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Ils provoquent un branle-bas de combat policier... pour des armes-jouets

Deux jeunes hommes se sont retrouvés menottés au sol par la police de Montréal

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Deux jeunes hommes se sont retrouvés menottés au sol par la police de Montréal après avoir provoqué un important branle-bas de combat parce qu’ils possédaient des armes-jouets dans le quartier Saint-Henri à Montréal, mardi matin. 

Plusieurs appels ont d’abord été faits au 911 vers 10h35 pour des coups de feu et des personnes qui déambulaient avec des armes, rue Notre-Dame Ouest, près de la place Saint-Henri. 

«C’est rentré et ça avait une importance assez grande. C’était majeur comme événement, a indiqué Véronique Dubuc, porte-parole au SPVM. Les policiers ont pris la menace très au sérieux.»

À leur arrivée, les agents ont commencé leurs recherches et trouvé des armes-jouets, a confirmé la police de Montréal. 

Tout indique qu’il s’agissait de fusils en plastique utilisés pour tirer des fléchettes collant au mur.

Capture d'écran, courtoisie

 

Menottés

Entre-temps, les deux jeunes de 22 et 23 ans à l’origine de cette affaire ont été arrêtés par d’autres policiers, armes au poing, dans un wagon de métro de la station Lionel-Groulx. 

La scène, captée dans une vidéo de 47 secondes, s’est rapidement retrouvée sur les réseaux sociaux.

On y voit les agents qui approchent tranquillement les présumés suspects, leur exigeant de montrer leurs mains.

«Couche-toi à terre!», entend-on à répétition.

«Vous êtes en état d’arrestation pour possession d’arme à feu», a lancé ensuite un des agents, pendant que son collègue menottait les individus.

Les deux hommes, qui n’affichaient aucun signe d’agitation, étaient alors couchés au sol, à la pointe de l’arme d’un des policiers.

Après avoir été questionnés par les autorités, ils devaient finalement être libérés après une bonne frousse.

Capture d'écran, courtoisie

 

Vigilance

Cette intervention semble symptomatique du climat de violence armée dans la métropole, convient André Gélinas, sergent-détective retraité du SPVM.

La crainte de la population pourrait être due à la forte médiatisation de l’enjeu et le fait que des actes criminels liés aux armes à feu se produisent maintenant à toute heure de la journée, mentionne-t-il.

«Ça induit un état d’esprit chez les gens qui sont super vigilants là-dessus, et oui, des fois ça peut faire en sorte qu’on va être appelés et qu’on va réaliser que c’est une arme-jouet», soutient M. Gélinas, en ajoutant qu’il faut éviter de se balader avec ce type d’objet en public.

Dans la même veine, Le Journal rapportait en juin dernier que le nombre d’appels non fondés au 911 pour des coups de feu à Montréal avait plus que triplé entre 2017 et 2021.

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