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Revisiter une pièce d’une autre époque

L’Éveil du printemps a été écrite en 1891

L'Éveil du Printemps
Photo fournie par Stéphane Bourgeois Les interprètes de L’Éveil du printemps, en répétition, au Grand Théâtre de Québec.

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Écrite en 1891, la pièce L’Éveil du printemps aborde l’éclosion de la sexualité chez les adolescents dans une société où l’hypocrisie, la réputation et le silence priment sur le désir. Approché pour adapter cette pièce pour une présentation au Trident et au Théâtre Denise-Pelletier, David Paquet a voulu avoir les mains libres afin de pouvoir le faire à sa façon.

« Je voulais m’emparer du matériau brut pour le décaper et le rénover. Sinon, ça ne m’intéressait pas », a laissé tomber l’auteur, lors d’un entretien.

Anne-Marie Olivier, l’ex-directrice artistique du Trident, qui a bâti la saison 2022-2023, lui a donné carte blanche.

À l’affiche mardi soir et jusqu’au 18 février au Trident, L’éveil du printemps, qui a été censurée jusqu’en 1906, se déroule en 2023. 

« La pièce du dramaturge allemand Frank Wedekind parle d’adolescents qui vivent l’éveil sexuel au cœur d’une société bourgeoise et assez hypocrite dans sa façon de parler de sexualité et qui n’en parle pas beaucoup », a-t-il indiqué.

Entre 1891 et 2023, le monde a changé. 

« Dans l’œuvre de Wedekind, le personnage de Wendla, qui a 14 ans, demande à sa mère comment on fait des bébés. Sa mère refuse de lui répondre en faisant référence à la cigogne. Aujourd’hui, un jeune de 14 ans, il le sait. Il a accès à toute la pornographie du monde sur internet. C’est un saut énorme », a-t-il expliqué.

Énorme défi

Cette nouvelle réalité et ce bombardement d’images disponibles ont amené l’auteur à revoir la pièce de fond en comble. 

L’auteur, qui a déjà étudié en sexologie, s’est inspiré de l’œuvre de Frank Wedekind afin de bâtir la sienne.

Lorsqu’il a découvert le texte original, David Paquet a aimé la complexité de l’œuvre, les personnages, la thématique et il a aussi été attiré par la matière potentiellement provocatrice de cette œuvre.

« C’est un énorme défi un peu casse-gueule, mais c’est fort stimulant. J’ai toujours écrit mes propres créations et c’est la première fois, en 15 ans, que j’adapte une œuvre », a ajouté, fébrile, l’auteur qui a assisté à plusieurs répétitions.

Lé Aubin, Marie-Josée Bastien, Claude Breton-Potvin, Ariel Charest, Gabriel Favreau, Gabriel Lemire, Marc-Antoine Marceau, Carla Mezquita Honhon, Sébastien Rajotte et Sarah Villeneuve-Desjardins font partie de la distribution. Olivier Arteau signe la mise en scène et les chorégraphies avec le danseur Fabien Piché.

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