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Deux élèves supplémentaires par classe: pas une bonne solution, selon les élus

Quebec
Photo d'archives Stevens LeBlanc Bernard Drainville, ministre de l'Éducation.

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Augmenter le nombre d’élèves par classe pour contrer le manque d’enseignants et de locaux comme le réclame la Fédération des centres de services scolaires n’est pas une bonne solution, et le gouvernement n’a pas l’intention d’aller dans cette direction, assure le ministre Drainville. 

• À lire aussi: Deux élèves de plus par classe pour contrer la pénurie de profs

«L’augmentation du nombre d’élèves par classe ne fait pas partie de mes orientations. Au contraire, mon objectif est de travailler à mieux soutenir les enseignants», a déclaré le ministre de l’Éducation dans un message publié sur les réseaux sociaux, mercredi matin.

Il faut plus de bras

La députée libérale Marwah Rizqy a été moins avare de commentaires que Bernard Drainville. Selon elle, cette proposition va à l’envers des besoins du réseau scolaire actuellement.

  • Écoutez la rencontre Latraverse-Dumont diffusée chaque jour en direct 17 h via QUB radio :

«Les enseignants demandent à avoir moins d’élèves, parce qu’il y a tellement d’élèves à besoins particuliers dans les classes qu’ils ne sont plus capables en ce moment. Ils ne demandent pas deux élèves de plus, ils demandent deux bras de plus», a-t-elle lancé, consternée, en marge du caucus libéral, à Lac-Beauport.

Nivellement par le bas

Du côté de Québec solidaire, on estime que l’ajout de deux élèves par classe ne serait rien de moins que du «nivellement par le bas».

«Ça ne va qu’exacerber la pénurie de main-d’œuvre. Si on voulait que les profs quittent le réseau en grand nombre, on ne s’y prendrait pas autrement», s’est insurgée la députée solidaire Ruba Ghazal.

«Les solutions à la pénurie de main-d’œuvre commencent par les conditions de travail et finissent par les conditions de travail. C’est là-dessus qu’il faut agir», a-t-elle ajouté.

  •  Écoutez l'entrevue de Benoit Dutrizac avec Bernard Drainville, ministre de l’Éducation et député de Lévis pour la CAQ sur QUB radio : 

Un fardeau de plus

Le député péquiste Pascal Bérubé est d’avis que cette proposition ne va «pas dans le sens de la valorisation de la profession enseignante».

«Certes, il faut revoir la composition des classes, mais il ne faut surtout pas ajouter un fardeau encore plus grand aux professeurs déjà surchargés, surtout que les services supplémentaires pour les élèves en difficulté ne sont déjà pas au rendez-vous», a-t-il soutenu.

Solution temporaire

Les centres de services scolaires réclament au gouvernement Legault «une plus grande souplesse» pour la création de groupes d’élèves en les autorisant à asseoir deux élèves de plus par classe «dans les milieux où ce serait nécessaire», peut-on lire dans le mémoire de la Fédération, rédigé dans le cadre des consultations prébudgétaires du gouvernement Legault.

Il s’agit toutefois d’une «solution temporaire» justifiée par la situation de crise, alors que les risques de bris de services dans le réseau de l’éducation sont bien réels.

Selon les calculs de la Fédération, l’ajout de deux élèves par groupe dans toutes les classes du Québec permettrait de «récupérer» 3750 enseignants.

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