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Conseils de pro : Tout ce qu'il faut savoir sur les prêts étudiants

Conseils de pro : Tout ce qu'il faut savoir sur les prêts étudiants
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Quand on distingue les bonnes des mauvaises dettes, le financement pour les études tombe normalement dans le premier groupe. Contrairement au fait de remplir sa carte de crédit à coup de sorties au resto, c’est une façon d’investir en soi-même. 

Or, il faut tout de même suivre quelques règles de base afin que les prêts étudiants ne se transforment pas en endettement indésirable.            

On s’est donc entretenu avec un pro en sécurité financière qui nous a livré des conseils très legit et réalistes pour naviguer à travers tout ça.             

Conseils de pro : Tout ce qu'il faut savoir sur les prêts étudiants
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Prêt étudiant, prêt perso ou marge de crédit étudiante?             

Pour Julien Ringuette, conseiller en sécurité financière à la Sun Life, on se tourne en premier vers les prêts étudiants proposés par l’aide financière aux études du gouvernement (AFE). Les taux d’intérêt y sont les plus avantageux.             

FYI, les intérêts payés sur les prêts étudiants du gouvernement sont déductibles d’impôt.             

On passe ensuite un petit coup de fil à ses parents pour un friendly reminder quant aux REEE . «On leur demande gentiment s’ils ont souscrit à un régime enregistré d’épargne-études dans lequel ils auraient versé des cotisations destinées à notre cheminement scolaire», nous indique Julien.             

Si on a besoin de financement au-delà du combo prêt gouvernemental + REEE, on communique avec notre institution financière pour un emprunt. On prend le temps de bien magasiner le meilleur taux d’intérêt et on s’enquiert au sujet des modalités de remboursement, qui sont bien différentes de celles de l’AFE.             

Avoir le sens des priorités             

Il s’agirait d’une fausse bonne idée que de commencer à rembourser avant la fin de ses études.            

Quand on emprunte à l’AFE, aucun remboursement n’est exigé pendant les études. De plus, c’est le gouvernement lui-même qui s’acquitte de payer les intérêts courus sur la dette.            

Habituellement, en ce qui concerne les marges et les prêts étudiants octroyés par les institutions financières, on en rembourse mensuellement les intérêts, mais pas le capital.           

«Ce n’est pas judicieux de payer sa dette étudiante avant de payer sa carte de crédit. Et pour cause, on devrait toujours hiérarchiser les dettes selon leur taux d’intérêt», insiste Julien.    

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À la fin des études, on bénéficie d’une période de grâce de 6 mois avant de commencer le remboursement d’un prêt gouvernemental.       

Juste avant l’obtention du diplôme, les banques font parvenir un document précisant les termes d’une entente de remboursement.            

«Mieux vaut toutefois en discuter avec son propre conseiller afin d’opter pour un montant, une fréquence et une période d’amortissement qui reflète le plus notre situation financière», nuance Julien.           

Pour les marges et les prêts étudiants octroyés par un établissement financier, les modalités du remboursement sont différentes. Il faudra respecter les termes de l’entente signée entre l’étudiant et sa banque.          

Quelques conseils en vrac      

Faire le suivi de ses dépenses et réaffecter les dollars ainsi récupérés.   

  • On établit un budget (qu'on essaie de respecter le plus possible).      
  • On regarde comment il est possible de couper dans ses dépenses.       
  • On réaffecte les sommes potentiellement récupérées à un REER, aussi petites soient-elles.            

Réfléchir à la somme nécessaire pour amasser sa mise de fonds et prendre sa retraite.   

  • On se demande souvent quoi choisir et, surtout, par où commencer entre le remboursement de ses dettes d’études , l’épargne en vue de la retraite et l’accession à la propriété.            
  • En fait, il n’y a pas de bonne réponse. La seule façon d’y voir plus clair est d’en jaser avec un conseiller financier. Idéalement, on essaie de faire les trois en même temps et on commence le plus tôt possible.      
  • «Avec un bon plan, nous rassure Julien Ringuette, on peut épargner des milliers en dollars en intérêts et veiller à une meilleure distribution de notre argent.»                 

Faire les premiers pas avec des cotisations à sa portée.   

  • On verse ce que l'on peut, même si c'est une petite somme, histoire de développer de saines habitudes d'épargne.      
  • On fait fructifier son épargne grâce à un régime qui offre de bons avantages fiscaux, comme un REER.             

Utiliser judicieusement ses augmentations de salaire.   

  • On dédie une généreuse partie de son augmentation à l'épargne.            
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photo tim gouw sur unsplash

Le fameux dilemme quant au remboursement et à l’épargne     

On sait qu’il faut absolument payer ses dettes et garder une jolie cote de crédit.             

Par contre, on comprend vite à quel point l’épargne est importante dans la réalisation de nos projets de vie majeurs, comme l’achat d’une maison, la famille et la retraite.                

La fin des études est une étape charnière de la vie d’adulte. Mais les projets ne doivent pas s’arrêter à l’obtention d’un diplôme. Pour réaliser tous les beaux projets dont on rêve, il est important de continuer à épargner malgré le remboursement de son prêt étudiant.             

On a tous un profil et des priorités différents qui méritent leur propre plan en sécurité financière. Les conseillers de la Sun Life sont justement là pour nous aider avec ça.  

 

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