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Grève de 6 jours à la STLévis: le syndicat évoque un «fossé» et n’exclut pas la grève illimitée

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En grève pour six jours depuis lundi matin, les chauffeurs d’autobus de la STLévis évoquent un « fossé » avec l’employeur. À défaut d’un règlement sous peu, le syndicat n’exclut pas une grève générale illimitée. 

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Malgré des négociations intensives jusqu’à minuit 45 dans la nuit de dimanche à lundi, aucun terrain d’entente n’a pu être trouvé.

Les 110 chauffeurs syndiqués (CSN) ont donc mis leur menace de grève à exécution. Les autobus de la STLévis ne roulent plus et seuls les circuits desservis par le sous-traitant Autocar des Chutes dans l’ouest et le transport adapté fonctionnent normalement.  

Les discussions devraient reprendre cette semaine en présence de deux médiatrices, et une entente est toujours possible à tout moment, confirment les deux parties.  

Les chauffeurs de la STLévis ont déclenché lundi matin une grève de six jours. Une grève générale n’est pas exclue.
Photo Stevens LeBlanc
Les chauffeurs de la STLévis ont déclenché lundi matin une grève de six jours. Une grève générale n’est pas exclue.

Lundi soir, en marge d’une séance du conseil municipal à laquelle ont assisté une trentaine de syndiqués, Gilles Lehouillier a usé d’un ton conciliant. Le maire de Lévis a d’emblée insisté sur le « climat bon et respectueux » à la table de négociations. 

« Espérons que ça va bien aller. C’est normal, à un moment donné, qu’on ait un peu de pression. Ça fait partie de la normalité des négociations de conventions collectives. Mais en même temps, on ne veut surtout pas que les usagers soient pris en otage », a-t-il signalé. 

« Rien d’exclu »

Si le conflit devait perdurer, le syndicat évoque d’autres journées de grève et ne ferme pas la porte à une grève générale illimitée. « Il n’y a rien d’exclu au moment où on se parle », confie le président du Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud, Alain Audet. 

Le président du syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud, Alain Audet
Photo Stevens LeBlanc
Le président du syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud, Alain Audet

La réplique de Michel Patry, vice-président de la STLévis, fuse. « La grève, ce n’est pas le fait de l’employeur, c’est le fait du syndicat », assure-t-il. 

La partie patronale a d’ailleurs l’intention d’ouvrir les livres cette semaine et de publier le menu détail de la négociation. On sait déjà que les chauffeurs réclament des hausses salariales, mais on ignore le pourcentage demandé.

Ils exigent également la fin de la sous-traitance et réclament davantage de postes permanents pour leurs membres, évoquant un « exode » de la main-d’œuvre sur la rive nord.

Transparence

« On est un corps public et c’est important que les usagers et les citoyens sachent les enjeux et c’est quoi l’objet de la négociation. Il faut être transparent là-dessus », annonce Michel Patry.  

De son côté, le syndicat refuse de négocier sur la place publique. « On n’embarquera pas là-dedans. Notre seul but est de négocier de bonne foi. On n’a pas la même vision pour attirer des chauffeurs et les maintenir à l’emploi », rétorque M. Audet en jurant que les demandes syndicales n’ont « rien d’extravagant ».  

Photo Stevens LeBlanc

La STLévis évalue par ailleurs la possibilité d’un remboursement partiel des abonnés qui « paient [actuellement] dans le vide », selon M. Patry.

Ce qu’ils ont dit 

«Je fais confiance à nos chauffeurs pour éviter une escalade qui viendrait pénaliser fortement nos usagers [...] Un bon sprint [dans les négociations] cette semaine pourrait peut-être permettre de dénouer l’impasse ».

– Gilles Lehouillier, maire de Lévis.

«On a tout fait pour éviter la grève. On a négocié jusqu’aux petites heures du matin, mais on n’a pas pu conclure. C’est dommage pour les usagers ».

– Michel Patry, v.-p. de la STLévis.

«L’employeur avait l’occasion d’arriver avec des offres acceptables. Mais présentement on a un fossé qui nous sépare ».

-Alain Audet, président du syndicat des chauffeurs de la Rive-Sud

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