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Serge Denoncourt: «La télé a fait de moi le metteur en scène que je suis»

GEN - DÉVOILEMENT DE LA DISTRIBUTION COMÉDIE HAIR
Photo d'archives, Martin Alarie


Le petit écran accroche plusieurs enfants, les fait rêver, leur donne envie de passer devant la caméra. Mais la télé peut aussi permettre à des talents d’éclore au théâtre. Serge Denoncourt en est un très bel exemple.


M. Denoncourt, y a-t-il une émission qui vous a marqué durant votre jeunesse ?

Je suis vraiment un enfant de la télé. J’ai passé mon enfance devant la télé parce que j’étais Asperger et je n’avais pas beaucoup d’amis. Évidemment, comme pour tout gars de mon âge, il y avait La boîte à surprise. C’était le rendez-vous pour tous les enfants. Il n’y avait même pas d’hésitation ; à 16 h, on était devant Bobino, à 16 h 30, c’était La Ribouldingue et Fanfreluche.

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La Ribouldingue. Photo tirée de IMDB

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Bobino Photo tirée de IMDB

Est-ce que ces émissions font partie de vos beaux souvenirs ?

Oui, mais étrangement, mon émission préférée étant enfant, c’était Femme d’aujourd’hui. Je ne peux pas dire pourquoi, mais je ne voulais pas la manquer.

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Minou Petrowski dans Femme d’aujourd’hui. Photo tirée de IMDB

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Jehane Benoît dans Femme d’aujourd’hui. Photo tirée de IMDB

Regardiez-vous la télé seul ou avec votre famille ?

Plus seul. J’avais une sœur qui était pas mal moins télé que moi. J’étais installé avec mes toutous dans un fauteuil, dans le salon, et je pouvais regarder des heures et des heures de télé.


Regardiez-vous trop la télé ?

Non. Je considère que c’est la télé qui a fait de moi le metteur en scène que je suis. Ça m’a complètement ouvert l’imagination et l’esprit. Elle a fait que je suis, je pense, un bon directeur d’acteurs. Je voyais de bons acteurs et de mauvais acteurs. Ç’a continué pendant l’adolescence et la jeune vie adulte. À l’époque, on n’était pas très riches, on n’allait pas au théâtre. Toute ma fenêtre sur l’art, c’était la télé.


Y a-t-il un personnage ou un réalisateur qui vous a influencé ?

Très tôt, vers 12 ou 13 ans, j’écoutais Ciné-club. Je me suis mis à capoter sur des réalisateurs : Fellini, Bergman, Hitchcock... À cette époque, mon rêve était de devenir réalisateur de films.


Pourquoi n’êtes-vous pas passé derrière la caméra pour tourner un film ?

J’en ai fait un peu, mais j’ai beaucoup plus de fun avec le direct.


En 2023, que représente la télé pour vous ?

Elle représente beaucoup Netflix, quand même. Mais je reste un grand amateur de télé. Il y a des perles qui surgissent souvent grâce à nos séries de fiction comme Avant le crash, La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé et Entre deux draps. Ce sont des productions de grande qualité. Même si on est écrasés par des géants numériques qui ont beaucoup plus d’argent que nous, on fait une bonne télé.


Alors, comment faire pour ramener les jeunes devant la télé ?

Ça me fait rire. Quand je faisais Les dieux de la danse, on disait toujours : « Il faut aller chercher les jeunes ». Moi, je disais toujours : « Ils ne sont pas là, les jeunes. Alors de quoi vous parlez ? Il faut faire de la bonne télé pour les “boomers” qui sont devant la télé. La meilleure télé possible pour ceux qui sont nos consommateurs. Les jeunes, il faut aller les rejoindre sur les plateformes et leurs téléphones. » Il faut s’adapter aux jeunes ; ce n’est pas aux jeunes de s’adapter à nous.


Dès que sa comédie musicale Hair aura pris son envol le 16 juillet au Théâtre Saint-Denis à Montréal, Serge Denoncourt s’envolera pour la France afin de faire passer des auditions liées à un spectacle qu’il prépare en sol français.







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