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Canadien: «Il n’y a pas de compétition entre nous», assure Allen

Jake Allen se réjouit des succès de Samuel Montembeault

Coyotes c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Jake Allen effectue un arrêt lors du match contre les Coyotes de l’Arizona, le 20 octobre.

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Chien qui va à la chasse perd sa place. Chien qui revient reprend son bien. Avec le retour imminent de Jake Allen, il sera intéressant de voir si Martin St-Louis adoptera l’expression dans son entièreté où seulement en partie.

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Blessé au haut du corps, Allen a raté les huit derniers matchs de l’équipe. Huit rencontres au cours desquelles Samuel Montembeault en a profité pour éclore. De ces huit départs, sept ont été de grandes qualités.

Son taux d’efficacité de ,930 au cours de cette période explique en partie les quatre gains qu’il a savourés et la raison pour laquelle le Tricolore a tenu tête aux Bruins jusqu’à tard dans l’affrontement de mardi soir. 

« Je suis content pour Sam. C’est un bon gardien. Je l’ai constaté dès qu’il est arrivé l’an dernier. Je suis heureux qu’il ait la chance d’ouvrir les yeux des gens », a déclaré Allen au terme de l’entraînement optionnel de mercredi midi.

« En plus, c’est un Québécois à Montréal. C’est donc encore plus gros, a-t-il ajouté. Son potentiel est énorme. J’espère le voir terminer la saison en force et le voir continuer de s’améliorer. »

Montembeault, l’avenir

C’est bien beau, mais pareille tenue n’a pas manqué de ramener sur le tapis la fameuse question sur l’identité du gardien numéro un.

« Pas question d’utiliser d’étiquette, a insisté Allen. D’ailleurs, il n’y a pas de compétition entre nous. Ce qui compte, c’est le bien de l’équipe. Sam s’est défoncé lors des derniers matchs. Avec toutes les blessures au sein de la formation, ce n’était pas évident. Ça a donné confiance au groupe. »

Cela dit, Allen reconnaît qu’à une autre époque de sa carrière, il aurait possiblement tenu un discours différent. Or, à 32 ans, avec une bague de la coupe Stanley en poche et une prolongation de contrat qui lui rapportera 3,85 M$ à chacune des deux prochaines saisons, le Néo-Brunswickois n’est plus dans le même état d’esprit.

En fait, il a adopté à merveille le vieux principe évoqué plus tôt cette saison par l’entraîneur-chef du Canadien : celui de participer à l’implantation d’une culture tout en sachant qu’on ne sera pas là pour en récolter les fruits.

« Sam fait partie du groupe qui veut amener cette équipe au prochain niveau, a lancé Allen. Je suis réaliste. Je sais que je ne serai pas ici dans quelques années, mais je veux voir cette équipe connaître du succès avec Sam, Cole (Caufield) et Suzy (Nick Suzuki). C’est pour ça que j’aime voir Sam jouer de cette façon. »

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Des encouragements à Primeau

Pour refaire de la place à Allen dans la formation, le Canadien a cédé Cayden Primeau au Rocket de Laval. Pendant ce court séjour avec le grand club, l’Américain, qui revenait d’une blessure au moment de son rappel, n’a vu de l’action que durant 20 minutes.

Rien pour véritablement mesurer sa progression dans cette saison plutôt difficile pour lui à Laval.

« Il est encore en plein développement. Je pense qu’il a un brillant avenir, a soutenu Allen. Du point de vue de la technique et des habiletés physiques, il est en avance sur moi au même âge. »

Et en véritable grand frère, il s’est assuré que Primeau retourne dans la Ligue américaine l’esprit tranquille.

« Je lui ai dit que ce n’est pas parce que Sam va bien récemment qu’il n’y a pas d’avenir pour lui ici. Dans quelques années, les deux pourraient bien composer le duo de gardiens de cette équipe. »

Mais, encore une fois, on risque de se demander qui sera le numéro un. 

Il tenait à revenir avant la pause 

Jake Allen ne s’attendait pas à devoir rater deux semaines d’activité lorsqu’une blessure au haut du corps l’a forcé à visiter l’infirmerie après l’entraînement matinal précédant la visite du Kraken de Seattle, le 9 janvier. 

À l’origine, l’organisation montréalaise avait indiqué que le cas de son gardien allait être réévalué quotidiennement. 

« Au départ, je ne savais pas trop combien de temps j’allais rater. C’était d’abord une question de feeling. J’ai essayé de voir si je pouvais revenir rapidement, mais j’ai convenu qu’il valait mieux attendre un peu plus longtemps », a expliqué le Néo-Brunswickois.

« C’était une question de précaution. Je voulais éviter de traîner cette blessure toute la saison », a-t-il poursuivi.

Disons qu’Allen était d’avis qu’il avait suffisamment occupé la liste des blessés, la saison dernière. Différentes blessures, dont une commotion cérébrale et une blessure à l’aine l’ont tenu à l’écart du jeu pour un total de 41 matchs.

