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La parité dans les C.A. est peu encadrée

Le maire Marchand avait plaidé il y a un an pour une plus grande place des femmes dans les cercles de pouvoir

Christiane Germain
Photo d’archives Christiane Germain, qui est présidente du conseil d’administration du Musée national des beaux-arts du Québec, est une des rares femmes à occuper ce poste parmi les organisations étudiées.

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Les organisations publiques de la région sont peu nombreuses à encadrer formellement la parité dans les conseils d’administration et rares sont celles qui ont des femmes à leur tête, a constaté Le Journal, un an après l’appel du maire Marchand, qui souhaite plus de présence féminine dans les cercles de pouvoir. 

L’an dernier, lors de son premier discours en tant que maire devant la Chambre de commerce de Québec, Bruno Marchand avait livré un plaidoyer en faveur de l’inclusion des femmes au sein des instances décisionnelles. 

Neuf institutions

Le Journal a vérifié la composition des conseils d’administration de neuf grandes institutions publiques de la grande région de Québec.

Les chambres de commerce de Québec et Lévis, le Port, l’aéroport, Québec international, le Centre des Congrès, le bureau de tourisme Destination Québec Cité (DQC) et les musées de la civilisation et des beaux-arts. 

Dans seulement trois d’entre elles des femmes occupent les plus hautes fonctions : le Port, avec Marie-Huguette Cormier comme présidente, la Chambre de commerce de Lévis, avec sa présidente Éliane Trudel et sa PDG Marie-Josée Morency, et le Musée national des beaux-arts, avec Christiane Germain à la présidence.

Au moins 30 %

« En ce qui concerne la parité, les études ont démontré que ça prend au moins un 30 % de présence féminine pour qu’il y ait la masse critique pour amorcer un changement dans une organisation », souligne Sophie Brière, professeure titulaire et directrice de l’Institut EDI2 au département de management de l’Université Laval.

Toutes les organisations répondent à ce critère, a-t-on constaté. Les sociétés d’État comme les musées et le Centre des congrès sont quant à elles soumises à une loi sur la gouvernance, qui exige 40 % de femmes dans les C.A., et elles respectent cette exigence. 

Cependant, si les efforts sont notables pour assurer une présence féminine, rares sont les organisations qui encadrent dans une politique écrite claire la parité au conseil. Le Port, les chambres de commerce de Québec et de Lévis, DQC et l’aéroport ont des critères qui visent la nomination des femmes, mais n’ont pas de politique exhaustive.

Québec International s’est doté quant à lui d’une « politique sur la diversité et l’inclusion, et au niveau du conseil d’administration nous avons des objectifs clairs de parité ». 

Pour Mme Brière, la volonté sans plan d’action peut équivaloir à des « vœux pieux ». Elle estime qu’une politique doit être mise de l’avant, assortie de mesures pour suivre l’atteinte des objectifs. 

Évolution lente

« L’évolution en général de la place des femmes sur les C.A. au Canada est extrêmement lente, dit-elle. On parle de un pour cent par année d’augmentation. [...] En général, s’il n’y a pas d’obligation de le faire, ça ne se fait pas tout seul. »

Récemment, pour trois sièges à pourvoir, la Chambre de commerce de Lévis a reçu six candidatures, toutes masculines. C’est contextuel, souligne la PDG, Marie-Josée Morency, qui a bon espoir d’attirer plus de femmes lors de la prochaine ouverture de postes.

Présence des femmes dans les C.A.

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