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Où sont les défenseurs de Québec, la suite

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Pendant la campagne électorale, François Legault a répété qu’il souhaitait faire de Québec la deuxième métropole du Québec, mais dans les faits, son gouvernement se préoccupe bien peu de la capitale nationale.

Après les récentes rencontres, à Montréal au lieu de Québec, entre les chefs de partis et le premier ministre Legault, je posais hier la question : Où sont les défenseurs de Québec ? Le cri du cœur a fait beaucoup réagir en coulisses. Il s’agit d’un signal clair indiquant que les acteurs socio-économiques s’inquiètent eux aussi.

Nombreux sont ceux qui se rappellent que dès son premier mandat, François Legault trouvait que venir à Québec représentait une perte de temps. 

D’aucuns trouvaient aussi qu’il démontrait une méconnaissance des dossiers de Québec, laquelle persiste.

Le résultat, c’est que les dossiers stagnent et que plus personne n’assume un véritable leadership pour la région. 

Québec vit sur les réalisations du passé, un peu comme quelqu’un qui n’a plus d’argent, plus d’emploi mais qui peut encore compter sur une fortune amassée. Un modèle qui ne sera pas viable à moyen terme, on s’entend.

Important recul 

On est loin du temps où Agnès Maltais, Sam Hamad et Margaret Delisle travaillaient ensemble en coulisses. 

Peu importe leurs allégeances politiques, ils s’alliaient pour faire monter la pression et faire en sorte que les dossiers de Québec reviennent sur le dessus de la pile.

On est loin aussi du Comité Québec Capitale, qui il y a 20 ans réunissait divers leaders locaux militant pour le développement économique, sous la présidence du recteur de l’Université Laval. Dans le contexte, faudrait-il songer à une version 2.0 ?

Puis, le rôle de chien de garde que jouait autrefois la Commission de la capitale nationale n’existe plus. 

Lorsque Sam Hamad était ministre responsable, celle-ci dressait un Profil de localisation de l’effectif, des dirigeants, des bureaux centraux des ministères et des sièges sociaux des organismes gouvernementaux

Or, depuis le départ de M. Hamad, en 2012, ce recensement n’existe plus, confirme le porte-parole. Quant au rôle-conseil de la Commission auprès du gouvernement, « il se limite surtout aux domaines de l’aménagement, de l’urbanisme et du patrimoine ». 

Beau discours

L’une des clés de la défense des intérêts de Québec se trouve dans la Loi sur le statut de la ville en tant que capitale nationale du Québec. Adoptée en 2016, cette loi prévoit notamment que « le territoire de la ville est le lieu privilégié et prioritaire pour la tenue de rencontres importantes ». 

Mais il faut faire bien plus pour défendre les intérêts de Québec et faire avancer les dossiers. Les chefs de partis d’opposition et les élus de la région, tous partis confondus, doivent s’impliquer.

Le ministre responsable, Jonatan Julien, démontre une volonté de défendre la région, mais il n’y arrivera pas seul. 

Il ne détient ni l’expérience ni le poids politique des élus de Montréal, comme Pierre Fitzgibbon qui en mène très large.

François Legault a beau faire des discours sur « Québec la deuxième métropole », il doit montrer que les bottines suivent les babines. 

D’ailleurs, il faudrait lui dire que Québec n’a rien à faire de devenir une deuxième métropole. Québec souhaite simplement être respectée et considérée comme une véritable capitale nationale.

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