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Darryl Sutter: mépris, manque de respect et entêtement

L'entraîneur-chef des Flames de Calgary, Darryl Sutter
Photo Martin Chevalier L'entraîneur-chef des Flames de Calgary, Darryl Sutter

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Il faut croire que la présence de Jakob Pelletier dans l’environnement des Flames de Calgary ne plaisait pas du tout à Darryl Sutter.

Ça l’emmerdait même.

À preuve, pendant deux semaines, il l’a fait poiroter sur la galerie de la presse.

Pourquoi avoir rappelé alors le jeune homme qui dominait la Ligue américaine?

Sans doute parce qu’il possède un petit gabarit. Qu’il ne correspond pas du tout à la gestion que prône l’entraîneur des Flames. Mais la haute direction, en raison de la course aux séries qui s’annonce éreintante jusqu’à la toute fin, a décidé d’ajouter de la profondeur à ses effectifs. Et qui d’autre que Pelletier, le meilleur patineur de l’organisation dans les rangs mineurs pour donner plus de renfort si jamais les blessures venaient contrecarrer les plans de l’entreprise.

C’était bien légitime comme décision d’autant plus qu’au fil des ans les Flames n’ont pas trop rayonné dans le dossier des joueurs recrutés. En fait, samedi, Pelletier était le premier joueur sélectionné par les Flames au premier tour à participer à un match de la LNH au cours des cinq dernières années.

Mais, pendant les deux semaines après son rappel, Sutter n’a jamais parlé de Pelletier. Au contraire, il était irrité par la réaction des partisans et des journalistes qui le questionnaient à savoir quand Pelletier disputera un premier match. Sans doute conseillé fortement par le directeur général Brad Treliving, on a décidé d’insérer Pelletier dans la formation pour le match contre le Lightning.

Mais Sutter n’a jamais annoncé la nouvelle.

Le vendredi, lors du point de presse quotidien, il a délégué Kirk Muller pour répondre aux questions. Au sujet de Pelletier, on laissa la porte ouverte sans toutefois confirmer qu’il «serait de la partie».

Pourtant, la famille de Jakob avait reçu un appel de fiston les informant de la merveilleuse nouvelle. Il allait faire son entrée dans la LNH. Un moment inoubliable.

Les vétérans de l’équipe ont manifesté à leur façon. Comme le veut la tradition, ils lui ont laissé toute la surface de jeu avant la période d’échauffement. Un moment magique pour un jeune hockeyeur.

La réaction de Sutter devrait inviter la haute direction à se pencher sur l’attitude de leur entraîneur. Humilier un choix de premier tour ou encore tout jeune joueur ayant atteint la LNH démontre un manque flagrant de respect.

Le jeune homme venait de vivre un rêve... même si Sutter l’avait limité à moins de sept minutes de jeu, malgré une première présence où il a failli déjouer Andrei Vasilevskiy. Après le match, Sutter s’est comporté comme un parfait idiot, comme un entraîneur irresponsable et irrespectueux, et on peut présumer que la direction des Flames a sûrement fait le point avec lui.

Parce qu’il a tout planifié. Il a préparé un scénario où son entêtement envers les petits joueurs lui a dicté chacune des phrases prononcées avec une dose de mépris.

N’allez pas croire que les vétérans de l’équipe, notamment Jonathan Huberdeau, écorché par Sutter cette saison, ont apprécié le numéro de l’entraîneur.

D’ailleurs, Andrew Mangiapane, interrogé sur le premier match de Pelletier, et sans doute informé des propos de Sutter, a dit : «Je dirais qu’à sa première présence, il a donné le ton au match. Il faut croire qu’on a été inspiré puisque nous avons dominé tout au long de la rencontre.»

Le grand gagnant sera Pelletier. Le jeune homme a du caractère, il est persévérant, il veut aller jusqu’au bout de ses rêves.

Et Sutter a laissé une très mauvaise image d’un entraîneur aux méthodes dépassées.

Caufield: rien ne change

Cole Caufield
Photo Martin Chevalier
Cole Caufield

Jeff Gorton et Kent Hughes n’ont aucunement l’intention de modifier leur modèle d’affaires.

Cole Caufield et ses 26 buts laissent un vide énorme, mais rien ne changera. On poursuivra le développement des jeunes, on s’assurera qu’on maintient le cap dans le but de donner une nouvelle culture à l’organisation et déjà on constate des résultats intéressants.

Pourquoi devrait-on modifier la gestion quotidienne de la formation?

Ce sera l’occasion de permettre à certains joueurs d’améliorer leur statut au sein de l’entreprise, Josh Anderson n’a-t-il pas offert une solide performance, samedi contre Toronto? Et Samuel Montembeault impressionne, Kirby Dach prend de plus en plus d’assurance et confirme qu’il a le talent pour devenir joueur de centre de haut niveau. La porte sera aussi ouverte à d’autres patineurs et ils pourront laisser une solide impression après avoir passé la première moitié de la saison à Laval, notamment Raphaël Harvey-Pinard.

Par contre, pourquoi Jordan Harris joue-t-il moins de 12 minutes par match ? Le tient-on responsable d’avoir perdu la rondelle face à Mitch Marner? Pourtant, quand on regarde attentivement, la passe de Edmundson avait placé le jeune défenseur dans une position vulnérable.

À l’approche de la date limite des échanges, Kent Hughes entretiendra des discussions avec ses homologues tout en poursuivant les négociations avec l’agent Pat Brisson sur les modalités d’un contrat de plusieurs saisons avec Caufield.

Hughes a sûrement été sollicité par certains directeurs généraux au sujet de Jœl Edmundson et Sean Monahan. Sans doute quelques équipes s’informeront sur le statut de David Savard. Jœl Armia? Un cas intéressant, en autant qu’il récupère rapidement.

Bref, les prochaines semaines nous réservent sûrement des surprises. Et jusqu’ici, Kent Hughes a rapidement fait ses classes et il demeure un négociateur redoutable.

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