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Une manifestation pour la sécurité des enfants autour des écoles

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Des citoyens et des parents, en présence de quelques politiciens, ont participé mardi matin à une manifestation nationale devant l’école des Berges dans le quartier Saint-Roch à Québec pour mettre fin à l’insécurité́ routière en zone scolaire.

• À lire aussi: Sécurité en zone scolaire: une manifestation nationale le 24 janvier

«La fin de la récréation a sonné. C’est fini, les élus ne peuvent plus ignorer l’enjeu majeur qui préoccupe les familles», lance Annie Mathieu co-organisatrice de la mobilisation et mère de deux enfants. 

Photo Louis Deschênes

Des parents d’une trentaine d’écoles à travers la province, dont 10 à Québec et Lévis se sont fait entendre à travers le mouvement citoyen Pas une mort de plus.

Le collectif souhaite lancer un message au gouvernement du Québec après le décès de la petite Maria, une Ukrainienne de 7 ans qui est morte tragiquement à Montréal après avoir été renversée par une voiture en décembre.

Photo Louis Deschênes

«Faut-il vraiment attendre qu’il y ait un décès avant qu’il fasse quelque chose pour s’assurer que nos enfants sont en sécurité», affirme Mme Mathieu.

«C’est un décès inacceptable et deux jours après, ils ont installé des bollards, j’étais indigné de ça», ajoute-t-elle puisque les parents du quartier à Montréal réclamaient depuis longtemps des aménagements sécuritaires.

«Wô les moteurs»

Plusieurs enfants avaient été mis à contribution pour la confection des affiches dénonçant la vitesse dans les zones scolaires.

«Wô les moteurs», «Stop! Je veux vivre», «Ralentissez» et «Même les [dinosaures] ont peur des autos», pouvait-on lire sur les pancartes.

Photo Louis Deschênes

Des agents du Service de police de la Ville de Québec ont profité de l’occasion pour faire du radar sur la rue Prince-Édouard, une artère très passante devant l’école.

Sous le regard des manifestants, le policier a remis une troisième contravention à un automobiliste qui circulait au-delà de la limite permise de 30 km/h.

Une situation réjouissante pour Martin Bélanger qui lui, pointait les voitures avec son séchoir pour les faire ralentir comme s’il avait un vrai radar.

«Il y a plus de la moitié des voitures qui ne respectent pas les limites de vitesse. Je parle des automobilistes, même des voitures identifiées à des compagnies privées, même identifiées à la Ville de Québec et j’ai vu des poids lourds qui allaient assez vite aussi», constate le citoyen de Saint-Roch qui accompagne un enfant à l’école régulièrement.

Photo Louis Deschênes

Amendes plus salées

Le député de Taschereau pour Québec solidaire, Étienne Grandmont, était présent avec ses jeunes enfants. Il estime que le gouvernement Legault devrait en faire plus pour la sécurité des écoliers.

«C’est inacceptable en 2023 que des enfants perdent la vie sur le chemin de l’école [...] Je suis ici parce que la CAQ devrait jouer un rôle plus important», a-t-il déclaré rappelant que le code de la sécurité routière et les solutions de rechange à l’automobile sont du contrôle du provincial.

Pour sa part, Virginie Dufour, porte-parole en matière d’affaires municipales pour le PLQ, demande au gouvernement du Québec plus de radars photo et des amendes plus salées.

«Les amendes, c’est quelque chose qu’on devrait réviser, les rehausser [...] Tout ce qui est radar photo, ça relève du provincial et c’est assez efficace quand il y en a», affirme la députée des Mille-Îles.

Mentionnons que Malgré les invitations, aucun élu de la Coalition Avenir Québec n’était sur place à l’école des Berges.

Photo Louis Deschênes

Le maire Marchand

Absent à la manifestation, Bruno Marchand était représenté par les conseillers Pierre-Luc Lachance, du district de Saint-Roch–Saint-Sauveur, et Marie-Josée Asselin, du district Loretteville-Les Châtels.

Le maire de Québec a toutefois commenté le dossier à travers ses engagements.

«Il faut en faire davantage. À Québec, l’an passé, on a eu un blessé léger en zone scolaire, aucun blessé grave et aucun accident mortel, heureusement. On pourrait se dire avec ça que c’est suffisant. “Rassurez-vous, tout va bien.” Nous, ce n’est pas la façon qu’on a de travailler. Les parents et certains jeunes ont un sentiment d’insécurité. On va travailler à aménager les lieux. Ça va prendre du temps. On ne reconstruit pas une ville comme ça en claquant des doigts. Mais oui, on va refaire les installations, on va réaménager les quartiers et on va en appeler aux citoyens. Le premier ministre en a parlé récemment. Les comportements autour des écoles ne sont pas faits par des politiciens, ils sont faits par des citoyens, des parents. Pas toujours avec un mauvais dessein, évidemment. Ça suppose un aménagement et une conscience collective si on veut protéger nos enfants.»

De son côté, Claude Villeneuve, chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, a rappelé que la Ville travaille très fort pour améliorer la sécurité des jeunes.

«Présentement, la Ville est en train de revoir tous les corridors scolaires autour des 115 écoles primaires à Québec. Ça prend du temps par exemple, en 2022, il y a 35 projets qui devaient se faire et il y en a juste 22 qui ont été complétés. D’ici 2025, on devrait avoir complété tout ça», mentionne M. Villeneuve.

– Avec la collaboration de Stéphanie Martin

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