/news/politics
Navigation

Saint-Henri–Sainte-Anne: une élection partielle «importante» à venir pour QS

Coup d'oeil sur cet article

L’élection partielle à venir dans Saint-Henri–Sainte-Anne sera «importante» pour Québec solidaire, reconnaît Gabriel Nadeau-Dubois, qui positionne son parti comme le «garde-fou contre l’arrogance de François Legault» dont le Québec a besoin à l’Assemblée nationale.  

• À lire aussi: Merci, Bernard Drainville

L’élection complémentaire rendue nécessaire à la suite de la démission de Dominique Anglade n’est pas encore déclenchée – la loi exige qu’elle le soit d’ici cinq mois – que, déjà, Québec solidaire lance les hostilités. 

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Dimanche soir, une centaine de militants et militantes solidaires se sont rassemblés dans une brasserie du Sud-Ouest de Montréal pour donner le coup d’envoi à la campagne du jeune avocat Guillaume Cliche-Rivard, qui tente sa chance une fois de plus. 

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Gonflés à bloc

Il fallait y être pour voir à quel point ces militants sont «crinqués» pour faire de M. Cliche-Rivard le 12e député de Québec solidaire, a raconté la co-porte-parole Manon Massé. 

«On attend avec impatience le déclenchement par François Legault de cette élection-là. Nous, on est prêts [...], on est gonflés à bloc», a signalé Gabriel Nadeau-Dubois, lundi matin, en marge de son caucus présessionnel, qui se tient à Montréal. 

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

«Pour l’instant, on est les seuls sur le terrain. Aucun autre parti n’a confirmé son candidat. On est là, on fait notre porte-à-porte», a fait valoir Guillaume Cliche-Rivard, qui s'est joint à la réunion du caucus solidaire.

«On ne prend rien pour acquis. Ce ne sera pas facile. Mais on va travailler très fort pour l’emporter», a souligné M. Nadeau-Dubois. 

  • Écoutez la rencontre Montpetit-Fortin diffusée chaque jour en direct 13 h 55 via QUB radio :

«Une voix forte pour l’inclusion»

Le 3 octobre dernier, Guillaume Cliche-Rivard s’est classé deuxième, avec un peu moins de 3000 votes d’écart derrière Dominique Anglade. 

«C’est le genre de voix qu’on a besoin à l’Assemblée nationale», a soutenu Gabriel Nadeau-Dubois, en présentant son candidat, un avocat spécialisé en droit de l’immigration, comme «une voix forte pour l’inclusion». 

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

«François Legault, quand il parle du Québec, ce n’est pas vrai que c’est tout le monde qui se sent représenté, constate le député de Gouin. Avec les propos qu’il y a eu à la fin de la dernière campagne électorale sur l’immigration, il y a bien des Québécois-ses qui sentent que, quand François Legault parle du Québec, il ne parle pas d’eux autres.» 

En ouverture de la réunion qui vise à préparer la session parlementaire à venir, Gabriel Nadeau-Dubois a martelé que «le Québec [avait] besoin d’une opposition forte à François Legault», «un premier ministre qui en mène large». 

«On a besoin de députés qui vont lui rappeler qu’il a peut-être la majorité des députés, mais qu’il n’a pas eu la majorité des votes à la dernière élection et qu’il ne peut pas à lui seul tout décider», a dit le chef parlementaire de QS. 

L’inflation, le coût de la vie et la crise du logement font partie des enjeux sur lesquels QS promet de talonner la CAQ cette session-ci. 

Clause dérogatoire

Le chef parlementaire en a également profité pour écorcher François Legault, qui a critiqué sévèrement Justin Trudeau, pendant la fin de semaine, sur les réseaux sociaux, au sujet du recours à la clause nonobstant, qui permet de mettre des lois comme celle sur la laïcité à l’abri d’éventuels recours judiciaires.

«M. Legault aime bien faire des tweets colériques quand il n’aime pas les déclarations de M. Trudeau, mais sur le fond, le rapport de force de François Legault avec Ottawa, il est pratiquement inexistant. On l’a bien vu dans le dossier des transferts en santé», a déploré M. Nadeau-Dubois. 

Même si Québec solidaire demeure opposé à la loi 21 sur laïcité, «la clause de dérogation, c’est un outil que le Parlement québécois a pour prendre ses décisions, cet outil-là doit demeurer», a soutenu M. Nadeau-Dubois. 

Mini-hôpitaux privés 

En fin de caucus, Gabriel Nadeau-Dubois s’est entouré de ses 10 autres députés pour demander à François Legault d’abandonner «avant qu’il ne soit trop tard», sa promesse de réaliser, d’ici la fin du mandat, deux mini-hôpitaux privés, un à Montréal et l’autre à Québec. 

«Ce n’est pas une solution», a répété le député de Gouin, qui craint que cela encourage d’autres infirmières à abandonner le réseau public. 

Après avoir «créé un monstre» ayant recours aux agences privées de placement d’infirmières, le gouvernement risque de « créer un nouveau vacuum » en encourageant la mise sur pied d’hôpitaux privés. 

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.