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Des envies de scène et de «comédie pure» pour Claude Meunier

Des envies de scène et de «comédie pure» pour Claude Meunier
Joël Lemay / Agence QMI

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Alors que son classique «Les voisins» s'apprête à fêter ses 40 ans avec une toute nouvelle distribution attendue à Drummondville au début de juillet, Claude Meunier a commencé à travailler sur un autre projet théâtral qu'il qualifie de «comédie noire».  

«Je veux écrire de la comédie maintenant. Je ne veux pas faire autre chose. Je vais revenir à la comédie pure», a-t-il confié en entrevue.  

Et c'est sur scène qu'il souhaite donner vie à son œuvre. «J'aime beaucoup écrire des dialogues, des situations. J'aime l'idée de faire un huis clos, d'écrire dans un lieu fermé. Je suis très théâtral dans mon écriture, très dialoguée. C'est mon écriture première.»  

Par contre, il ne faut pas s'emballer trop vite, car le temps manque à Claude Meunier. «J'ai une idée, mais le problème que j'ai présentement, c'est que je voyage beaucoup. Je suis toujours parti. Je commence quelque chose et je m'en vais voyager ou jouer au tennis.»  

Un monologue à ses descendants

Outre cette comédie qui reste à écrire, Claude Meunier a créé un monologue intitulé «J'ai toujours admiré mon garage intérieur».  

«C'est un projet que j'ai écrit spontanément. Je ne savais pas trop ce que je faisais avec ça et j'ai parti ça comme une espèce de récit, de monologue qui demeure théâtral, a-t-il décrit. C'est un monologue qui se lie très bien, mais je ne sais pas si ça fait un bon monologue sur scène. Je l'ai fait lire par des comédiens et je n'étais pas tout à fait convaincu. J'ai l'impression que c'est un produit hybride qui n'est ni une pièce de théâtre ni un livre.»  

Pour l'instant, par contre, il n'est pas prévu que le public puisse entendre les mots qu'il a couchés sur papier. «Ce sera à mes descendants. Ils liront ça dans le salon à Noël et ils se feront du fun. C'est très drôle et très touchant. C'est comme Bernard dans "Les voisins" – parce que c'est mon père – qui apparaît dans son garage et qui nous raconte c'est quoi la vie.»  

Il faudra donc patienter avant de revoir sur scène celui qui a été Paul, Dong et Popa. Mais l'artiste pourrait-il se laisser tenter par le jeu si on fait appel à ses services pour une prochaine mouture des «Voisins», par exemple? «On ne me l'a jamais demandé. Les gens ne pensent pas que je vais jouer dedans. Peut-être qu'un jour je serais "game"; je lance l'invitation.»  

Une autre vie pour «La petite vie»?

Oeuvre phare de Claude Meunier, «La Petite vie» a quant à elle fêté ses 25 ans l'an dernier. Avec toutes les reprises qui continuent de rassembler le public, les spéciaux télé, l'exposition et la lecture des textes par d'autres comédiens que ceux de la distribution originale lors des récents Rendez-vous du cinéma québécois, reste-t-il autre chose pour la populaire comédie?  

«Je ne pense pas, a rapidement répondu Claude Meunier avant de se raviser. Peut-être qu'éventuellement, ce qu'on a fait avec les jeunes cette année, ou une version théâtrale debout rejouée, remodelée, avec de l'écriture au travers, c'est possible. On explore ça actuellement, mais on n'est pas pressé. Sincèrement, on ne veut pas faire une exploitation grotesque... Si ça se fait, ça va commencer comme on a fait à la Cinémathèque devant 100 personnes. On va s'amuser à jouer avec ça, mais ça ne sera pas avant deux ans.»