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Internationaux d’Australie: Victoria Azarenka règle ses comptes

Il y a 10 ans, la Biélorussienne était au centre d’une controverse juste avant de rafler le titre à Melbourne

Victoria Azarenka
Photo AFP Victoria Azarenka

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MELBOURNE, Australie | Il y avait 10 ans que l’ancienne meilleure joueuse au monde Victoria Azarenka n’avait plus atteint le carré d’as des Internationaux d’Australie. Cette année-là, sur le Rod Laver Arena, la Bélarussienne alors au sommet de son art avait remporté son deuxième et ultime titre majeur à ce jour.

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Mais cette conquête avait aussi été marquée par une controverse. En demi-finale, «Vika» avait pris une pause médicale de 10 min vers la fin de la deuxième manche. 

Sa rivale du jour, l’Américaine Sloane Stephens, venait alors de sauver trois balles de match pour la briser et ramener le pointage à 5-4. 

Revenant du vestiaire, Azarenka avait remporté la rencontre dès le jeu suivant, brisant à son tour. Puis, elle avait dit à ESPN «qu’elle avait eu besoin de se calmer». 

Victoria Azarenka
Photo AFP

Le match était disputé sous une chaleur accablante à Melbourne et la jeune championne «n’arrivait plus à respirer». 

«C’est comme si je faisais une crise de cœur», avait-elle affirmé. 

En conférence de presse un peu plus tard, elle s’était corrigée, disant avoir mal compris la question posée par le réseau américain. «La raison pour laquelle je ne pouvais pas respirer, c’est parce que mon dos était coincé», avait-elle nuancé. 

Son pire moment

Cette pause médicale prolongée et ce rectificatif avaient valu à la Biélorussienne bon nombre de critiques de la planète tennis. Sur les réseaux sociaux, Azarenka avait été traitée de menteuse. 

Clairement, cet épisode a laissé des marques. Dix ans plus tard, après avoir battu l’Américaine Jessica Pegula, troisième favorite, par la marque de 6-4 et 6-1 mardi en quarts grâce à un jeu inspiré, la raquette de 33 ans a qualifié cet épisode de «pire moment de sa carrière». 

Victoria Azarenka
Photo AFP

«La façon dont j’ai été traitée, la façon dont j’ai dû m’expliquer jusqu’à 22 h 30, parce que personne ne souhaitait me croire...», a laissé tomber la 24e tête de série à Melbourne. 

Pas de méchants ni de héros

Il était impossible de lire dans le regard de l’ex-top 10 à ce moment, car elle porte des lunettes de soleil en conférence de presse pour éviter que la lumière ne lui cause des migraines. 

Mais le ton laissait peu de doute. Azarenka avait encore des comptes à régler. «Savez-vous ce qui s’est passé réellement il y a 10 ans? C’est ça, le problème», a-t-elle répondu au journaliste qui l’a questionnée à ce sujet. 

Avant le début de la quinzaine, le Serbe Novak Djokovic déplorait le fait qu’il était dépeint comme un «méchant» dans les médias l’an dernier, après que son visa australien a été annulé. 

La Biélorussienne a fait écho aux propos de l’homme aux 21 titres majeurs, mardi. 

Victoria Azarenka
Photo AFP

«Il y a parfois cet incroyable désir d’écrire une histoire avec un méchant et un héros, a-t-elle soulevé. Mais nous ne sommes pas des méchants ni des héros, nous sommes des humains normaux qui traversent beaucoup, beaucoup de choses.»

«Les hypothèses et les jugements, ces commentaires, c’est de la merde parce que personne ne connaît le fin fond de l’histoire. Je l’ai expliquée plusieurs fois et personne ne m’a crue.»

«Ça m’a pris 10 maudites années à passer par-dessus. J’ai finalement réussi.»

Accepter la peur et l’anxiété

Au-delà de cet épisode, Azarenka a dit qu’elle travaillait depuis six mois à calmer l’angoisse qui l’envahit parfois sur le court et qui a miné une partie de sa carrière. 

«Je tente d’accepter cette anxiété, cette peur qui m’habite, a dit la vétérane. De n’être ni positive ni négative sur le terrain, mais simplement neutre.» 

Victoria Azarenka
Photo AFP

Cela semble fonctionner pour Vika depuis le début de la quinzaine, puisque l’on croirait voir par moments l’Azarenka d’antan. 

Mais n’allez pas lui dire. Elle n’aime pas cette expression. 

Ne pas penser au titre

Toujours est-il que la Biélorussienne est de retour en demi-finale de ces Internationaux d’Australie, qui sont le théâtre de ses deux seuls titres du Grand Chelem en carrière. 

Elle affrontera, ce soir ou cette nuit (l’heure de l’Est), la Kazakhe Elena Rybakina, 22e favorite et championne à Wimbledon l’an dernier. 

Et maintenant qu’elle est passée par-dessus les événements d’il y a 10 ans, Azarenka croit-elle qu’elle est prête à finalement réussir le triplé à Melbourne? 

«Il est trop tôt pour y penser. Je crois que les réponses que je vous ai données plus tôt sur ma mentalité actuelle permettent de comprendre que je ne souhaite pas songer tout de suite à la victoire.» 

En direct de Melbourne Park 

On vous racontait hier à quel point les Australiens aiment boire. Cela vaut tant pour le café que pour l’alcool. Mais ils aiment aussi manger. Sur le site des Internationaux d’Australie, les concessions alimentaires sont toujours achalandées. Et dans les coins les plus populaires de Melbourne, on ne trouve pas des restaurants à tous les coins de rue ; on en trouve plutôt sur toute la rue. 

La cuisine asiatique a la cote

Victoria Azarenka
Photo Jessica Lapinski

Il y a plus de 3500 restaurants à Melbourne, selon l’office de tourisme, et ceux-ci servent des mets de plus de 70 pays. Mais au cœur de la ville, c’est principalement la cuisine asiatique qui est à l’honneur. Et il y en a pour tous les budgets, des petites cantines qui offrent des plats sous les 10 $ aux assiettes à 80 $, des fameux « dumplings » à de l’ormeau braisé (c’est un escargot de mer), en passant par la soupe au requin.  


Du kangourou dans votre assiette

Victoria Azarenka
Photo Jessica Lapinski

Le seul endroit où vous pourrez voir des kangourous à Melbourne est au zoo... ou dans votre assiette. Mais non, ce n’est pas une viande que tous les Australiens consomment régulièrement à la maison. Comme le bœuf, vous pouvez le manger grillé ou en tartare. C’est une viande faible en gras, riche en protéines et tendre, du moins si elle est bien apprêtée. Et oui, ça goûte un peu comme le bœuf. D’ailleurs, il n’est pas nécessaire de parcourir 10 000 km pour en manger : il s’en vend au Québec.  


Melbourne est tennis

Victoria Azarenka
Photo Jessica Lapinski

À travers le centre-ville de Melbourne, quelques écrans géants permettent de suivre l’action des Internationaux d’Australie en direct, avec vue sur les gratte-ciel. Bien sûr, ce n’est pas comme vivre l’ambiance du stade, mais cela permet d’économiser sur le coût d’entrée pour le central, le Rod Laver Arena, où, mardi, un billet se vendait au minimum 199 $ pour les demi-finales féminines, et... 1200 $ pour la finale masculine de dimanche.

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