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«Edmond»: il était une fois Cyrano de Bergerac...

Thomas Soliveres, Alexis Michalik et Olivier Gourmet
AFP Thomas Soliveres, Alexis Michalik et Olivier Gourmet

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 Qui aurait cru que la rédaction du classique «Cyrano de Bergerac» par Edmond de Rostand (Thomas Solivérès, vu dans «Les aventures de Spirou et Fantasio») puisse être aussi drôle?  

 Le long métrage français «Edmond» a un parcours peu banal. Le réalisateur et scénariste Alexis Michalik avait d’abord eu l’idée de porter la vie d’Edmond de Rostand au cinéma, avant de se rabattre sur le théâtre. Et, suite au succès de sa pièce, la petite histoire de la rédaction de «Cyrano de Bergerac» se retrouve enfin au grand écran.   

 

 Le parti pris de comédie pour une œuvre cinématographique plutôt classique garantit d’abord un rythme, et ensuite un intérêt pour un sujet qui aurait pu décourager les spectateurs, même les plus férus de littérature française. Ainsi, le film s'ouvre en décembre 1897 alors qu’Edmond Rostand accumule les échecs théâtraux. Ses vers ne séduisent pas, le public fuit.   

 Père de famille avec deux enfants à charge, il lui faut trouver une manière de mettre de la nourriture sur la table. Il propose alors à l’acteur Constant Coquelin (Olivier Gourmet) de lui écrire une pièce en vers. Edmond commence par chercher un sujet, qu’il trouve rapidement, avant de se concentrer sur une histoire et une manière de la raconter.   

 Le spectateur assiste ainsi aux événements – qu’on imagine pour la plupart inventés – à l’origine de certains des vers les plus connus de la pièce (et, parfois, on se surprend à entendre la voix de Gérard Depardieu dans «Cyrano»).   

 Léger et tourbillonnant, «Edmond» – malgré cette propension qu’ont les acteurs français à déclamer leurs répliques comme s’ils étaient au théâtre, ce qui enlève tout le naturel propre au cinéma – est bien plus qu’un plaisir de spécialiste. C’est une œuvre grand public qui, à l’image de «Shakespeare et Juliette» (qui a d’ailleurs provoqué le déclic créateur d’Alexis Michalik), permet d’apprécier la petite histoire derrière la grande.      

  •  Note: 3,5 sur 5