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«Remplacement d'urgence»: des profs forcés de faire de la suppléance dans d'autres classes

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La pénurie de personnel qui touche les écoles force des enseignants de l’Estrie, déjà épuisés, à faire de la suppléance dans d'autres classes. 

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Ce phénomène qui touchait principalement la grande région de Montréal avant la pandémie est de plus en plus présent dans les écoles de l’Estrie.

Depuis trois ans, les directions d'écoles font de plus en plus appel au «remplacement d'urgence».

Son recours est presque devenu systématique quand un enseignant doit s'absenter et qu'il n'y a aucun suppléant pour le remplacer.

Mieux connu sous le nom de dépannage obligatoire, d'autres enseignants viennent à tour de rôle assurer la relève pendant les périodes où ils n'enseignent pas.

Bien qu'ils soient rémunérés pour ces heures supplémentaires, leur charge s'en trouve alourdie parce qu'habituellement, ces périodes leur servent à réaliser d'autres tâches tout aussi importantes, comme la correction de travaux et la préparation des cours.

Dans la région, c'est le centre de services scolaire Val-des-Cerfs qui enregistre la plus forte hausse à ce chapitre.

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En 2019-2020, 672 heures de remplacement d'urgence ont été nécessaires pour combler les besoins. Ce nombre est passé à 1050 heures en 2020-2021 pour atteindre 3482 heures en 2021-2022; un bond de 500 % en quelques années seulement.

Au centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke, la hausse est moins spectaculaire.

En 2020-2021, les enseignants avaient été appelés à remplacer un collègue à pieds levé pour l'équivalent de 1062 périodes, comparativement à 1567 en 2021-2022, une augmentation d'environ 50 %.

Selon les syndicats, le recours au remplacement d'urgence ne devrait être envisagé que pour pallier un manque réel de suppléants, mais il semble que cette mesure soit devenue une norme.

Ce manque de suppléants force les enseignants à en faire plus, ce qui les épuise davantage et pousse certains d'entre eux à quitter, aggravant du même coup la pénurie de personnel.

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