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«Ça fait des mois que je n’ai pas de nouvelles de ma fille» – Johanne Durocher

Nathalie Morin
Photo archives

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La mère d’une Québécoise prise en Arabie Saoudite depuis maintenant 13 ans déplore que le gouvernement Trudeau «n’ait jamais rien fait jusqu’à présent» pour l’aider.   

«Le gouvernement canadien n’ose rien. On dirait qu’il espère quasiment la rencontrer dans la rue pour lui demander comment ça va», a regretté Johanne Durocher, mère de Nathalie Morin, au micro de Benoit Dutrizac sur QUB radio.   

Depuis plusieurs mois, Mme Durocher est sans nouvelles de sa fille. Même ses amies n’arrivent pas à la contacter.   

«Pour moi, c’est un scandale, ce qui se passe. Je ne suis pas capable d’accepter ça. Ça me choque et ça me fait pleurer. Ça me met dans tous mes états», a-t-elle avoué. 

Selon elle, un cas de la sorte ne se serait jamais produit auparavant. «Avant, le gouvernement canadien aurait contacté quelqu’un en Arabie saoudite et [le conjoint de Nathalie] n’aurait pas eu le choix de nous laisser lui parler», a-t-elle expliqué.   

La situation fruste particulièrement Johanne Durocher ces temps-ci, alors que le Canada a décidé d’accorder l’asile à une jeune Saoudienne de 18 ans qui a fui sa famille. Elle salue cette initiative, mais en même temps, se demande pourquoi le gouvernement canadien n’agit pas de la même façon pour sa fille.   

«Je ne suis pas capable de regarder ça à la télévision. J’ai l’impression de voir une espèce de setting où le Canada se montre très généreux, comme le bon pays, mais pendant ce temps-là, ils ne font rien pour ma fille et mes petits-enfants», a-t-elle lâché à Benoit Dutrizac.  

Une pétition adressée à Justin Trudeau a été mise en ligne le 14 janvier par un comité de soutien à Nathalie Morin.   

«Depuis treize ans, Nathalie Morin est coupée du monde, enfermée dans un appartement à Dammam, victime de violences physiques, psychologiques et sexuelles. Elle est violée, battue, affamée, sous l’emprise de son tuteur. Elle se bat pour survivre et pour protéger ses quatre enfants de ce père qui les maltraite eux aussi (trois enfants sont nés en captivité). Elle n’a accès à aucun service, vit de la charité, ne voit pas de médecin depuis des années et demeure séquestrée», peut-on lire dans cette lettre qui a récolté près de 45 000 signatures.   

Johanne Durocher souhaite rencontrer le premier ministre Trudeau dans les prochains jours pour lui demander quel est le plan de match précis du Canada dans le dossier de sa fille.  

POUR RÉÉCOUTER L'ENTREVUE DE JOHANNE DUROCHER:  

 

 

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