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Une militante féministe de 75 ans périt dans un incendie

La dame était très impliquée entre autres dans la communauté haïtienne

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Une militante féministe appréciée dans la communauté haïtienne a perdu la vie samedi soir dans son appartement à Montréal, vraisemblablement en inhalant la fumée d’un incendie qui s’était déclaré chez un voisin.

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«Mourir comme ça, c’est une tragédie. C’est horrible. On pensait qu’elle allait mourir de vieillesse comme sa mère, pas comme ça», a soufflé hier Marjorie Villefranche, directrice générale à la Maison d’Haïti, à propos du décès de son amie militante de longue date, Monique Dauphin.

Monique Dauphin (à gauche) et Marjorie Villefranche (à droite) ont travaillé ensemble pendant plusieurs années à la Maison d’Haïti pour améliorer la condition féminine.
Photo fournie par Marjorie Villefranche
Monique Dauphin (à gauche) et Marjorie Villefranche (à droite) ont travaillé ensemble pendant plusieurs années à la Maison d’Haïti pour améliorer la condition féminine.

En soirée samedi, la dame de 75 ans a péri dans son appartement du boulevard Gouin Est, à l’intersection de la rue Saint-Firmin, dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville.

De la fumée

Peu avant 22 h, Mme Dauphin aurait téléphoné à sa fille qui habite près de là pour lui dire qu’il semblait y avoir un feu chez l’un de ses voisins, nous a rapporté Mme Villefranche.

«Elle pensait que c’était dans l’immeuble à côté, a-t-elle poursuivi. Elle lui a dit : “J’entends du bruit et je vois un peu de fumée”. Sa fille lui a répondu : “Si tu vois de la fumée, sors de là. Raccroche et descends tout de suite, j’arrive. Je te rejoins en bas”», a relaté Mme Villefranche.

Les flammes ont lourdement endommagé l’immeuble à logements du boulevard Gouin Est, samedi soir, dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, à Montréal.
Photo Agence QMI, Pascal Girard
Les flammes ont lourdement endommagé l’immeuble à logements du boulevard Gouin Est, samedi soir, dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, à Montréal.

Lorsqu’elle serait arrivée sur les lieux de l’incendie, la fille de Monique Dauphin aurait alerté les pompiers du Service de sécurité incendie de Montréal sur le fait que sa mère se trouvait selon elle encore dans l’immeuble en flammes.

À l’intérieur, ils ont fait la découverte du corps de la septuagénaire, inconsciente. 

Celle-ci a ensuite été transportée d’urgence dans un centre hospitalier, où elle est décédée en matinée le lendemain.

«Elle avait déjà respiré trop de fumée», a avancé Marjorie Villefranche, qui avait en grande estime la mère de trois enfants et grand-mère de plusieurs petits-enfants.

Photo Agence QMI, Pascal Girard

«C’était une reine mère. C’était vraiment une matriarche, qui régnait, qui dirigeait son clan. Donc, les enfants sont très affectés», a-t-elle confié à propos de son ancienne collègue.

Grande spiritualité

Les deux femmes ont travaillé durant plus de 10 ans ensemble à la Maison d’Haïti.

«Et avant ça, c’était une amie. Qui ne connaissait pas Monique dans la communauté? On est militantes féministes. On a travaillé ensemble pendant des années», a-t-elle souligné.

D’après les souvenirs de son amie, Monique Dauphin a non seulement travaillé pour la condition féminine à Montréal, mais elle était aussi très près des gens des Premières Nations.

«Elle avait une spiritualité qui la rapprochait beaucoup des autochtones, alors elle a beaucoup travaillé avec eux. Elle a aussi travaillé en Haïti pour la condition féminine et ici pour les femmes immigrantes. Donc, elle a développé énormément de programmes intéressants pour les femmes», a-t-elle dit.

«C’est vraiment une femme qui s’est donnée beaucoup dans la vie. Même à sa retraite, elle n’arrêtait pas. Elle continuait encore à faire plein de choses», a conclu Mme Villefranche.

Par ailleurs, le Service de police de la Ville de Montréal a affirmé que l’incendie qui se serait déclaré dans un appartement du 2e étage de l’immeuble à logements ne serait pas de nature criminelle. La cause exacte demeure toujours à déterminer.

Mme Dauphin en a été la seule victime. Pour le moment, la thèse qui est retenue par les autorités est qu’elle serait décédée des suites de l’inhalation de la fumée.

Le Bureau du coroner tentera de déterminer la cause exacte de son décès.

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