«Portrait-robot»: une dernière saison haletante
L’Agence QMI a visité le plateau de tournage cette semaine à Montréal
Les rebondissements et les cas sordides seront encore nombreux dans la troisième saison de la série Portrait-robot, dont le tournage se déroule actuellement à Montréal. Rachel Graton, Rémy Girard et Sophie Lorain retrouvent leur personnage pour une dernière saison.
Alors que l’équipe amorce les dernières semaines de tournage au pied du pont Jacques-Cartier, Sophie Lorain parle déjà d’une certaine nostalgie vis-à-vis de cette série de Club illico.
«On s’aperçoit que le temps passe vite. Ce qui est intéressant, c’est que Portrait-robot a été très appréciée, on souhaite toujours secrètement que ça marche, mais on ne pensait pas que ça irait jusque-là.»
Maryse Ferron, son personnage, va vivre tout un dilemme dans les prochains épisodes. «Elle a entendu parler d’un protocole en Chine qui permet d’opérer le syndrome dont elle est atteinte. Elle décide donc de prendre cette opportunité pour partir, avec l’espoir de marcher à nouveau. Mais des choses arrivent en cours de route qui font qu’elle va avoir un choix à faire.»
Comme on l’a vu à la fin de la saison 2, son collègue Bernard (Rémy Girard), qui ne la laisse pas indifférente, s’est fait enlever par la mafia. «Elle l’apprend entre deux aéroports et décide de revenir à Montréal, a révélé la comédienne, qui est également productrice de la série avec son conjoint, le réalisateur Alexis Durand-Brault. Elle choisit de revenir et de prêter main-forte à l’escouade pour essayer de le sortir de là.»
Personnage énigmatique
Du côté d’Ève Garance (Rachel Graton), les questionnements continuent de se multiplier, sans qu’elle trouve réellement de réponses. «C’est un personnage bipolaire et complexe, a confié son interprète. Elle travaille sur elle-même, elle évolue, mais c’est toujours un défi d’aller mieux, de se fier à ses perceptions, d’avoir confiance dans la vie et dans les gens. Il faut dire qu’elle a été bien ébranlée.»
Cette saison, la portraitiste judiciaire sera pas mal obsédée par les retrouvailles avec son fils. «Elle va notamment se demander si elle a encore cette fibre maternelle. Elle a retrouvé son fils, il est vivant, mais va-t-elle être capable de reprendre ce rôle de mère? Après avoir pensé que c’était un enlèvement, avoir appris la vérité, et le fait qu’il a été élevé dans une autre réalité, dans un autre pays, elle se demande comment réagir, d’autant plus qu’elle est en train de se reconstruire. Elle ne sait plus trop quoi faire avec tout ça.»
Une finale ouverte
Après avoir fini l’écriture de la deuxième saison, l’auteur André Gulluni ne savait pas s’il serait capable d’en faire une troisième. Le plus difficile pour lui n’est pas d’accompagner l’évolution des personnages, mais bien d’inventer des histoires tordues sur lesquelles les membres de l’Unité vont enquêter et travailler à la recherche de la vérité. «J’ai la chance que les producteurs, Sophie Lorain et Alexis Durand-Brault, me laissent le champ libre, et me permettent de m’amuser avec les histoires et les personnages. Mon seul objectif était de trouver des idées d’enquêtes hyper tordues.»
Cette troisième saison sera aussi la dernière et c’est toujours un moment important pour un auteur de clore une aventure de plusieurs saisons. «Ç’a été un défi, l’idée était de finir la saison sans vraiment la finir. Je voulais montrer que cette famille de personnages continue sa vie. En même temps, je voulais boucler certaines choses, comme l’histoire entre Ève et son fils, ou la relation entre Maryse et Bernard... Je savais où je voulais aller, mais c’était particulier de se dire que c’est fini. Portrait-robot est mon bébé, c’était ma première série.»
La deuxième saison de Portrait-robot est disponible sur Club illico et la troisième saison sera déposée ultérieurement sur la plateforme de Vidéotron.