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État des forces de F1 : Lewis Hamilton prend le large

État des forces de F1 : Lewis Hamilton prend le large
AFP

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Malheureusement pour les spectateurs du Grand Prix de Formule 1 du Canada, une pénalité de cinq secondes infligée à Sebastian Vettel, meneur de l’épreuve, pour avoir réintégré la piste de façon dangereuse devant Lewis Hamilton à la suite d’un tout droit, a fait dérailler une belle bataille. 

En effet, Hamilton n’avait plus besoin de doubler Vettel à la régulière pour l’emporter. Il n’avait plus qu’à demeurer dans le sillon de son adversaire pour récupérer les 25 points de la victoire, ce qu’il a fait, au grand dam des amateurs réunis sur l’île Notre-Dame. 

Le Québécois Lance Stroll s’est toutefois assuré de relever la qualité du spectacle avec quelques bons dépassements et une remontée de la 17e place sur la grille à la neuvième à l’arrivée. 

Voici donc l’état des forces des pilotes de F1 mis à jour après l’étape en sol québécois. Pour établir ce classement, les performances des pilotes au cours des trois plus récents Grands Prix sont prises en compte. 

1- Lewis Hamilton, Mercedes (2e lors du dernier classement) 

Hamilton s’est qualifié deuxième et a terminé au même rang, mais il a hérité de la victoire en vertu de la pénalité à Vettel. 

Le Britannique ne disposait toutefois pas du matériel pour gagner à la régulière au Canada. Malgré une évolution du groupe motopropulseur de Mercedes, Ferrari avait un avantage non négligeable dans le dernier secteur, composé principalement de la ligne droite. Ainsi, il était pratiquement impossible pour Hamilton de dépasser la Ferrari. 

Il a néanmoins poussé Vettel à faire une erreur. C’est tout ce qu’il lui fallait. 

2- Daniil Kvyat, Toro Rosso (3e) 

Daniil Kvyat tente de revenir dans les bonnes grâces de Red Bull et cette troisième arrivée consécutive dans les points, avec une 10e place, devrait plaire à Helmut Marko, en charge du programme de développement de l’écurie. 

3- Carlos Sainz fils, McLaren (1er) 

Carlos Sainz a dû s’arrêter très tôt dans la course pour une raison inusitée: il fallait enlever une pellicule détachable de la visière d’un casque qui s'était logée près d’une écope de frein. Il a ainsi tenté de faire durer ses gommes dures pendant plus de 66 tours, une aventure périlleuse. 

La stratégie a toutefois presque fonctionné. L’Espagnol était neuvième à quelques boucles de la fin, mais Stroll et Kvyat l’ont tour à tour dépassé et il a dû se contenter de la 11e place. 

Qualifié huitième, il avait de plus écopé d’une pénalité de trois places sur la grille de départ après avoir gêné Alexander Albon en piste. 

4- Max Verstappen, Red Bull (4e) 

Plombé par une stratégie mal ficelée de son écurie Red Bull et par l’accident de Kevin Magnussen lors de la deuxième séance de qualification, Max Verstappen a pris le départ du neuvième échelon. 

Un long premier relais lui a permis d’éviter le trafic, puis il a doublé les deux Renault pour terminer cinquième. Il a toutefois été incapable de rattraper les deux Mercedes et Ferrari, loin devant. 

5- Daniel Ricciardo, Renault (ND) 

Depuis quelques années, Ferrari, Mercedes et Red Bull monopolisent les six premières places, que ce soit sur la grille de départ ou au classement final des courses. On peut donc comprendre la réaction de Daniel Ricciardo, de Renault, qui a jugé sa quatrième position en qualification «incroyable». 

Il a finalement cédé devant Valtteri Bottas et Verstappen, mais son sixième rang à l’arrivée demeure son meilleur résultat avec Renault. Sans une stratégie ratée à Monaco deux semaines auparavant, il serait par ailleurs «le meilleur des autres» actuellement au classement des pilotes. 

6- Sebastian Vettel, Ferrari (8e) 

Vettel a tout fait pour priver Mercedes de la victoire une première fois cette année avec la position de tête et une course menée de bout en bout. Une petite erreur au virage 4 l’a toutefois relégué en deuxième place au classement final. 

Le rythme montré par Ferrari est toutefois encourageant, même si l’écart au classement commence déjà à être important. 

7- George Russell, Williams (10e) 

Après un pénible début de saison pour Williams, les choses se replacent... très lentement. À bord de la pire monoplace du plateau, George Russell a réussi à devancer deux adversaires au fil d’arrivée. Outre son coéquipier Robert Kubica, il a également été plus rapide que Magnussen, chez Haas. Il a terminé 16e 

8- Kevin Magnussen, Haas (6e) 

Après des résultats très probants en Espagne, où il a terminé septième, puis à Monaco, où il a été le sixième pilote le plus rapide en qualification, Magnussen a frappé un mur à Montréal. Littéralement. 

Lors de sa dernière tentative en Q2, il a raté sa sortie à la dernière chicane avant de violemment percuter le mur. Il a ainsi forcé ses mécaniciens à travailler jusqu'à très tard dans la nuit pour reconstruire sa monoplace et il ne s’est pas gêné pour critiquer l’équilibre de la voiture pendant la course. 

Un Grand Prix à oublier pour le Danois, qui a terminé 17e. 

9- Alexander Albon, Toro Rosso (7e) 

Au mauvais endroit au mauvais moment après le départ, Albon s’est retrouvé coincé entre Sergio Perez et Antonio Giovinazzi et il a perdu son aileron avant. Il a ensuite abandonné. 

La recrue montre malgré tout un rythme similaire à Kvyat cette saison et prouve un peu plus lors de chaque course qu’il mérite son volant en F1. 

10- Charles Leclerc, Ferrari (ND) 

Charles Leclerc n’a pas été en mesure de concurrencer le rythme de Vettel et Hamilton en qualification, mais en course, il est parvenu à s’approcher des deux hommes en fin de course en vertu d’un arrêt plus tardif. 

Il a finalement terminé à moins de cinq secondes de Hamilton et est monté sur le podium pour une deuxième fois en carrière.