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Benoit Charette ne croit pas que l’environnement est «l’angle mort» de son parti

Benoit Charette ne croit pas que l’environnement est «l’angle mort» de son parti
Photo d'archives, Simon Clark

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QUÉBEC | Contrairement à sa prédécesseure MarieChantal Chassé, l’actuel ministre de l’Environnement, Benoit Charette, ne croit pas que l’Environnement constitue l’«angle mort» de la Coalition avenir Québec (CAQ).

«Ce n’est pas la bonne expression. [...] Au contraire, depuis la formation du gouvernement, et même dans le discours inaugural, on a eu l’occasion de réitérer l’importance qu’on accorde [à l’environnement]», a-t-il indiqué en entrevue à TVA Nouvelles, jeudi, à l’aube du conseil général de la Coalition avenir Québec, qui aura lieu ce week-end, à Montréal. 

Plutôt qu’un problème de fond, le ministre Charette croit plutôt que son parti a mal su communiquer ses idées en environnement, lors de la campagne électorale. 

«Nous avions mal joué nos cartes, a-t-il indiqué. On avait plusieurs très belles mesures en environnement, mais on ne les a pas présentées comme telles.» 

Peut-être pour se défaire de l’étiquette d’un parti qui se soucie peu de l’environnement, le premier congrès de la CAQ depuis sa victoire électorale aura pour nom «Pour une économie verte». Les thèmes de la transition énergétique, de la gestion des matières résiduelles, de la protection du territoire et de la mobilité durable seront notamment au menu. 

«C’est très révélateur de l’importance qu’on veut accorder [à l’environnement]», a expliqué M. Charette. 

«Dimanche, à la sortie du Conseil, on souhaite que les Québécois aient une vision très claire de notre orientation environnementale, et surtout les moyens que l’on entend retenir pour atteindre les objectifs», a-t-il ajouté. 

Plan 2030

Le ministre s’engage également à déposer dès le début de 2020 un plan d’action sur les changements climatiques qui guidera le gouvernement en la matière pour la prochaine décennie. Cette politique reprendra l’objectif que le gouvernement libéral s’était fixé en 2015, soit de réduire de 37,5 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 1990. 

«L’échéance de 2020, c’est le bulletin des libéraux. Nous, on sera jugé sur le plan d’action [...] qui va nous amener en 2030», a indiqué le ministre. 

Par ailleurs, M. Charette a précisé que le gouvernement n’entend pas à court terme ordonner la construction de nouveaux barrages hydroélectriques. 

«On est en situation de surplus [énergétique] important, donc les grands projets, notamment d’alimenter certains États américains ou sinon les provinces voisines, ne nécessitent pas, actuellement, de bâtir de nouveaux barrages», a-t-il dit. 

«On n’est pas du tout rendu à harnacher des rivières à ce moment-ci. [...] On a plusieurs, plusieurs années devant nous avec les surplus actuels», a précisé le ministre Benoit Charette.