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André Papanicolaou et la série des Grands disques: pas un groupe-hommage comme les autres

À compter du 2 février, le musicien proposera une fois par mois cette série de spectacles consacrée aux grands disques au Verre bouteille sur l’avenue du Mont-Royal.

André Papanicolaou et la série des Grands disques: pas un groupe-hommage comme les autres

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Tout un défi pour André Papanicolaou. Chaque mois, il reproduira sur scène un album complet d’un artiste de son choix... En respectant même l’ordre des chansons!

À compter du 2 février, le musicien proposera une fois par mois cette série de spectacles consacrée aux grands disques au Verre bouteille sur l’avenue du Mont-Royal.  

Par «grands disques», on parle surtout d’albums qui ont marqué son parcours de mélomane et de musicien au fil des ans.  

Parlant de parcours, André Papanicolaou peut se targuer de posséder une feuille de route impressionnante. Il a accompagné Vincent Vallières, Pierre Flynn, Patrice Michaud, pour ne nommer qu’eux.  

Il a lui-même fait paraître les albums Into the Woods, Out of the Woods et Strange Nights.

 Toutefois, au cours des prochains mois, il consacrera une bonne partie de son agenda déjà bien rempli à la mise sur pied de cette série de concerts.  

Ses choix d’albums sont avant tout personnels. Le but étant de trouver d’autres musiciens partageant la même passion que lui pour des opus précis.  

Comme si le défi de monter une telle suite de spectacle n’était pas assez imposant en soi, Papanicolaou s’oblige à monter un groupe différent pour chaque prestation! Certains de ses musiciens peuvent revenir à l’occasion pour plus d’une représentation, mais le combo ne sera jamais le même soir après soir.  

Pour son premier spectacle, ses compères et lui s’attardent à l’album Heartbreaker de Ryan Adams paru en 2001.  

 Comment l’idée de monter de pareils concerts a-t-elle pu germer en lui?  

«J’étais sur la tournée de Pierre Flynn. Moi et Mario Légaré, le bassiste, parlions de notre amour partagé pour l’album Nebraska de Springsteen. On s’est dit “Pourquoi, à temps perdu, on ne monte pas les chansons de l’album?” Souvent, on les jouait en soundcheck. Finalement, on a eu l’idée de les présenter sur scène. On a eu tellement de plaisir à le faire que j’ai décidé de faire la même chose avec d’autres artistes que j’aimais», explique Papanicolaou.    

Si l’exercice peut s’avérer colossal, il peut profiter de l’expertise de ses potes musiciens pour rentabiliser le temps de préparation avant les spectacles.  

«L’idée derrière ça, c’était un peu comme l’idée d’aller au gym. Mais au lieu d’être des athlètes, on est des musiciens. On se donne du matériel, on fait une répétition pis on fait un show. Chacun fait ses devoirs chez eux. L’idée c’est de faire le moins de répétitions possible pis arriver là frais. Vraiment, c’est un défi de musicien.»

Comme on peut le constater, un impressionnant bassin de musiciens réputés gravite autour de lui. André Papanicolaou sait s’entourer.  

Dans son réseau d’acolytes, on retrouve, entre autres, les Denis Faucher (claviériste à La Voix), Marc-André Larocque (Vincent Vallières, Louis-Jean Cormier), Marc Chartrain (Louis-Jean Cormier), Karl Surprenant (Richard Desjardins), Pascale Picard.  

Bien qu’il apprécie ces collaborations avec des professionnels, André Papanicolaou doit composer avec les horaires bien remplis de tels musiciens recherchés. Comme quoi les défis ne semblent jamais assez grands pour lui.  

En passant ainsi d’un répertoire à un autre, s’impose-t-il une ligne directrice quelconque?  

«La seule philosophie qui guide tout ce projet c’est le plaisir. Si on a du plaisir à en faire, on va en refaire d’autres. Si on trouve en le faisant que le plaisir c’est de changer d’artistes chaque mois, on va faire ça aussi. Il n’y a pas vraiment de règle sauf qu’il faut avoir du plaisir. Si c’est pas le fun, on arrête de le faire.»

Sans déterminer d’ordre précis dans les prestations à venir, Papanicolaou affirme qu’au cours des prochains spectacles de la saison, on peut s’attendre à des reprises de Highway 61 de Bob Dylan, de Revolver des Beatles et même de The Last Splash des Breeders. Pour ne nommer que ceux-là. Prometteur!  

La reprise d’albums intégraux, ainsi joués dans le même ordre que sur le disque, est une pratique qui semble de plus en plus populaire. Et pas seulement par des groupes de reprises, mais bien par les artistes eux-mêmes.   

On n’a qu’à penser à Roger Waters qui a proposé une interprétation sur scène de l’album The Wall de Pink Floyd (Il en a tout à fait le droit, il a pratiquement écrit l’album tout seul!).  

Bruce Springsteen a aussi revisité ses classiques comme Nebraska, Born to run, Born in the USA. Et Weezer a fait de même avec ses deux premiers opus (non, on ne va pas repartir le débat à savoir si ce sont leurs seuls bons albums...). 

Luc de Larochellière s’est aussi prêté à l’exercice le temps d’un spectacle pour célébrer les 30 ans d’Amère America, avec les membres originaux de son groupe de l’époque: les frères Pérusse, Marc et François (oui, LE François Pérusse).  

Vous pouvez écouter entendre la chronique Disque Dur à l'émission Dutrizac de 6 à 9 sur QUB radio.  

Stéphane Plante nous parle de la série de concerts hommages d'André Papanicolaou

 Série des grands disques : Heartbreaker de Ryan Adams   

Samedi 2 février au Verre bouteille (2112, avenue du Mont-Royal Est, Montréal).