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Des bénévoles redoublent d’ardeur pour sauver une digue à L’Île-Bizard

Des bénévoles redoublent d’ardeur pour sauver une digue à L’Île-Bizard
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Des dizaines de bénévoles se sont mis au travail dans la journée de dimanche pour renforcer une digue qui commençait à céder à L’Île-Bizard.  

«Cette semaine, l’armée est venue, la Ville est venue, nos voisins sont venus pour solidifier la digue. Est-ce que ça va être assez? On l’espère parce que, si elle flanche, ça peut se transformer en tsunami», soutient Lydia Riggi, résidente de la rue Paquin.  

Une digue réussit pour le moment à empêcher l’eau de la rivière des Prairies de s’infiltrer dans le secteur des rues Paquin et Roy, sur l’île Bizard, alors que le niveau de la rivière est sur le point de dépasser les seuils de 2017.  

«En 2017, on est arrivé à ce niveau d’eau là, et, avec le débit d’eau du barrage Carillon, il semble qu’on va en recevoir encore un peu plus», poursuit Lydia Riggi.  

 

Des bénévoles redoublent d’ardeur pour sauver une digue à L’Île-Bizard
Photo Agence QMI, Joël Lemay

 

Des dizaines de bénévoles étaient réunis dimanche après-midi pour tenter de solidifier la digue qui commençait dangereusement à faiblir. Des centaines de sacs de sable ont été empilés pour colmater les fuites.  

«Il y avait des infiltrations, l’eau commençait à passer. Ils nous ont appelés en renfort», indique Martine Landreville, bénévole à L’Île-Bizard, qui est venue aider à transporter des sacs de sable dimanche en journée.  

 

Des bénévoles redoublent d’ardeur pour sauver une digue à L’Île-Bizard
Photo Agence QMI, Joël Lemay

 

«Après les deux prochains jours, si [la digue] tient, on devrait être corrects. On se croise les doigts», espère Mme Riggi.  

Le courant coupé dans un parc de maisons mobiles  

Le parc de maisons mobiles de L’Île-Bizard est un des secteurs les plus touchés par les récentes inondations. L’électricité a été coupée samedi en soirée pour assurer la sécurité des résidents qui sont invités par la Ville à quitter leurs demeures.  

 

Des bénévoles redoublent d’ardeur pour sauver une digue à L’Île-Bizard
Photo Agence QMI, Joël Lemay

 

«En 2017, j’étais restée, mais là, je n’ai pas eu le choix de partir. J’habite vraiment sur le bord de l’eau, les vagues frappaient sur ma maison», soutient Stéphanie Paradis, résidente de la rue Roger et propriétaire d’une maison mobile.  

 

Des bénévoles redoublent d’ardeur pour sauver une digue à L’Île-Bizard
Photo Agence QMI, Joël Lemay

 

L’angoisse demeure bien vive pour les résidents du secteur qui sont inquiets du sort de leur maison et du financement qui leur sera accordé pour les rénovations à venir. «Mon feeling par rapport à ça: zéro pis une barre», indique avec appréhension Mme Paradis, également mère de deux enfants.