du Québec afin d’aider à combler les besoins dans le réseau de la santé en Gaspésie. 

Bachelière dans son pays, elle doit suivre ici une formation de 915 heures pour pouvoir travailler. 

«Je n’avais jamais pensé à l’immigration. J’aurais pu le faire avant. Mais avec la situation COVID, on manquait de moyens. C’était blessant de voir un malade sans ressource. Sachant que le système de santé canadien est doté de pas mal d’équipements, c’était encourageant», confie l’infirmière qui, en Algérie, œuvrait en oncologie dans le privé et en cardiologie dans le réseau public. 

Hayet Tazairt doit suivre une formation de 915 heures donnée par le Cégep de la Gaspésie et des Îles avant de pouvoir reprendre sa pratique à l’hôpital de Gaspé.
Photo Agence QMI, Nelson Sergerie
Hayet Tazairt doit suivre une formation de 915 heures donnée par le Cégep de la Gaspésie et des Îles avant de pouvoir reprendre sa pratique à l’hôpital de Gaspé.

«Cette idée de pratiquer sous un autre toit est venue en août 2021 durant la crise Delta de la COVID-19. C’est à ce moment que j’ai pensé essayer», dit cette célibataire, fille unique, qui n’avait pas informé ses parents de ses intentions. Elle ne leur a dit qu’une fois le poste obtenu. 

Elle accepte sur-le-champ

Tout s’est réglé en neuf mois. En novembre 2021, la demande et les entrevues se sont faites directement avec le CISSS de la Gaspésie et les réponses venaient rapidement. Elle a été acceptée sur-le-champ alors qu’elle ne connaissait rien de la région. Le facteur de la langue a facilité la décision étant donné qu’elle parle très bien le français. 

Avec son expérience, elle trouve bizarre, mais nécessaire de se retrouver étudiante à nouveau. 

«Ce qui diffère, c’est le nom des médicaments. On n’a pas le même code déontologique et les valeurs de pratique. C’est normal d’avoir cette formation dans un milieu qui est nouveau pour nous», affirme celle qui travaille comme préposée aux bénéficiaires durant sa formation. 

Un choix naturel

La Gaspésie a été un choix naturel pour elle. 

«J’adore la nature. Ce qui m’a fait un peu peur, c’est la neige. C’est très loin de Montréal, mais ça n’a pas vraiment influencé ma décision. C’est comme si je me lançais un défi et je voulais aller au bout.» 

Le manque de logements en Gaspésie n’a pas été un frein à ses démarches.. 

«J’ai eu de la chance. J’ai connu un ami qui enseignait ici au cégep. Il avait une amie, nous a mises en contact et je loge chez elle.» 

Et, pour l’avenir, elle envisage déjà de s’établir à Gaspé. 

«Je n’aurais pas de problème à rester. J’aime les coins qui ne sont pas trop bruyants. Je suis restée quelques jours à Montréal à mon arrivée et je n’ai pas trop aimé l’ambiance. Ici, on ressent cette chaleur avec les gens.»

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