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Sondage: la CAQ devrait commencer à s'inquiéter de l'avenir...



Ce n’est pas seulement une histoire de 3e lien.

Ou d’une déconvenue liée à des arguments bric-à-brac sur l’ancien, puis le nouveau 3e lien, tout aussi spectaculairement vaseux.

C’est une égratignure plus profonde qui affecte la CAQ.

Paroles, paroles, paroléééés

Si ce n’était que le 3e lien, une volte-face sur un projet régional ne serait jamais devenue un enjeu national. 

Si ce n’était que le 3e lien, ce ne serait pas le PQ qui bénéficierait des dividendes du recul. Ce serait Éric Duhaime et le PCQ, les antagonistes caquistes sur ce dossier. Ou bien les solidaires, les réels porteurs de la critique du 3e lien. 

Et pourtant. C’est le PQ qui engrange les appuis, lui qui souhaite incarner sa critique du gouvernement par l’authenticité de son chef.

C’est la parole donc du gouvernement qui est soupçonnée, ici.

Cette parole, à la CAQ, paraît parfois suffisante à elle-même. Nous n’avons qu’à dire, pas nécessairement à faire. 

À Québec, c’était le 3e lien. Même si ce projet était qualifié de «joke» par le ministère des Transports, pour reprendre les révélations du collègue Rémi Nadeau, et qu’on étudiait, avant l’élection, d’autres liens entre Lévis et Québec. 

Pas grave, on le promettait dur comme fer. La parole suffit.

Pour les nationalistes, l’appât était la louisianisation et le rapatriement de pouvoirs fédéraux en immigration. Rien de moins que la Nation, qui était en cause, ici.

Après l’élection, d’un coup, Justin Trudeau est devenu, selon M. Legault, «Mon ami, Justin». Et on mettait fin à toutes revendications qu’on promettait. 

Peine perdue pour la Nation, élection gagnée par la Coalition.

Retour dans le futur

On l’oublie, mais avant en 2018, le PM souffrait des étiquettes du «on verra» et de l’«arriviste». On le soupçonnait de faire des promesses au bon vent des modes politiques. Il a réussi, dans son premier mandat, à s’auréoler d’authenticité.

De ce que la CAQ doit s’inquiéter, c’est ce retour dans le futur. 

Des crédibilités, on n’en a pas mille. 

Un sondage ne fait certainement pas le printemps, le gouvernement est encore bien installé, mais il annonce parfois les saisons qui s’en viennent. 







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