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[CRITIQUE] Tom Clancy's The Division 2 : Jouer au shérif à coup de mitraillette et de drone

[CRITIQUE] Tom Clancy's The Division 2 : Jouer au shérif à coup de mitraillette et de drone

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On a besoin d’un nouveau shérif à Washington D.C., et c’est à vous que revient ce travail.  

Est-ce que ça vaut la peine de se lancer cette grande épopée de Tom Clancy’s The Division 2 pour un second souffle à la fin? Analysons ça de plus près.   

L’histoire se déroule sept mois après les événements du premier opus.  

Vous êtes envoyé à la capitale pour défendre la ville contre, non pas une, mais quatre factions ennemies qui tentent de prendre le contrôlent.  

«Si D.C. tombe, c’est l’Amérique qui tombe» qu’on nous martèle pour justifier notre nouvelle destination. La Division est la dernière défense contre l’anarchie et le chaos.  

Qui sont ces ennemis? On défend quoi au juste? L’histoire est floue au départ, même après plusieurs heures de jeu, mais on n’est toujours pas certains de savoir les vraies raisons de départ.     

C’est beau, beau, beau!     

On atterrit dès le début dans un environnement époustouflant, digne du décor de The Last of Us.  

Très loin des rues hivernales de New York, on se retrouve dans un Washington D.C. envahis par la verdure et la faune.  

On rencontre, lors de nos explorations urbaines, des cerfs, des ratons laveurs, des rats et des chiens errants les rues.  

Je dois toutefois émettre une parenthèse très pertinente: pourquoi ne pouvons-nous pas flatter ces chiens qui ont peur devant nous? HEIN Ubisoft? POURQUOI?!  

C’est cruel de mettre des chiens et de ne pas pouvoir les flatter! Ils ont besoin d’amour eux aussi, dans ce monde post-pandémique!      

 

 

 Quand j’ai essayé la bêta, j’avais peur d’avoir le même sentiment d’avoir un balai dans le dos, tellement les contrôles du personnage étaient rigides dans le premier jeu.  

À mon grand bonheur, ce n’est plus le cas. Les mouvements très tactiques sont fluides et très faciles à effectuer.     

Dès notre arrivée à la Maison-Blanche, on est accueilli par une cinématique, et je vous garantis que c’est probablement l’une des plus belles cinématiques que j’ai vues depuis longtemps!  

Je pourrais la regarder en boucle et remarquer un nouveau détail à chaque fois!     

Nettoyer les rues de Washington D.C.     

Se rendre d’un point A à une zone de mission, c’est comme passer un gros aspirateur Dyson sur les ennemis: vous êtes certains d’en rencontrer sur votre chemin, et je peux vous assurer qu’il y a une sorte d’attirance à vouloir nettoyer les rues.  

C’est peut-être le rôle de shérif qui monte à la tête, mais ce sentiment de devoir accompli est fort présent!     

Ce sentiment est d’ailleurs nourri par des événements mystère qu’on retrouve au travers la ville, indiquée par des points d’exclamation.  

Ces événements peuvent être très lucratifs à faire, et pour le «complétionniste» en soi, nécessaires.  

Bien sûr, qui dit nettoyage, dit aussi trouver des items!  

Si l’histoire vous intéresse beaucoup, chercher pour les échos du passé et les transmissions. Des sacs ou des coffres d’items, il y en a partout! Vous ne serez jamais à court de balles, de ressources ou d’armes!  

Les ennemis sont aussi généreux sur ce qui tombe lorsqu’ils sont abattus.      

 Toutes ces missions disponibles camouflent bien le «grinding» de niveaux.  

Malgré qu’après 8 heures de jeux, était rendu qu’au niveau 10, monter de niveau n’est pas si douloureux!  

C’est certain que les combats se suivent et se ressemblent, mais les gadgets qu’on débloque (drone, tourelle, grenade à tête chercheuse entre autres) dynamisent les affrontements, et c’est vraiment satisfaisant de regarder sa petite grenade exploser dans la face du méchant! HA! DANS TA FACE!     

L'intelligence artificielle peut toutefois être brisée.  

Plusieurs fois, je me suis retrouvée devant un petit groupe d’ennemis qui me visaient, dansant la danse en ligne devant moi, et ne me tiraient tout simplement pas, comme d’autres fois, ils s’en donnent à cœur joie sur mon pauvre personnage.     

«Complétionniste»... ou pas    

Une chose est certaine: si vous êtes «complétionniste», vous serez servis.  

Les développeurs nous encouragent d’ailleurs à l’être, nous promettant que notre obsession sera récompensée à la fin du jeu.  

Toutefois, le sentiment d’urgence de compléter des défis ou des projets n’est pas tant présent comme dans le premier opus de la série.  

On est un peu laissé à soi-même.     

Cette fin de jeu dans laquelle on nous promet un second souffle à The Division 2. On devrait compter un bon 25-30 heures pour se rendre au niveau 30.  

En ce nombre de temps, on risque de se tanner des combats qui se ressemblent un peu.  

Une chance que la «Dark Zone» existe pour changer un peu le rythme du jeu, où l’on peut faire des missions... ou aller taquiner les joueurs sur le serveur.     

C'est où que je clique?     

Là, c’est la designer graphique qui vous parle: l’interface et le menu, il est bien beau, minimaliste et moderne, mais il n’y a aucune différence entre les boutons à actionner, et les sous-menus.  

Sa navigation est très difficile, ce qui peut faire en sorte qu’on oublie qu’il y a des mods et qu’on peut faire de la fabrication de ces dit-mods ou d’armes et autres équipements.  

Les niveaux de menu sont très mal organisés, et ne sautent pas assez aux yeux. Un désastre de navigation d’interface.     

 Pour vrai, Ubisoft?     

Maintenant, on va se le dire: je sais que les compagnies tentent d’étirer la sauce et tente de faire de l’argent supplémentaire suite à la sortie d’un jeu. C’est maintenant une chose normale, mais cela est quand même inacceptable.  

Une boutique en jeu, payante, pour des apparences, c’est non!  

De plus, dans l’édition ultime, pour la somme de 159$, on retrouve le même contenu que la version Gold (à 129$) plus 3 apparences complètes, de la tête au pied, dont une qui est défectueuse sur le personnage masculin.  

Comment est-elle défectueuse? Le chandail glitche dans les épaules. C’est inacceptable...      

 En vaut-il la peine?     

Si vous aviez aimé le premier, vous allez grandement apprécier le 2.  

La jouabilité a été grandement améliorée, et c’est vraiment plus agréable comme environnement et comme contrôle.  

Il existe des petits bogues bien sûr, rien de trop majeur, mais ce qui peut trancher votre décision, c’est de savoir si vous êtes prêts à vous taper la campagne de plus de 25 heures pour une promesse de développeurs, qui semblent très véridiques.  

Les Conflits et les matchs PvP ajoutent toutefois un facteur de longévité à The Division 2, ce qui le sauve un peu.