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Procès de Patrice St-Amand: les événements se précisent

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D’autres témoignages ont été entendus mardi au procès de Patrice St-Amand, notamment accusé d’avoir violemment battu l’ancienne copropriétaire de l’Hôtel Central Parent, tandis que de nouvelles images permettent de comprendre un peu plus le fils des événements de janvier 2020. 

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Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2020, Patrice St-Amand aurait sévit dans un relais de motoneige de Parent. Le propriétaire de Chez Ti-Rouge, Daniel Laliberté, aurait lui-même été la cible de menaces de la part de l’accusé selon des témoignages entendus la veille.

Devant le tribunal, il a affirmé avoir été réveillé par des amis qui cognaient à sa porte. L’un d’entre eux, Anthony Claveau, a raconté avoir reçu un appel disant que «quelqu’un comptait faire la peau à Ti-Rouge.»

À son arrivée, comme M. Laliberté, il a remarqué une motoneige Yamaha Phazer quitter le relais. «On entend le bruit de la motoneige Phazer passer, que je vois très bien par la baie vitrée de mon salon», a assuré M. Laliberté. Il a décrit la motoneige comme étant de couleur blanche et bleue.

À peine arrivé au domicile du propriétaire, qui se trouve devant le relais, M. Claveau a remarqué aussi que deux débuts d'incendie faisaient rage. «J’ai remarqué que le feu était allumé à la cache dans l’entrée. J’ai lâché un cri», a-t-il relaté. Il a ensuite aidé le propriétaire à éteindre les feux.

Le policier David Boutin de la Sûreté du Québec a aussi été appelé comme témoin mardi. Il a raconté avoir participé à une poursuite policière, un peu après 4h, près de Casey. Il a expliqué avoir tenté de rattraper une motoneige de type Yamaha Phazer. Il a expliqué l’avoir reconnue à cause des phares qui, en avant, sont situés sur le guidon. Celle-ci avait croisé sa route. Il conclut qu’il pourrait s’agir de l'accusé, qui était suspecté d’une agression survenue quelques heures plus tôt à Parent.

Lorsqu’il a allumé les gyrophares, il dit avoir entendu le bruit de l’accélérateur de la motoneige se faire entendre. Il poursuit en disant avoir effectué un demi-tour pour suivre le conducteur, qui était seul sur la motoneige, et d’une «bonne corpulence.»

Après plusieurs vérifications pour retracer la motoneige, les patrouilleurs l’auraient finalement perdu de vue.

Ce n'est que le lendemain après-midi que Patrice St-Amand aurait été retrouvé dans un chalet. Le propriétaire l'aurait alors sommé de partir. «Je lui dis qu'il n'a pas d'affaire là et que j'aimerais ça qu'il s'en aille», a dit le témoin, Steve Coulombe.

Il a raconté être arrivé à son chalet avec d’autres personnes vers 14h30 le 3 janvier 2020. M. Coulombe a ajouté aussi avoir tout de suite constaté une trace fraîche de ski-doo vers son chalet, ce qui n’était pas normal. Il a remarqué également un «vieux Phazer bleu des années 1990», une motoneige de la marque Yamaha.

Il a dit avoir ensuite vu une personne assise dans le lit, dans son chalet. Après lui avoir demandé fermement de sortir, la personne serait venue à sa rencontre sur le perron. Il a décrit l’homme comme étant grand, chauve, avec le teint blême.

L’homme en question lui aurait raconté qu’il avait eu un accident de ski-doo et qu’il avait une clavicule cassée. M. Coulombe ne le croit pas, se souvenant de ce que quelqu’un lui avait raconté sur les événements de la nuit dans le secteur. Il croit que c’est cet individu qui est présent dans son chalet.

Le propriétaire a témoigné avoir vu une hache sur le sac à dos de l’individu, qu’il aurait tout de suite «jeté dans le bois», parce qu’il ne lui faisait pas confiance. Il a expliqué plus tard avoir laissé ce sac à dos sur le perron «tout d’un coup qu’il revienne dans la nuit le chercher.»

En entrant dans son chalet, M. Coulombe aurait senti une odeur de gaz et de propane. Il a expliqué avoir aéré le chalet «pour pas qu’on saute.» Il a ajouté avoir vu du gaz sur le matelas du lit.

Plus tard dans l'après-midi du 3 janvier, Patrice St-Amand aurait abordé des policiers, qui surveillaient son véhicule stationné à Casey, pour leur demander de l’aide pour récupérer sa motoneige avec laquelle il prétend avoir eu un accident. Il a ensuite été identifié et arrêté.

La preuve de la poursuite est maintenant close. La défense a présenté mardi une motion en non-lieu sur les chefs d’accusation de tentative de meurtre et d’introduction par effraction. Selon la défense, il y a un manque de preuve sur l’intention criminelle dans les deux cas.

«On a une affaire où la violence alléguée est exceptionnelle et inouïe et on a un dossier qui se transforme avec des procédures exceptionnelles et inouïes. C’est un dossier qui a trois ans. Il y a eu cinq avocats. Par chance, aujourd’hui, on a clos notre preuve. On est vraiment contents. Les témoins de la poursuite ont tous été entendus. Une autre chose qui n’est pas inouïe, mais plutôt rare, la défense va fort probablement présenter une défense d’intoxication extrême», a expliqué le procureur de la Couronne, Me Éric Thériault.

De son côté, Sylvie Lachapelle, la présumée victime de Patrice St-Amand, qui a assisté mardi au procès dans la salle, est soulagée. «On a hâte que ça finisse, ça fait déjà trois ans. C’est tout le temps remis. Là au moins, il avait une avocate, ça a été plus vite.»

La date de reprise du procès de Patrice St-Amand devrait être déterminée vendredi. Ce sera à la défense d’appeler ses témoins et experts à la barre.

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