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«Les bombes» sur Séries Plus dès le 2 février: allez à la source du mal pour vaincre ses dépendances

«Les bombes» sur Séries Plus dès le 2 février: allez à la source du mal pour vaincre ses dépendances
PHOTO COURTOISIE Serge Gauvin

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Parce qu’elles sont rondelettes et qu’on les cantonne souvent dans le même type de personnage aux auditions, les comédiennes Julie de Lafrenière, Sarah Desjeunes Rico, Debbie Lynch-White et Olivia Palacci se sont elles-mêmes offert un premier rôle en imaginant la série «Les bombes», dans laquelle elles campent quatre inconnues qui se retrouvent dans un centre spécialisé en dépendances. 

Pour arriver à leurs fins, les quatre camarades de jeu, qui sont devenues de grandes amies au fil du processus, se sont alliées à la productrice Sophie Deschênes («19-2», «Avant le crash»), à l’autrice Kim Lévesque Lizotte («Les Simone», «Avant le crash») et au réalisateur Pascal L’Heureux («Les pêcheurs», «Discussions avec mes parents»).

En résulte une comédie dramatique aussi drôle, touchante que profonde, dans laquelle on peut tous se reconnaître, ici et là. La dépendance pourrait être un sujet lourd, mais on le traite ici avec assez d’humour pour nous divertir, tout en nous faisant réfléchir grâce aux émotions, à la résilience et à la lumière se dégageant de cette quête de bonheur sur fond d’amitié.

Les quatre interprètes qui campent les protagonistes principales sont corpulentes, une rareté dans une télé où toutes les diversités brillent enfin, à l’exception de la diversité corporelle. Les filles ne sont toutefois pas en thérapie fermée pendant 21 jours en raison de leur surplus de poids. On découvre dans les premiers épisodes, à coup d’images éclair, que les maux qui les affligent remontent à l’enfance.

Au fil des six épisodes – les journalistes en ont vu deux lundi –, on creuse davantage leurs blessures pour mieux les comprendre, comme les personnages doivent eux-mêmes le faire en entreprenant un «voyage au fond de soi».

«Les bombes» sur Séries Plus dès le 2 février: allez à la source du mal pour vaincre ses dépendances
Photo Agence QMI, Joël Lemay

Juliette (Olivia Palacci), une joueuse de poker compulsive, est dans le déni quand elle débarque au centre Catharsis. Mais elle n’a pas le choix de se prendre en main, son conjoint Paul (Fred Eric Salvail) menaçant de la laisser.

Claudine (Debbie Lynch-White) est placée au pied du mur par ses parents adoptifs (Chantal Baril et Maka Kotto) et par son frère (Maxime-Olivier Potvin). Ils s’inquiètent de la voir s’étourdir dans sa sexualité débridée.

La procureure de la Couronne Vicky (Sarah Desjeunes Rico) surconsomme de médicaments, tous prescrits, mais son corps n’en peut plus de ce tourbillon.

Enfin, Emma (Julie de Lafrenière), qui est travailleuse sociale, a une vie virtuelle fort intéressante, mais ses nombreux profils cachent sa grande solitude. Elle a été intimidée dans sa jeunesse par David (Maxime Mailloux) et son passé la rattrapera.

Il existe peu de centres où toutes les formes de dépendance cohabitent, mais Kim Lévesque Lizotte en a trouvé un en Suisse! Et pour des besoins de diversité de quêtes, on voulait décloisonner les enjeux des pensionnaires.

Dès leur arrivée, les quatre filles sont accueillies dans la bienveillance par Louise (Lise Roy) et Pierre (Pier Paquette), deux médecins en couple ayant fondé Catharsis à la suite d’un drame personnel. L’autrice s’est inspirée d’un couple de médecins s’étant éloigné de la médecine traditionnelle pour aider leur enfant à vaincre une dépendance.

Les quatre filles, qui partagent la même chambre, prennent part à des séances individuelles et de groupe ainsi qu'à de l'art thérapie, notamment, partageant tous leurs repas avec trois autres pensionnaires: Jacynthe (Laetitia Isambert), qui est orthorexique, Étienne (Félix-Antoine Duval), qui a un trouble obsessionnel compulsif, et Grégoire (Jean-François Mercier), qui est un acheteur compulsif.

Kim Lévesque Lizotte travaillait pour la première fois avec une structure qu’elle n’avait pas établie. Elle croyait que l’exercice serait plus facile, mais il a été plus exigeant, car elle s’en remettait constamment aux quatre idéatrices, elles qui avaient défini les noms des personnages, leurs personnalités ainsi que les points de chute. Elle s’étonne elle-même des paroles et de la profondeur du psychothérapeute Fabien (Jean-Nicolas Verreault), qu’elle a pourtant alimenté en mots.

On aime la caméra créative de Pascal L’Heureux – la caméra tourne à l’envers quand la vie d’un personnage bascule –, la musique de Philippe Brault et le centre Catharsis, qu’on a installé dans les locaux du Centre Orford Musique, en Estrie.

Produite par Sovimage, en collaboration avec Corus, la série «Les bombes» sera diffusée dès le jeudi 2 février, à 21 h, sur Séries Plus.

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