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La Ville de Québec interdira les pesticides dès 2024

Le maire espère que le gouvernement légiférera aussi

Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que le bannissement des pesticides est aussi «une responsabilité citoyenne». «Si on n’a pas cette conscience collective que l’utilisation devrait être limitée, pour les effets nocifs que ça crée, on n’y arrivera pas.»
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que le bannissement des pesticides est aussi «une responsabilité citoyenne». «Si on n’a pas cette conscience collective que l’utilisation devrait être limitée, pour les effets nocifs que ça crée, on n’y arrivera pas.»

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La culture de la pelouse parfaite sera plus compliquée, dès l’été 2024, alors que la Ville de Québec interdira les pesticides nocifs sur son territoire, sauf en cas d’exception.  

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La capitale s’attaque aux produits chimiques conçus pour détruire les plantes, insectes ou champignons indésirables ou nuisibles. 

Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que le bannissement des pesticides est aussi «une responsabilité citoyenne». «Si on n’a pas cette conscience collective que l’utilisation devrait être limitée, pour les effets nocifs que ça crée, on n’y arrivera pas.»
Photo stock.adobe.com (slexp880)

«On n’est pas en guerre contre la pelouse, on préfère une pelouse en santé [...] qu’une pelouse sèche et décimée», a lancé Geneviève Lévesque, directrice de section de la prévention et contrôle environnemental à la Ville de Québec, lors d’une séance plénière devant les élus, lundi, au conseil municipal. Elle a convenu qu’il faudra un temps d’adaptation pour les citoyens, habitués d’utiliser les pesticides pour leur pelouse ou autre. 

Liste blanche

Dans un souci de protection de la santé et de l’environnement, la Ville adoptera ce printemps un règlement qui autorisera seulement les biopesticides «reconnus comme présentant moins de risques pour la santé et l’environnement» et qui seront désormais placés sur une «liste blanche». 

Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que le bannissement des pesticides est aussi «une responsabilité citoyenne». «Si on n’a pas cette conscience collective que l’utilisation devrait être limitée, pour les effets nocifs que ça crée, on n’y arrivera pas.»
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Tous les autres produits seront proscrits pour toutes les utilisations extérieures. La Ville souhaite en tout temps interdire les néonicotinoïdes, considérés comme « des tueurs d’abeilles ».

Exceptions

Aussi, le glyphosate, communément appelé Round-Up, et le tétraniliprole, un insecticide utilisé pour contrôler le hanneton et le scarabée japonais, seront désormais bannis, mais des exceptions s’appliquent, pour lesquelles il faudra obtenir un permis.

Elles s’adressent aux entreprises de transport et d’énergie, aux firmes d’extermination, aux terrains de golf et aux exploitations agricoles et horticoles. Pour ce qui est des terrains de golf, l’épandage sera cependant interdit en bordure des cours d’eau.

La Ville prévoit aussi des exceptions pour les «cas d’infestation. Le règlement sera adopté au printemps et les entreprises qui bénéficient de l’exception pourront s’enregistrer. En 2024, l’interdiction entrera en vigueur.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que le bannissement des pesticides est aussi «une responsabilité citoyenne». «Si on n’a pas cette conscience collective que l’utilisation devrait être limitée, pour les effets nocifs que ça crée, on n’y arrivera pas.»
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Le maire de Québec, Bruno Marchand, convient que les défis sont nombreux. Le contrôle de la vente chez les détaillants en est un. Le maire n’exclut pas que la Ville le fasse, mais affirme qu’elle a besoin du gouvernement du Québec, qui peut légiférer sur cet aspect.

Les citoyens pourraient aller se procurer les produits interdits dans les autres villes à proximité qui ne se sont pas dotées d’une telle règlementation. La vice-présidente du comité exécutif , Marie-Josée Asselin espère que d’autres emboîteront le pas.

Aucune visite d’inspection ni amende n’est prévue pour l’instant. Il s’agit selon le maire d’une «responsabilité citoyenne». «Ça donne quoi de mettre des amendes si on n’est pas capable de les appliquer?»

Les oppositions de Québec d’abord et de Transition Québec se disent satisfaites de cette avancée. La population sera consultée sur le projet de règlement.

Citation:   

« On n’ira pas dans le cabanon des gens pour leur dire: “Ouvrez votre cabanon et on va vous arrêter et vous emmener en prison." »

– Bruno Marchand, maire de Québec, au sujet des pesticides que les gens possèdent déjà et qui seront bientôt interdits

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