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Voici 4 précieux conseils financiers pour les nouveaux arrivants

Immigration
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Pas facile de s’y retrouver lorsqu’on est un immigrant au Québec. En plus de devoir s’acclimater à un autre pays, il faut apprivoiser un nouveau système financier. 

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Comptes bancaires, crédit, épargne, fiscalité, retraite... 

Ce petit guide vous aidera à débroussailler quelques notions de base.

1. Ouvrir un compte en banque

L’une des premières choses à faire est d’ouvrir un compte en banque afin de pouvoir y transférer des sommes et d’avoir accès à votre argent dès votre arrivée. Certaines institutions financières permettent d’ailleurs d’en ouvrir un à partir de l’étranger. C’est le cas de Desjardins, qui a d’ailleurs une équipe entièrement dédiée aux nouveaux arrivants et communautés culturelles. 

Éva Loret, chargée de clientèle au sein de cette équipe, souligne qu’il est très important de bien comprendre la différence entre carte de débit – avec laquelle on effectue des achats dont les montants sont prélevés immédiatement dans votre compte – et carte de crédit. Cette dernière permet de faire des achats dans les magasins ou en ligne, de louer une voiture, de réserver une chambre d’hôtel, etc. 

La somme dépensée n’est pas exigible immédiatement, mais après une période de grâce de 21 jours. Seul un paiement minimum doit être versé à l’échéance de la facturation (5 % du solde pour les nouvelles cartes de crédit). Il est préférable de toujours payer le solde complet, sinon des intérêts quotidiens, généralement de 19,99 %, seront calculés sur le montant total du solde, et ce même si vous en avez payé une partie.

Une carte de crédit permet également d’obtenir des avances de fonds, mais les intérêts sont plus élevés et calculés différemment de ceux pour les achats.

Plusieurs grands détaillants proposent aussi leurs propres cartes de crédit. Ces « cartes de magasin » ont souvent des taux d’intérêt très élevés (30 %).

2. Faire ses déclarations de revenus

Éva Loret mentionne que les nouveaux arrivants doivent faire leur déclaration de revenus au Canada même s’ils n’ont pas travaillé et qu’ils n’ont pas d’impôt à payer. 

« Cela permettra de déclencher les droits de cotisations au CELI et au REER notamment, mais aussi d’obtenir certaines allocations, crédit pour la TPS, crédit d’impôt pour solidarité, etc. », dit-elle.

Vous aurez droit aux mêmes crédits et déductions que tous les citoyens canadiens, mais certains d’entre eux, par exemple le montant personnel de base, sont accordés proportionnellement au temps passé au pays pendant l’année financière.

Vos enfants ont fréquenté une garderie ? Dans ce cas, vous pouvez réclamer le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde.

« Il faut aussi déclarer ses revenus gagnés à l’étranger et, dès la deuxième année de son établissement au Québec, produire son état patrimonial personnel à l’étranger si ce dernier dépasse 100 000 $ », précise Éva Loret.

3. Établir un historique de crédit

L’historique de crédit est indispensable si l’on veut pouvoir accéder au crédit et à la propriété. Vos habitudes de paiement seront consignées dans votre dossier de crédit personnel auprès de deux agences, Equifax et TransUnion, et un pointage vous sera attribué. 

Ce dossier est consulté par les prêteurs chaque fois que vous ferez une demande de carte de crédit, de prêt, de marge, etc. « Dès son arrivée, il faut mettre en place de bonnes habitudes de paiement. Avoir une carte de crédit, payer régulièrement avec celle-ci quelques achats et factures et rembourser la totalité des soldes chaque mois permettront de vous constituer peu à peu un bon historique », recommande la chargée de clientèle.

4. Planifier des études, la retraite et l’achat d’une propriété

Il est possible de mettre de l’argent de côté pour les études postsecondaires de vos enfants dans un Régime enregistré d’épargne-études (REEE). Des subventions gouvernementales et un Bon d’études canadien s’ajoutent aussi à l’argent que vous épargnez. Ces sommes vont fructifier à l’abri de l’impôt et seront peu ou pas imposables lors de leur retrait.

Pour planifier la retraite, le Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est un bon outil dans lequel on peut accumuler de l’épargne à l’abri de l’impôt. Les cotisations effectuées durant l’année financière réduisent d’autant le revenu imposable, et donc l’impôt à payer. 

Le Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) est un autre outil d’épargne intéressant qui fait fructifier l’épargne à l’abri de l’impôt tout en gardant les fonds accessibles.

Vous souhaitez acheter une maison ? Si vous avez cotisé à votre REER, vous pourriez en retirer jusqu’à 35 000 $ par le biais du Régime d’accession à la propriété (RAP). Le Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), quant à lui, permettra d’accumuler jusqu’à 40 000 $ non imposables et déductibles d’impôt.

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