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Comment éviter les pièges de consommation des réseaux sociaux?

Comment éviter les pièges de consommation des réseaux sociaux?
Crédit Photo: Unsplash

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L’été, temps des festivals et des sorties ensoleillées, est un piège à consommateurs. On finit tous par céder. Notre peur de rater une occasion, le fameux FOMO, ou la pression des réseaux sociaux, prend rapidement le dessus sur notre responsabilité financière et on finit par s’en mordre les doigts en ouvrant notre compte en banque un lendemain de veille.  

Le FOMO, ce fléau     

Le FOMO ou fear of missing out est un fait bien réel qui attrape bon nombre de monde dans ses filets. Une étude de Credit Karma datant de 2018 révèle que près de quatre milléniaux sur dix se sont endettés pour suivre le rythme de leur cercle d’amis.     

L’étude rapporte également que la plupart des gens qui s’endettent sur le FOMO ont honte de l’avouer. 73% d’entre eux garderaient ainsi le secret de leur endettement.     

Mais il faut rester positif. On ne s’attache pas au dernier iPhone en date, mais plutôt à en virer une solide à Osheaga ou au festival de la poutine. Plus que de se conformer aux achats de bébelles de leurs amis, le rapport explique qu’on préfère profiter des mêmes expériences, même si on doit dépenser du cash qu’on n’a pas.     

Dans deux tiers des cas, la peur de rater une occasion avec nos amis laisse place au remords d’avoir cédé à la pression sociale. Mais il ne faut pas trop s’en vouloir, le FOMO s’explique par notre désir profond de garder le contact avec nos proches.      

En effet, les raisons invoquées pour expliquer ces comportements dépensiers impliquent surtout des peurs sociales ou psychologiques. L’angoisse de ne pas être invité pour une prochaine activité, de se sentir exclus, de perdre des amis ou d’être jugé figure de ce fait en première ligne des facteurs de FOMO.     

Les publications sur les réseaux sociaux nous font dépenser     

S’il se répand rapidement, le FOMO est loin d’être notre seule source de dépenses. Une autre activité de nos connaissances nous porte à consommer: leurs publications sur les réseaux sociaux.     

Une équipe de chercheurs américains et canadiens est arrivée à cette conclusion, rapporte le Washington Post. Le point de départ de leur étude est la simple observation que les humains, êtres sociaux par excellence, se comparent.     

On évalue notre train de vie en fonction de celui de nos proches ou de nos voisins. On se laisse souvent influencer par les achats d’une connaissance, d’autant plus qu’on garde une idée assez incertaine de la manière dont on doit gérer notre argent.     

Lorsqu’on voit, par exemple, le voisin d’à coté se procurer une voiture dispendieuse, on se rassure sur notre mode de vie ou on se dit qu’on peut faire pareil.     

Seulement, c’est un faux-semblant, un biais de visibilité. Notre réalité n’est pas celle du voisin et ce n’est pas parce qu’on ne s’achète pas, comme lui, une voiture dispendieuse qu’on peut se permettre de consommer à tout-va.      

Cette situation gagne en importance avec l’avènement des médias sociaux.     

Il y a quelques générations, le biais de visibilité se limitait à nos voisins et quelques proches. Aux personnes que l’on côtoyait vraiment. Avec Facebook, Instagram et YouTube, l’échantillon de comparaison s’est considérablement accru.     

Quelques clics, quelques swipes ouvrent un univers de trains de vie dépensiers. Partout, des selfies de voyages, des photos de dîner et des stories de soirées en club nous invitent à surconsommer.     

L’épargne n’étant pas aussi instagrammable que la consommation, un biais en faveur de cette dernière se génère entre deux likes. C’est là qu’est le piège.      

Mais comment s’en sortir?     

Plutôt que de nous lamenter sur notre sort, on peut agir pour éviter de se laisser entraîner dans un rythme de consommation néfaste. Voici quelques trucs à essayer pour éviter de céder aux tentations.     

Être honnête avec ses amis  

Pour éviter les situations de FOMO décrites plus haut, il nous faut dire les choses sincèrement à nos proches. Avouer une situation financière complexe peut nous sortir de l’embarras. On pourrait même être surpris de voir que plusieurs personnes sont dans la même situation que nous.     

Il n’y a pas de honte à ne pas avoir les moyens pour une sortie dispendieuse. Être honnête permet d’éviter les remords du lendemain. Nos amis comprendront.     

Ne pas se fier aux apparences  

Les réseaux sociaux nous montrent ce que font nos connaissances, pas ce qu’elles ne font pas. Il est donc judicieux de prendre du recul et réaliser que les apparences peuvent s’avérer trompeuses à l’ère des filtres Instagram.     

La réalité est en dehors des écrans, et il est intéressant d’y observer les moments où nos amis font des choix d’épargne ou des sacrifices avant d’alimenter notre fil d’actualité avec leurs belles expériences.     

Sortir sans notre carte de crédit  

La carte de crédit est une porte ouverte aux dépenses inattendues. Pour ne pas se laisser entraîner, on pourrait la laisser chez nous et sortir avec une somme fixe de cash qu’on aura déterminé selon nos besoins.     

Mais tant qu’on prend nos précautions, rien ne sert de trop s’en faire. Profitons quand même sereinement de notre été. 

 

 

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