« Avant l’an passé, je n’avais jamais vraiment été à l’écart du jeu. C’est sans doute ce qui m’a poussé à vouloir revenir rapidement avec le groupe, a indiqué Allen, qui s’entraîne avec le reste de l’équipe depuis déjà quelques jours. En même temps, il faut comprendre qu’il reste encore 44 matchs à la saison. Il fallait prendre la bonne décision. »

Au moins un match

Allen ne voulait pas précipiter son retour, mais il tenait tout de même à pouvoir reprendre l’action avant la pause du match des étoiles et le congé de quatre jours qui la suivra.

« C’est l’objectif. Je veux jouer au moins un match avant la pause. Parce qu’avoir 9 ou 10 jours supplémentaires sans match ni réel entraînement rendrait la situation encore plus compliquée », a indiqué Allen, faisant référence à la capacité de retrouver son rythme et son synchronisme.

« C’est ce qu’il y a de plus difficile. C’est la même chose pendant le camp d’entraînement. Le jeu est devenu tellement rapide. Et il n’est plus seulement en ligne droite », a-t-il expliqué.

D’ici le week-end des étoiles, le Canadien disputera trois rencontres. Jeudi soir, face aux Red Wings au Centre Bell. Puis, deux contre les Sénateurs; samedi à Ottawa et mardi, à Montréal.

Reste à savoir dans laquelle d’entre elles, Allen sera envoyé dans la mêlée. 

Une formule qui plaît à Robidas 

En raison des nombreux blessés qui minent ses troupes, Martin St-Louis a choisi depuis une demi-douzaine de matchs d’utiliser une formation qui mise sur 11 attaquants et sept défenseurs.

D’ordinaire, ce n’est pas une formule qui plaît à ceux dont le mandat consiste à patrouiller la ligne bleue. Stéphane Robidas, actuel entraîneur des arrières du Canadien, se souvient qu’il n’avait pas grandement apprécié l’expérience lors de son court séjour de deux saisons dans l’uniforme bleu-blanc-rouge.

« De la façon dont on déployait le jeu, je ne jouais ni à l’attaque ni à la défense », a-t-il raconté lorsque rencontré près du vestiaire du Tricolore.

Dans le cas actuel, où le Tricolore aligne une multitude de défenseurs inexpérimentés, en avoir un de plus à sa disposition possède ses avantages.

Cela permet aux Jordan Harris, Arber Xhekaj, Justin Barron et Johnathan Kovacevic de demeurer constamment dans la formation et d’obtenir des minutes de jeu formatrices au lieu de devoir regarder leurs confrères depuis la passerelle.

« Je vois ça de façon positive, a indiqué le Sherbrookois. Chacun de nos défenseurs joue au moins 10 minutes. En plus, nos vétérans obtiennent leurs minutes régulières. »

En fait, on peut même parler d’un minimum de 15 minutes de jeu puisque Xhekaj, 15 min 1 s, est l’arrière le moins utilisé.

Un casse-tête

Néanmoins, il reconnaît que la gestion du personnel devient parfois un casse-tête. Surtout pour un gars comme lui qui en est à ses premières armes derrière un banc de la LNH.

« Il a fallu que je m’ajuste », a-t-il d’abord admis.

« Tu veux essayer de garder tous les joueurs dans le match, tu veux éviter de trop espacer leurs minutes. Mais il faut prendre en considération les confrontations, les unités spéciales, les mises en jeu en zone offensive ou défensive, a-t-il énuméré. Il y a beaucoup de facteurs qui entrent en ligne de compte et influencent qui nous envoyons sur la glace. »

Chris Wideman, laissé de côté lors des cinq derniers matchs, semble le seul à ne pas être en mesure de profiter de cette formule.

« Ce n’est pas évident pour lui, mais il ne s’est jamais plaint. C’est un véritable pro. Il amène de l’enthousiasme et de l’énergie dans les pratiques. Il interagit avec nos jeunes défenseurs. Je lui lève mon chapeau », a vanté l’ancien défenseur des Cataractes de Shawinigan.

Le mandat de Xhekaj

Parlant des unités spéciales, cette formule à sept défenseurs permet de donner de l’expérience à plus d’une recrue. Par exemple, sur la deuxième vague de l’attaque massive, il n’est pas rare de voir Arber Xhekaj et Justin Barron alterner. 

« Les deux gars sont capables de faire le travail. Arber l’a démontré depuis le début de la saison et Justin le faisait dans la Ligue américaine avant de le faire avec nous, a expliqué Robidas. Encore là, ça dépend du nombre de minutes et d’où en est rendue la rotation. »

On pourrait également ajouter que ça dépend de Xhekaj, s’il est disponible ou s’il se trouve sur le banc des punitions. Aidé de ses huit punitions majeures, le colosse mène la LNH avec 92 minutes de punition.

Sa propension à vouloir jeter les gants est bien appréciée de ses coéquipiers. Mais le jour où le Tricolore reviendra à six défenseurs, il pourrait hypothéquer la défense de son équipe en choisissant mal son moment.

« Martin lui parle souvent de ces choses-là. Mais je pense qu’il fait un très bon travail à ce niveau-là, a souligné Robidas. Il apprend beaucoup. Il arrive du junior. On voit une belle progression. »

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